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Biographie > Beseech

La route de Beseech commence a se tracer en 1992, près de Gothenburg, en Suède, lorsqu'un groupe d'amis monte un groupe et sort une démo dans la foulée. Ils signent un contrat avec We Bite/Corrosion Records et enregistre son premier album ...from a bleeding heart en 1995. Le groupe délivre une musique entre doom et death avec des instruments classiques, tel que le violon et le piano, mais les difficultés du label l'empêche de sortir l'album qui verra finalement le jour en 1998 à travers un autre label. Après ses déboires, Beseech s'éloigne du doom et s'oriente vers un style plus gothique et travaille sur son deuxième album Black emotions, sur le label Pavement Music. Lotta Höglin rejoint alors le groupe pour y tenir le role du chant féminin. Le groupe fait par la suite une tournée aux côtés de Lacuna Coil et Theater of tragedy en 2001.
Erik Molarin remplace alors le chanteur de l'époque et le groupe fini sa transition musicale et place 3 de ces titres sur la bande originales de Alien Agenda 5 - Alien Conspiracy (avec Entombed notamment). Souls highway et Drama sortent sur Napalm Records en 2002 et 2004 respectivement, année où Klas Bohlin quitte le groupe, l'entrainant dans un nouveau processus de composition avec des parties plus dynamiques et un son plus lourd.
Dernier album en date Sunless days sort en 2005.

Beseech / Chronique LP > Sunless days

Beseech : Sunless Days Reflet certain des journées d'hivers suédois, Sunless days peut s'appliquer à bien des pays, avec l'ambiance morose et le spleen qui en découlent. Compositions métalliques, assez groovy, mais qui savent se faire lourdes comme sur un massif "Devil's Plaything", reprise de Danzig, où le chant de Erik se rapproche plus de Type O Negative que de Him, où on le trouve sporadiquement. Beseech mèlent avec subtilité un chant à deux têtes, une hydre vocale avec Lotta et Erik, se donnant la réplique, les guitares aux accords clinquants, des choeurs/chants cristallins et fluides. Le groupe alterne les ambiances, évitant les éceuils monotones, "Lost" voit un chant très aérien se refléter sur un piano, pour un morceau simple et langoureux qui met en avant les qualités vocales de Lotta, le chant se fait pénétrant, le piano restant léger et presque à distance.
"Last obsession" vire plus électronique, plus dynamique, refrain très accrocheur, un peu trop même, Beseech laisse entrevoir un côté rock, délaissant les effluves cold-wave, "Emotional Decay" ouvre sur cette voix très love-métal, un peu aseptisée, mais qui fait des merveilles sur "Innerlane" où elle se fait violence, contrasté et s'effaçant devant un chant féminin proéminant pendant le refrain. "The outpost" possède quant à lui, nombre des qualités de Beseech, mélodies de guitares accrocheuses, reprise au piano, une basse très creusée montée sur ressort, les deux chants se font écho, un petit accent de The Gathering, un refrain rock collant. Accent et impression que l'on retrouve sur le magnifique "Everytime I die", pulsatile, dynamique et reléguant le chant masculin au niveau des choeurs, les guitares vrombissent, la basse fait front avec une batterie efficace, l'ensemble est cohérent et bien ficelé.