Dans la rubrique Backstab :
Biographie : coup de couteau dans le dos
Chronique LP : Futura
Chronique LP : Aïki Taïso
Infos sur Backstab
backstab : aiki taiso 21/12/04 Backstab dans les bacs en mars : Futura, le nouvel album de Backstab sortira fin mars, la tournée débutera dès avril.
> Lire la dépêche
backstab : aiki taiso 30/10/04 L'album de Backstab est fini !!! : Futura, le nouvel album de Backstab est prêt ! Le groupe a trouvé un tourneur (Autant en emporte le rock) et cherche désormais le bon deal de sortie..(...)
> Lire la dépêche
backstab : aiki taiso 16/10/04 Backstab en mix : Backstab seront les invités d'une soirée mix le 2 novembre au Black Dog (Bar métal Chatelet-Paris). Ce sera l'occasion pour le groupe de diffuser, entre(...)
> Lire la dépêche
Voir les archives - flux RSS
Liens pour Backstab
Liens Internet
Publicité

Backstab > Interview / interview de Backstab à Dunkerque (mars 2003)

Après un concert avec un Frank impressionnant au chant, un Lubin qui ne tient pas en place et fait sauter sa basse dans tous les sens, un Alex caché sous son bonnet (pas en reste pour assurer et faire le pitre), et un Stéph parfaitement adapté au combo et qui donne davantage de puissance aux "vieux titres", je retrouve Backstab dans les loges pour parler un peu du passé et pas mal de l'avenir... Du passé parce que Backstab joue encore pas mal de "vieux titres" dans son set, ce n'est pas pour me déplaire puisque "El tiempo", "Démons" et "L'oeil du clone" (les trois premiers titres du set !!!) sont excellents, tout comme les "100 Soleils", "This is what we get", "Opaque" ou "Bruises", tous extraits d’Aïki Taïso, et de l'avenir car on a faim de nouvelles compos comme "Epileptik", "Manifeste", "Dragon Vs Phoenix" ou "Summer day". Trois compos extraites du leur album futur et qui, on le préssent, sonnera plus "live", plus péchu, certainement plus proche de Mass Hysteria...

Backstab : live

Backstab : live

En 2001, vous avez sorti une première fois Aïki Taïso, ça s'est fait tardivement et dans la douleur...
Frank : Quand t'es en autoprod et que tu fais tout tout seul, ça prend du temps... Le temps de sortir le CD, on avait trouvé un distributeur qui était Musicast à l'époque, on l'a mis une première fois comme ça pour avoir une actu, pour pouvoir faire des concerts, avancer. Dans la foulée, on a trouvé le deal avec XIIIbis... Mais ça prend vachement de temps, le mec te propose le deal en septembre, tu signes en février, ça sort en mai... L'admnistration française... (rires). Ca a pris autant de temps pour plein de raisons, les contrats de base ont été revu plein de fois, et puis y'avait une opé Fnac qui était possible mais un peu plus tard, ceci-celà, question de choix de période par rapport aux autres sorties... ça a été repoussé alors qu'on l'avait prévu vers mars puis avril...
Et vous avez vu une différence entre les deux sorties ?
A : Oui, la mise en bac de BMG était vraiment bien, y'avait aussi une différence puisqu'il y avait des plaquettes, on était en écoute, pas mal de choses qui étaient intéressantes. Des gens nous trouvaient facilement en province quand on allait jouer, à Bourges par exemple... Par contre au niveau du réassor' en magasin, c'est pas encore ça, là, y'a des ruptures de stocks, des délais, des mecs qui le commandent et qui le reçoivent pas, maintenant, c'est plus trop leur objectif, on n'est plus une priorité.
Lubin : Le vrai problème qu'on a eu, c'est que Fabienne, notre manageuse, a eu un maximum de chroniques lors de la première sortie, et quand XIII bis a ressorti l'album, on a eu 2 doubles pages, HardRock Mag et Hard NHeavy je crois, et ils pouvaient pas faire plus, les gens allaient pas rechroniquer l'album...
F : A tout casser on a du en vendre 2.500... Mais on s'attendait pas à plus, vu que ça a pris du temps avec le tourneur et qu'on n'a pas eu de tournée bien en même temps, c'était un peu avant, un peu après, bref comme c'était pas super organisé comme peut l'être une sortie bien préparée. C'était un premier pas, ça nous ouvre des portes, ça change rien à part qu'on a une mise dans les bacs. C'est un bon premier pas, ça reste confidentiel mais maintenant on vise plus le prochain album.

La présentation de cet album est très orangée, plutôt couleur soleil alors que les textes sont assez pessimistes...
F : Dans les textes, y'a des constats, mais y'a aussi un côté espoir, on essaye de mêler textes et musiques, y'a des montées et des descentes d'énergie, y'a toujours un passage plus lumineux, la couleur orangée apporte une certaine chaleur mais aussi une moiteur pour contrebalancer les samples plus électro, les sons un peu plus froids. C'est un univers oriental, c'est comme ça qu'on a développé l'album, c'est dans l'esprit de garder une unité visuelle, c'est important aussi le visuel qui va avec la musique.
Les samples viennent d'où ?
L'ancien batteur en a fait pas mal, l'ancien guitariste aussi... Y'a des samples qui sont vraiment des samples, ça provient de CD de musique traditionnelle, on a trafiqué des trucs, des loops qu'on a bidouillé, y'a des samples qui ont été fait à partir de synthétiseur, de sons qu'on fait nous-mêmes, des sons que le guitariste a fait avec sa guitare midi. Le truc c'est qu'Alex bosse beaucoup les gammes orientales, c'est un truc qu'on a toujours tous aimé, il fait des sons, il traficote un peu...

Vous avez un guitariste de moins et vous avez changé de batteur, qu'est-ce que ça va changer dans Backstab ?
F : Ca a déjà changé plein de choses !
L : Avec le changement du batteur, ça a bien changé, on était, lui et moi, souvent en conflit et sur pas mal de choses, avec Stéph, le nouveau batteur, moi je me sens vachement mieux à la basse. Et depuis deux ans j'ai un home studio, donc je bosse chez moi et j'apporte beaucoup plus de bases de morceaux, beaucoup de synthé, y'a des nouvelles ambiances qui se déclinent sur le prochain album. On revient sur d'autres bases, je pense que le prochain album sera plus New Wave, années 80, on repart plus par là, un côté black électronique, plus électro froid, y'aura plus de samples froids...
F : C'est beaucoup plus travaillé électronique mais je n'irais pas jusqu'à la New Wave, y'a des sons un peu Old School. Au niveau de l'écriture, le fait que Stéphane arrive, on se permet plus de choses, les messages sont plus organiques, les constructions sont plus directes, les chansons sont plus simples. Pour chaque titre, on se focalise sur un état d'esprit et on va au bout de ce délire-là. L'album est basé sur une conception du futur, a priori il devrait s'appeler Futura, on est parti dans un trip, pas album concept, mais on décline tout le futur, ta vision de certaines ruptures, une forme d'apocalypse, qu'est-ce qu'on nous réserve ? Qu'est-ce qui a été fait, quel est ton passé personnel, comment le gérer pour aller vers le futur ? Du coup, on touche plein de trucs, on a plus de simplicité dans l'approche, c'est plus cash dans le délire, c'est plus tranchant, Stéph a un jeu plus sec, et comme il est chanteur-guitariste à côté, il a une conception des chansons qui est dans la lignée de l'évolution qu'on a. On a abusé de chacune des ambiances, quand c'est plus hip hop, c'est plus hiphop, quand c'est plus métal, c'est plus métal...
J'ai l'impression sur Aïki Taïso, les compos partaient beaucoup des samples...
F : Ce qui est drôle c'est que maintenant ça part de partout, des fois j'écris un texte, y'a un petit instru et on met une guitare, une fois Alex bossé une boucle de jungle, j'ai mis une guitare et on a jammé dessus, des fois Lubin arrive avec une idée de synthé ou la rythmique et le synthé... Tout le monde amène des trucs mais chacun a quasiment amené un instrument qui n'est pas à lui, c'est marrant. Moi en tant que chanteur si j'arrive avec un plan de gratte, c'est que j'ai envie de chanter dessus, des plans comme ça, c'est génial.
L : Une fois, je bossais sur un morceau, je délirais avec les synthés, j'avais posé une rythmique, des samples... Frank est arrivé chez moi, il a posé une guitare sur tout le long, on a fait 2-3 prises, après j'ai fait tout le séquencement, j'ai découpé et arrangé le truc, j'ai présenté ça au groupe, on a ajouté une voix et le morceau était fini, direct. On a redécoupé un peu encore et c'était terminé, on va beaucoup plus vite pour composer.
Backstab : live

Backstab : live

F : On a plein de morceaux en chantier, là on a un CD de démarchage qui est composé de 15 morceaux, on a fait ça en l'espace de 3 mois, même si y'a des trucs accumulés d'avant mais on a vraiment envie de plein de trucs, c'est mortel d'avoir ensuite un choix à faire entre plusieurs morceaux.
L : On hallucine tous un peu parce que chacun fait des trucs à côté, Frank nous voyait, Alex et moi, en train de bosser sur le home studio, du coup il s'est fait son petit album de musique électronique, moi je travaille sur un album de musique électronique à côté, Alex fait de la musique de film et de théâtre à côté, Stéph a un autre groupe... On a tous plein de morceaux à nous chacun et on choisit ceux qui peuvent entrer dans Backstab, on se fait écouter toutes nos bases de morceau genre "tiens, j'ai fait ça cette semaine" et Frank dit "bah, ça j'aimerais bien chanter dessus"... on fait des essais et ainsi de suite. On est tous dans la musique, on a envie de faire ça, on bosse dedans toute la semaine...
F : La plus grosse différence, c'est que maintenant, on peut se permettre des trucs supers simples, non pas qu'avant on se prenait la tête, mais maintenant, c'est moins intellectualisé. On a mis sur le premier album ce qu'on jouait en répète, ce qu'on a joué en concerts. Tu répètes, tu fais des concerts et tu fais un album, là on écrit exprès pour un album, y'a des morceaux qu'on ne jouera pas en live, qui sont orchestrés de telle manière qu'on sera obligé de faire une autre version pour le live. On écrit vraiment pour un disque, ça s'adresse à une écoute à la maison, c'est une autre écriture...

Mais sur scène, vous ne jouez pas beaucoup de nouveaux morceaux, ça vous démange pas ?
F : Mais carrément ! Là, on rentre à la maison et on va en rajouter dans le set direct. On s'est bien tous mis d'accord sur la structure des morceaux, on a fini de les écrire, le prochain concert qu'on fait, y'en a au moins 5 nouvelles.
L : Ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'on est un groupe en asso, la signature qu'on a, c'est pas une pure signature avec du temps et du studio de payé, on est tous obligé de bosser à côté, on est pareil que tous les groupes qui sont pas signés en France actuellement, on en est au même stade, on fait une maquette pour la proposer à une maison de disques. Au niveau du temps, ça met plein de contraintes par rapport à notre vie tout court, on n'a pas des cachets pour ça, on bosse à côté, faut bien payer le loyer !
F : Vas-y, démystifie pas le truc ! (rires) Quand on a joué à Toulon avec Mass Hysteria, les gamins étaient là "vous continuez la tournée ? Ca se passe bien ?" Et moi "ouais, mortel !" En fait, on est rentré chez nous le lendemain... (éclats de rire) Ah non, on a joué à Coustelet, à côté, dans une petite salle sans Mass...
Et les vieux titres, ils ont plus de trois ans, ça vous ennuie pas d'encore devoir les jouer...
F : On les a redécouvert depuis que Stéph est là d'une certaine manière... Et puis, on a passé tellement de temps sur les nouveaux morceaux qu'on a envie de jouer ceux-là, sur des rythmiques, c'est encore plus péchu... On a envie de jouer les nouveaux parce que moi j'ai écrit d'autres choses mais dans le même temps comme on écoute pas l'album et qu'on ne joue presque pas les anciens morceaux en répète, quand on les refait, on kiffe.
Alex : Et ce soir, les gens ont réclamé "El tiempo" parce que ce titre est sorti sur une compil récemment mais les gens savent pas que ce morceau date de 5 ans ! Enfin la première version... Ces gens-là ont envie de l'entendre ce morceau, c'est normal, et comme on ne le joue pas à côté, il garde une certaine fraîcheur.
F : Et là, on va intégrer des nouveaux morceaux dans le set, donc on va pouvoir choisir ceux qu'on garde, ce sera la cerise sur le gâteau. On commence avec les titres qu'on considère les plus intéressants, et là, on va pouvoir les placer où on veut, c'est mortel.

Et ce nouvel album alors, les préprods sont faites...
F : C'est Alex qui produit les pré-prods chez nous, on prévoit pour l'instant une sortie en février 2004, bien sûr, ça peut être décalée. On est en négociation, c'est clair qu'on va changer de label...

Sur l'album, l'anglais et le français s'entrechoquent sans choquer, chanter en français, c'est une obligation vis-à-vis des labels ? du public ?
Backstab : live

Backstab : live

F : Oui mais tu prends goût au français. Moi, je suis Anglais d'origine, donc mes influences de base, c'est l'anglais... Ecrire en français, c'est kiffant, arriver à le chanter après, c'est autre chose, mais c'est une langue avec laquelle tu peux faire pas mal de choses. J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire en français, sur le prochain album, y'aura une majorité de titres en français, si on fait un 14-15 titres, il n'y aura que 4 titres en anglais. Et de par le style qu'on a, si je chante en français et que je place deux phrases en anglais, y'a pas de problème, c'est cohérent. Et le français c'est agréable pour communiquer directement avec les gens, y'a des morceaux dans un certain délire, qui sont hyper entraînants que tu peux chanter en anglais, ça veut pas dire que le texte est secondaire laus la voix devient plus un instrument, et y'a des moments où t'as vraiment envie de dire les trucs et c'est agréable de les dire en français.
L : Dans un de nos derniers morceaux, le refrain est en anglais et le couplet est en français pour parler aux gens, quand tu chantes un refrain en anglais c'est 3 mots, c'est compréhensible, le refrain c'est "Sex in space"...

Le clip de "L'oeil du clône" est superbe mais il ne passe presque jamais à la télé, c'est pas un gros investissement pour pas grand chose ?
F : Il se trouve que Vanessa Filho (réalisatrice), c'est une super amie à nous qu'on connaît depuis longtemps... C'était son premier essai de clip, on a fait ça en collaboration avec une compagnie de danse, c'était un échange artistique... On a dépanné de deux trois conneries les mecs du squatt dans lequel on a tourné, on a juste payé les cassettes... Elle ça lui a permis de faire plein d'autres trucs comme Enhancer, Alpha Jet... Et puis il est passé pas mal de fois sur MCM et au Virgin, et quand tu fais de la musique un peu spé et que tu passes pas sur Oui FM ou le Mouv, c'est encore moins évident de passer à la télé, c'est pas un média facile. C'est bien de le mettre sur le site, le visuel, on le mettra toujours avec la musique.
L : Et c'est un acquis, ce clip il est toujours là, il sert le premier album mais il nous suivra tout au long de notre existence...
Stéph : On le mettra sur le DVD ! (rires)
L : Tant qu'on a une existence de groupe, ce clip est là, si un jour, y'a une rétrospective Backstab, ce clip, il y sera ! C'est bien qu'on l'ai fait !
F : Et ça marque une période. Je pense personnellement que ce clip finira sur un écran derrière nous pendant qu'on joue "L'oeil du clône". C'est comme ça que je vois sa suite.
S : Hors de question ! Il y a l'ancien batteur ! (éclats de rires)
F : T'as vu comment ils retravaillent les meufs sur les pubs ? Y'a moyen de changer !
Il faut le gommer !
F : Tu sais, on peut faire une version edit, on ajoute un plan où tu fais "coucou" et c'est bon... (rires)

Quelque chose à ajouter ?
F : On est vachement sur le prochain album mais on a envie de rencontrer plein de groupes, plein de gens, de faire des concerts avec les groupes du coin où on joue...

Respect au Maximum et merci aux Backstab + Fabienne (passe ton permis !) + Cicéron + Alex
ainsi qu'à tout le staff - toujours au taquet - des 4 Ecluses...
Spécial dédicace au casque du MD qui a servi de micro (puisque j'avais oublié le micro à la maison...).

Oli
Mars 2003

Commenter
Note : les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.

Pas encore de commentaires

Revenir en haut de page