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Azoth > Chronique EP / Acte II
Suite logique, à l'Acte I succède l'Acte II, très logique... Azoth poursuit donc son inquisition musicale, sa prose et sa magie, délivrant toujours cette même alchimie pas très évidente, moitié rock, moitié cette autre chose qui n'est pas très définissable. Plus sobre, plus épuré que le premier, ce nouvel acte continue d'intriguer sur l'univers étrange et lointain d'Azoth. Le son caractéristique d'Azoth est toujours au rendez-vous, ce grain légèrement étouffé dans les guitares, ces accentuations irisées du chant, mais des samples un peu en retrait, des ambiances différentes, peut-être moins audacieuses, plus tristes. L'écoute de "L'automne" suffit pour s'en convaincre, -J'ai voulu noyer le chagrin, l'assassiner, mais il m'a vite rattrapé pour m'étouffer-, une brume surgissant d'un synthétiseur, une voix qui se défend entre des branchages de guitares et de synthés bruissant lentement.
Balancement binaire entêté, un grincement lointain, inquiétant, oppressant, l'équilibre métastable est inquiétant, presque aggressif, appuyé dans son renversement par une grosse caisse qui matraque, "Deux êtres" sublime les ambiances sobres à l'impact incertain et ouvre un horizon étrange sur un refrain indéfinissable. Comme toujours dans Azoth, le chant est en français, autorisant une meilleure compréhension des paroles, surtout quand elles ont un sens, prenant parfois le pas sur la musique, cette dernière étant suffisament bonne pour qu'on l'oublie, aussi paradoxal que celà puisses être. La solitude semble être un thème qui sied à Azoth, "Seul" poursuivant dans cette veine mélancolique et sombre, cette fois accompagnée par des arrangements de cordes, titre phare, à l'orchestration touffue, "Seul" est un crescendo permanent munie d'une intensité émotionelle chuttant sur un point d'orgue.
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