metal Métal > Berserk For Tea Time

Biographie > Fou furieux à l'heure du thé

Berserk For Tea Time nous vient de Suisse (de Bulle exactement) et ne s'étend pas trop sur le nom de ses membres, on sait juste que le batteur et le guitariste sont amis depuis longtemps et qu'en 2003, ils trouvent un chanteur et un bassiste (puis un autre) et enregistrent leurs premiers titres pour une démo en 2005. Ils jouent à travers la Confédération Hélvétique avec des compatriotes comme Underschool Element, Shora, Mumakil, Kruger ou Houston Swing Engine et d'autres Bumblefoot. Signés chez Saïko Records (Underschool Element, Brazen, Jérôme Attal, Tasteless...), leur premier album Ink...and paper est enregistré en juillet 2006 au studio La Fonderie (Fribourg) et sort en février chez eux, pour le reste du Monde (et la France), c'est Get a Life Records (Ventura, Zatokrev...) qui s'en charge, le digipak attérit de notre côté de la frontière en septembre 2007.

Berserk For Tea Time / Chronique LP > Ink...and paper

Berserk For Tea Time : Ink...and paper Emo-Core chaotique, voilà, si tu veux un nom sur le style d'un groupe, c'est fait. Tu veux aussi une grosse référence ? Alors prends The Dillinger Escape Plan. Mais comme le Ink...and paper de Berserk For Tea Time ne se réduit pas à des comparaisons (ni même à cette seule chronique !), je vais en dire un peu plus... Le groupe s'est composé un véritable univers qu'il met en avant, bien aidé en cela par Baptiste Cochard, le graphiste reponsable de l'artwork et de ses déclinaisons sur le très joli site en flash. Des histoires d'encre et de papier qui ont été couché quasiment en live puisque mis à part le chant, tous les instrus ont été capté en même temps par Sasha Ruffieux (Tasteless), homme à tout faire car il a aussi mixé et masterisé la galette. Il en ressort une énergie incroyable, trop peut-être car quand les riffs débordent de partout, ça sonne tellement chaotique que ça en devient bouillonnant et brouillon ("A living puzzle"). Exactement l'opposé de la tranquilité des titres qui assurent l'entrée, l'entracte et la sortie du disque ("Intro", "Interlude" et "Outro"), des morceaux sans distorsion, la guitare acoustique ou le piano amènent du calme dans cet océan déchaîné où les lignes de chant se fracassent telles des vagues sur les rythmiques en granit. Très variées, les guitares, la batterie, la basse comme la voix jouent sur de multiples registres, les tempos peuvent être relativement lents ("Mr Liar") ou carrément rapides ("Ink...") et même alors que cela va très vite, ils trouvent le moyen d'accélérer la cadence ("Who are the freaks ?"). C'est bien quand BFTT mélange tout ce qu'il sait faire, alterne les passages sereins/chantés et chaotiques/hurlés, que je préfère, c'est le cas de "Wrecked" et de "Spark", deux noms de compositions qui ne sont pas sans rappeler ceux de Shovel sur Latitude 60° low ("Wreck" et "Spark"), ce n'est certainement pas une coïncidence...
Berserk For Tea Time est à réserver aux oreilles averties, à ceux qui n'ont pas peur de s'embarquer dans des courses folles et de subir les assauts d'un chant décapant. Plus aux fous furieux qu'aux amateurs de thés délicats pris au petit salon à 16h tapante.