metal Métal > Backfire!

Biographie > Fire d'artifice

Formé en 1994 aux Pays-Bas et plus précisément du côté de Maastricht, Backfire! est donc un vétéran un peu trop méconnu de la scène hardcore européenne. Un groupe qui oeuvra donc de 94 à 2010, date à laquelle il mis fin à sa carrière pour mieux revenir deux ans plus tard avec l'album My broken world sorti début 2012 chez GSR Music (Devil In Me, Kickback, Knuckledust...). Pendant les seize années de sa "première carrière", le groupe aura connu les honneurs de la mouvance hardcore, tournant notamment aux côtés de Madball, ou signant sur le label de Sick Of It All (Lost & found) et quelques autres pour sortir une jolie quantité de disques (albums et EPs confondus).

Backfire! / Chronique LP > My broken world

Backfire! - My broken world Le punk hardcore des familles, ça, au W-Fenec on connaît. Basique, frondeur, énergique et hargneux, les qualificatifs ne manquent pas bien que la recette tende quand même à lasser un peu depuis quelques temps.... Faut de renouvellement ? La question mérite d'être posée et en attendant la réponse, parce que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, ce sont les (presque) vétérans néerlandais de Backfire! qui s'y collent, par le biais d'un incontournable du HxC européen, j'ai nommé GSR Music (Born From Pain, Kickback, Knuckledust et Tech 9). Forcément, dix-huit ans de carrière, un peu moins de deux décennies à ferrailler dans le registre, ça maîtrise. Et sur My broken world, ça maîtrise même très bien. Même si ça dit un peu toujours la même chose, tant sur le fond que sur la forme.

En même temps, l'époque de part un contexte socio-économique assez compliqué dira-t-on s'y prête et les morceaux, gorgés de cette rage amère et d'une colère froide qui habitent l'oeuvre des hollandais volants, sont la résultante d'un constat : le punk de rue n'est pas encore mort. Et c'est une bonne nouvelle évidemment, même s'il peine quand même à se remettre en question (le prochain albums du gang londonien Knuckledust sera du reste un bon état des lieux pour faire un point sur la question). Bon sinon à part ça, les attaques sont virulentes, les lyrics plutôt grinçants, la hargne omniprésente et surtout, le groupe parvient à garder la verve de ces jeunes années. Et ça, à l'heure de l'embourgeoisement massif des trentenaires/quadragénaires de notre époque ce n'est pas forcément donné à tout le monde. Surtout quand les titres (une grosse quinzaine au total quand même) enchaînent joyeusement les uppercuts sonores et promettent de belles séances de frictionnages collectifs et autres amours virils dans le pit lors des sets live incendiaires.

Petit bémol ceci dit (encore un), là, de live il n'est pas encore question, si bien qu'on doit se contenter pour le moment de la version audio CD... qui sur l'espace d'un album complet peine à faire plus que simplement envoyer des décibels réveiller les consciences. La revendication c'est bien, les idées, c'est mieux.