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Ah, ça fait du bien d'entendre Biocide !!! Ouais franchement ! Parce que même si je ne vais pas crier au génie, et que je trouve que ce 6 titres a quelques faiblesses par moment, et bien entendre la musique de Biocide fait du bien à mes petites oreilles !
Si le groupe s'est fait un nom sur le littoral méditerranéen depuis 5 ans, les remplacements du batteur et du chanteur en 99 lui ont permis d'avoir un son propre. Propre car nickel et propre car bien à lui...
D'aileurs le "vieux" Biocide avait déjà atteint mes esgourdes il y a quelques années via un split Vinyl Presto!, mais la version live qui m'avait été donné d'écouter à l'époque n'avait pas retenu mon attention. Trop hardcore, trop déjà vu, trop simple.
Là, aujourd'hui, Biocide a un tout autre visage, un visage "psyche groove core", un visage qui n'a pas de nom, qu'on ne peut classer, une musique qu'on n'a pas l'habitude d'entendre et c'est ça qui fait vraiment du bien ! Car si Biocide ne va pas révolutionner le monde de la musique dés demain, il lui apporte du son frais ! En ces temps où les groupes sont étiquetés dans un style et collent parfois trop à la définition pour être pris au sérieux, les Marseillais sont inclassables.
Certes ils ont appartenu au collectif orienté métal Coriace mais peut-on parler de métal ??? Ou alors c'est une nouvelle version du métal ? Du Néo-métal comme Helmet, Tool ou KoRn en leur temps ? Le problème c'est que le terme est aujourd'hui presque devenu réducteur... Disons que Biocide propose un nouveau métal mais pas du "néo-métal".
En 2001, ils enregistrent un album avec Fred Norguet (Sleeppers, Portobello Bones) et attendent une signature... Elle vient du Canada et du label Subdivision Records, en France l'album Narkosia "le grand sommeil" est distribué à partir du 21 septembre par UMC. D'autres pays sont au programme, le Canada est déjà sous le charme, les choses très sérieuses ne font que commencer pour Biocide ...
En 2003, le groupe change de batteur et fait donc une pause à son retour de la Belle Province.
En 2004, Biocide travaille dans l'ombre, affute ses compos... Ils enregistrent leur nouvel opus et prennent le temps de signer le meilleur deal possible, Le syndrome de Meurfy sort à la fin de l'année 2005 chez Active Entertainment...

Interview : Biocide, Biocide sur le grill (fév. 2009)

Interview : Biocide, Biocide (nov. 2002)

Interview : Biocide, Biocide (nov. 2000)

Biocide / Chronique LP > Le syndrome de Meurfy

Biocide : Le syndrôme de Meurfy A l'instar de leur site web, Biocide livre un album à la fois riche et profond, accessible et accrocheur, et chaque écoute (comme chaque visite) permet de découvrir de nouvelles petites choses qui nous avaient jusque là échappées... Avec Biocide puis Narkosia, les Marseillais mélangeaient métal foutraque avec un peu chant déclamé rappelant le néo, cela est terminé, place aux mélodies, place à l'anglais, place à "Meurfy" et ses petites histoires, un changement de ton qui va bien aux Biocide qui, aprés avoir appris à voler, se détachent totalement de notre espace terrestre pour s'envoler au-delà des nuages ("Voices"), comme j'en arrive à placer Syd Barrett et les expériences de Pink Floyd en référence, c'est que je suis devenu totalement accro à cette nouvelle orientation, cette nouvelle élévation... Le syndrome de Meurfy est donc plus rock'n'roll avec toujours des touches venues du funk, du jazz, de l'électro, de la country (sisi ! avec "Yuholl") et une grosse rasade de Mike Pattoneries.
Le syndrome de Meurfy possède un incroyable pouvoir d'entrainement, le groove et les lignes de chant (qu'il soit trafiqué, doux ou plus vindicatif) nous poussent toujours plus loin, toujours plus haut, on suit Biocide dans ses délires sans réfléchir à savoir où cela va nous mener. A ce titre, les artworks qui accompagnent le CD sont très représentatifs de ce que peut être la musique : un peu de psychédélisme, des tonnes de connexions avec des mondes différents et des lignes directrices ascendantes. Narkosia était une ville sombre et hostile, Le syndrome de Meurfy est un ciel étoilé à l'heure des perséides.
Tu l'auras compris, on a là un album magistral et un groupe qui survole le sommet de sa forme.

Biocide / Chronique LP > Narkosia

Biocide : Narkosia le grand sommeil Après avoir sommeillé quelques mois, Narkosia s'offre enfin à nous : 15 titres, plus de 73 minutes (même si quelques unes sont silencieuses), artowrk et livret travaillé dans un rouge chaleureux... et notre patience est récompensée. Ceux qui possèdent le EP voient clairement la progression du groupe puisque la majorité des titres sont à nouveau présents sur l'album, le son est encore plus léché et c'est surtout l'immersion de ces "vieux titres" dans la globalité de l'opus qui est remarquable. Si le mini-album était parfois dur à suivre, Narkosia est cohérent, dans l'esprit, dans les textes (anti marketing, anti formatage, anti business...), dans la musique. La folie Biocide ("Space blues", "Spaghettie blues", "Cymbrain") est totalement gérée, domptée, mise en place pour nous rafraîchir la tête, elle me rappelle par moment le Pink Floyd d'un autre temps, celui d'Umma Gumma ou More. Le son est davantage rock que par le passé, leurs influences jazzy et Mr Bunglesques sont plus présentes et se fondent facilement dans leur magma rock/métal. Loin de nous endormir, Narkosia "le grand sommeil" éveille les sens et les consciences, aiguisent nos oreilles avec des tintements, des petites notes ou de beaux riffs de guitares, une basse ultra présente, une fricassée de rythmes, et un chant très souvent clair et en français, parfois clair et en anglais, d'autres fois clair et dans une langue connue que par les Biocide ! Si le chant est aussi clair, aussi posé, aussi pénétrant, c'est que Biocide a des idées et veut les faire partager. Un des paradoxes de cet album est d'ailleurs l'importance à la fois des textes et de la musique ! Nombreuses sont les plages instrumentales ou qui laissent beaucoup de place à une musique non chantée ("27b-6" !!!) alors que le groupe semble avoir beaucoup de choses à dire quand il prend la parole. Là, où ils réussissent un tour de force c'est en rendant les parties instrumentales aussi parlantes (à l'esprit du moins) que les textes, la musique ne supporte pas les idées écrites, elle est un autre moyen pour les diffuser. A condition d'avoir une cervelle, Biocide est très impressionnant.


Biocide / Chronique EP > Biocide

Biocide : EP Pas de phénomène de mode donc, la loi du marché n'a pas de prise sur les lascars, grosse basse, chant rappé, le schéma classique n'est pas exploité "comme d'habitude", les compos étant construites d'une façon beaucoup plus noisy, le son des guitares n'étant pas "super lourd", non, ils ne jouent pas le coup facile.
Au chant Stéphane joue avec ses voix, agressive, calme, grungisante, rock, apaisante, inquiétante, tout y passe et on se demande même s'il est le seul à chanter ? Sur un titre comme "Brainless", c'est la voix qui tient le morceau, la guitare de Christof, la basse de Romin et la batterie de Migrouil l'accompagnent parafaitement. Le jardin d'Eden n'est qu'illusion, en tout cas il vole en éclat sur la plage 3, là, les instruments se mettent en avant, le style est radicalement différent. Un quatrième titre est encore un truc différent, Biocide n'est pas enfermé dans un format, et pourtant les titres s'enchaînent sans problème... Seuls quelques passages sur certains me semblent forcés et affaiblissent l'ensemble. Voilà ! J'ai trouvé ! "Utopia man", le titre et le style nous ramène au groupe qui a forcément inspiré Biocide, No one is innocent bien sûr ! Mais pas le noone de Utopia, celui de "Henry serial killer", "Ne reste-t-il que la guerre pour tuer le silence", "Epargne-moi"... celui qui joue avec des ambiances sombres et dont les compos prennent une autre dimension dans les salles sombres justement... Parce c'est en concert que Biocide doit vraiment prendre tout son sens et s'affirmer, une grosse fête, des gens dans tous les sens, de longues minutes instrumentales, tout ça, ça doit être bien vibrant...
En tout cas, moi je suis impatient.