Ayreon - the source Aeyron, c'est un projet assez loufoque d'un certain Arjen Lucassen, multi-instrumentaliste hollandais, qui s'est lancé en 2008 dans la création d'Opéras Rock à base de Heavy Metal, de Metal progressif ou encore symphonique. The source est un prequel de la saga The final experiment. Pour incarner les différents personnages de son histoire, Lucassen a su s'entourer de ce qui se fait de meilleur dans le style : James LaBrie (Dream Theater), Tommy Karevik (Seventh Wonder, Kamelot), Tommy Rodgers (Between the Buried and Me), Simone Simons (Epica), Nils K Rue (Pagan's Mind), Tobias Sammet (Avantasia, Edguy), Hansi Kürsch (Blind Guardian), Michael Mills (Troldhaugen, The Gentle Storm), Russel Allen (Symphony X), Michael Eriksen (Circus Maximus), Floor Jansen (Nightwish) et Zaher Zorgati (Myrath). Rien que ça au niveau des chants. Côté musique, les noms sont moins connus, mais ce sont des pointures aussi, qui ont pour la plupart déjà œuvré pour les précédents opus du groupe.

Les amateurs des productions de Lucassen ne seront pas dépaysés. Dans ce double album, dès les premières notes, on reconnaît bien l'univers de science-fiction dans lequel il veut nous emmener (il raconte le destin d'une espèce extra-terrestre en voie d'extinction). Là où il est très bon, c'est dans son rôle de metteur en scène ! Il arrive à tirer de ses invités le meilleur de leurs compétences en leur offrant chacun des morceaux qui subliment leur voix. A croire qu'il compose en fonction de qui interprétera le titre. Une fois n'est pas coutume, même s'il joue avec beaucoup de talent la majeure partie des pistes instrumentales, Arjen Lucassen a fait appel à d'autres musiciens de qualité, ici pour un solo de guitare, là pour une partition de claviers, ou encore pour une partie au violon ou à la flûte. En fait dès qu'il sort de sa zone de confort en matière de compétences musicales, il laisse faire ceux qui savent faire.

J'ai beau chercher un défaut à cet album, je n'en trouve pas. La production est magnifique, le talent de chaque intervenant est mis en avant à sa juste valeur, il n'y a aucun temps mort (malgré les 17 titres !), et le "casting" est juste impressionnant.