august burns red - phantom anthem Année impaire ? Année August Burns Red ! Avec la régularité du métronome, les Pennsylvaniens sortent leurs albums avec toujours une identité visuelle qui passe par un titre repérable et un artwork soigné. Des permanences qu'on retrouve dans la signature musicale du combo qui ne fait pas beaucoup varier son heavy métalcore. August Burns Red est un bulldozer bien huilé qui sait détruire les tympans à coups de solos, de petites séquences de taping et de sonorités aiguës (voilà pour le côté heavy), de riffs puissants et de rythmiques assez appuyées contrastant avec des passages mélodieux et des refrains fédérateurs (voilà pour le côté métalcore). Faute d'avoir un chanteur dont le timbre est aisément identifiable (c'est en cela que 36 Crazyfists se démarque sur cette scène), les mecs compensent par une qualité d'écriture presque sans faille, se permettant même un "Coordinates" où ils balancent l'intégralité de leur talent en 5 minutes. Le reste de Phantom anthem est moins éclatant mais le groupe sait quand même toujours quand calmer ou éclairer le jeu et quand repasser en mode baston. Oui, le métalcore tourne parfois en rond mais lorsque ça lance des circle pits de ce calibre, on ne s'en plaint pas.