Atreyu - Lead, sails, paper anchor Bien que débarquant dans une grosse écurie (RoadRunner) avec une grosse production (John Feldmann producteur de the Used, The Matches, Lostprophets... et Andy Wallace, pro du mixage connu notamment pour son travail avec Sepultura, Nirvana, RATM, SOAD, Foo Fighters...), Atreyu a quelque peu calmé le jeu, axant son émo-core davantage sur la recherche de mélodies percutantes et d'un son qui claque. L'intro (et le titre évocateur) de "Doomsday" avec solo et chant poussé ne sont qu'une accroche explosive pour les amateurs d'un métal core où les parties harmonieuses n'auraient pas le droit de citer. En effet, sur Lead sails paper anchor les refrains sont souvent (tout le temps ?) propices aux envolées doucereuses pour contraster avec des couplets assez bourrins où vient régulièrement se placer un solo. On a donc un album très homogène mais qui nous laisse assez peu de surprise, sortons quand même quatre titres (un tiers donc) de ce beau digipak. "Can't happen here" permet à John Feldmann de changer de casquette, de producteur, il se remet le temps de quelques lignes de texte dans la peau du chanteur qu'il est au départ (celui de Goldfinger) pour accompagner Alex le temps d'un titre où guerre et religion s'entrechoquent. Sur "Blow", c'est Josh Todd (de Buckcherry) qui place sa voix plus aigüe, le mélange des deux tons est assez intéressant. "Lead sails (and a paper anchor)" fournit à l'opus son nom, c'est un slow ou en tout cas un morceau tout calme qui pourrait faire un carton dans les booms nord-américaines, dommage que le groupe ne s'énerve pas sur la fin, ça aurait pu être sympathique, au lieu de ça, on a une fin où le silence s'installe peu à peu... Ca devrait être la fin de l'album mais le combo a placé un titre en bonus... Pour nous, c'est le "Clean sheets" de The Descendents qui est repris, enregistré par d'autres, le titre manque un peu de patate à côté des autres mais c'est toujours agréable de revenir dans le passé... A noter qu'outre-Atlantique, c'est une autre cover qui clôt la galette, Atreyu livrant alors sa version de "Epic" de Faith No More.
Contrairement à l'image de l'artwork, le navire Atreyu ne sombre pas, il vogue tranquillement sur la vague métalcore.