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Azoth > Chronique EP / Acte I
Première démo pour Azoth, Acte I comporte 4 titres d'une facture assez honorable, structure carré, assise rythmique bien établie, une basse lourde qui gronde, des guitares creusées dans les médiums. Intro limite dansante, aux accents celtiques, un peu Matmatah, où viennent se greffer une batterie qui plombe, une basse qui remplit l'espace sonore, comble le spectre sonore, le chant s'insère dans les lignes musicales tissées naturellement, avec une facilité déconcertante, "Le sang" recèle toute la saveur d'Azoth, basse lourde, guitares creusées, à la saturation chaude et humide, une voix avec un accent rond, une sonorité sphérique, régulière, à la saveur de muscade. Proche de Lucky Striker 201 pour le côté expérimental et composé en home-studio, les membres d'Azoth ne sont pas des inconditionels de leurs influences. Guitare frisonnante, écho dans le froid, "Le vent" porte bien son nom, sifflements architecturaux, larsens de guitare, guitare avec un son encore plus lourd, peu profond mais qui s'insinue dans les interstices, -Le mat planté dans l'infini d'un ciel troublant-, le barrage des guitares se densifie, puis s'efface arbitrairement. Les ambiances sont mises en place avec méticulosité, avec passion, la batterie se tressailit pas, mais la guitare flanche parfois, au niveau du son et de la tenue des notes.
Souffle métaphorique, ambiance cristallisée, un peu The Gathering, disgressions aigües parasitaires délectables, vibrations alchimiques, vibrisses exogènes, un soupir et l'atmosphère se réchauffe, se remplit tout à coup, synthé lointain et néanmoins indissociable de l'équilibre symbiotique, guitares magmatiques, granuleuses, une basse identique, un peu plus claire, changement de strate atmosphérique et l'univers vacille, vibrations titubantes, la basse chancelle, les guitares tremblotent, le synthé surgit par moments, inquiétant, soupirant, l'entrée du chant assure une troublante stabilité à la résultante, introspectif, -Je me noie dans mes rêves-, profond, prenant, transparent à l'inquiétude métaphysique, les guitares ammorcent le refrain, glissantes, scindées, -je vis le silence-, le chant est travaillé, interessant, épicé, coups de semonces unanime pour "Le soupir" méditatif... Intro technoïde au son hypnotique pour "Le chemin" vite rompu par un riff de guitare élimé, lui-même submergé par un déluge de palm-muting, pluie métallique battante ininterrompue, surfaçant des couplets en Wallon, à la saveur toute particulière, aux accents magnétiques, transition rythmique décalée, délicieuse, rare, batterie imprévisible, délicatement bancale, appuyant sur les temps faibles. Reprise de ce riff éliminé avec une dimension suplémentaire, beacoup plus flatteuse, plus dimensionnante, couplet-refrain, fin mélancolique -Je fais partie du monde-. Les belges de d'Azoth ont de bonnes idées dans leur gibet...
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