metal Métal > Battle of Britain Memorial

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Battle of Britain Memorial s'est formé en avril 2009 à Toulouse de l'envie commune de trois amis, Paul (guitares), Ludo (chant, parolier) et Vincent (batterie), de faire de la musique ensemble. En octobre 2009, le trio est rejoint par Rémi (basse) et de là débute vraiment l'aventure.
Mené par des influences allant du post-rock (Mogwai, Explosions In The Sky) au screamo (Envy, Impure Wilhelmina) en passant par le post-hardcore (Neurosis, Cult of Luna), le groupe met rapidement en place un set live et participe au tremplin de l'Assaut Musical de Labège qu'il remporte en mai 2010. BoBM réalise alors une dizaine de dates dans la région toulousaine durant l'année 2010 aux côtés de Time To Burn, Sélénites, When Icarus Falls ou encore Robot Orchestra.
Intitulé The Aftermath of your bright beings, le premier album du groupe est enregistré durant l'été 2010 par Jérémie Mazan (guitariste de Nephalokia) et sort le 06 mai 2011. Il raconte la décadence de l'être humain à travers les yeux d'un témoin, faisant par la même une introspection sur sa propre nature jusqu'à la chute irrévocable et sa destruction finale.

Battle of Britain Memorial / Chronique LP > The Aftermath of your bright beings

Battle of Britain Memorial L'histoire de Battle of Britain Memorial est celle, sommes toutes très classique, de quatre jeunes hommes, Ludo (chant), Vincent (batterie), Paul (guitares), et Rémi (basse) dont le premier album autoproduit The Aftermath of your bright beings se veut porteur d'émotions brutes et radicalement humaines. La pochette elle-même est forte de sens grâce à la symbolique du triangle inversé (ici brisé) représentant la nature humaine. Le ciel symbolise la divinité, l'idéal, tandis que l'eau illustre le ici-bas, la trivialité du réel. Le post-rock screamo ici mis à l'œuvre est à la fois poétique et chaotique, une ambivalence que certains ne sauront pas apprécier mais qui est cohérent vu le nom du groupe. Battle of Britain Memorial. rappelez-vous cette bataille anglaise qui a confronté la beauté des cieux aux carnages des chasseurs. La beauté céleste du groupe est là, entre ciel et terre, entre paradis et mise à mort de l'homme par l'homme.

"Welcome to rapture" débute avec un sample avant que "Body cries ! Body cries !" ne résonne à nos tympans dans un duo screamo/sample féminin, une dérouillée auditive et poignante qui laisse présager du chaos qui va s'ensuivre. Chaos ? Oui mais pas seulement. Battle of Britain Memorial n'est pas Devil Sold His Soul. Dire qu'il s'agit de post-hardcore ne colle pas. Définir leur musique comme du metal screamo alternatif ne convient pas davantage. Ludo ne hurle pas à tout va mais pose sa voix sur le tissu musical aux moments clés. Les samples sont comme des esprits flottant dans l'univers post-poétique du groupe ("Metaphysics of the light house", "Midnight blue"). Un groupe comme Hypno5e utilise également ces "présences" pour créer une ambiance vaporeuse et mystique mais Battle of Britain Memorial ne leur ressemble pas. Le soin accordé aux instruments nous rapproche plutôt d'Agora Fidelio, d'Oceansize, d'Impure Wilhelmina, de MOPA peut-être, de toutes ces références qui ont bercé le groupe, même si celui-ci s'extrait du monde, s'englobe ici dans une sphère sublimement illustrée par la pochette.
Les morceaux "Those who hide their plight" et "Midnight blue" sont plus tempérés que les autres mais non moins graves, comptines de désolation que Ludo nous susurre avec émotion, "We were alone in silence, concealed the curse by sound. your grave is already dug", "I will destroy all of what I am". Une musique de rêverie, de souffrance, d'élévation. Que dire de ce que Battle of Britain Memorial éveillera en vous. Le groupe utilise ici le langage de l'indicible, des mots en apesanteur qu'il est difficile de sonder. Soumis aux caprices de l'humeur, de l'interprétation constante vous n'y verrez que ce que votre imagination nous permettra d'y voir. J'imagine déjà un court-métrage tant la richesse de leur univers invite à la capture de l'instant. Certes, l'union parfaite entre ciel et terre représentée par le sceau de Salomon ne viendra certainement pas illustrer la pochette de leur prochain album, mais on aime à écouter le chant screamo et désespéré de Ludo, ne serait-ce que sur "The lighthouse is dead, oh right the lighthouse is dead. The lighthouse is dead !.

PS: : l'album est en écoute et téléchargement libre via le lien ci-dessous.

[fr] The aftermath of your bright beings: Bandcamp (59 hits)External ]