At the drive-in - Band Début de l'année 1994, El Paso, Texas. Influencés par Pink Floyd, Fugazi, The Smiths et les Bad Brains, Jim Ward (guitare) et Cedric Bixler-Zavala (chant) décident de monter un groupe. Ils l'appelleront At the Drive-In, nom tiré de la chanson "Talk dirty to me" de Poison (on a les références que l'on mérite... sic). Très vite rejoints par Jarrett Wrenn à la guitare, Kenny Hopper à la basse et Bernie Rincon à la batterie, ils sortent sur leur propre label, Western Breed Records, un EP 3 titres intitulé Hell Paso en novembre 1994. Un mois auparavant, ils jouent leur premier live au Loretto High School Fair dans leur ville d'origine. Ils changent de batteur (Davy Simmons) et enchainent très vite, l'année suivante, par un second EP de 5 titres, Alfaro Vive, Carajo ! toujours sous la même étiquette.
At the Drive-In écume les salles de concerts, leur réputation scénique est alors grandissante : un mélange de hardcore et de salsa avec un chanteur acrobate gesticulant dans tout les sens. C'est au cours de cette tournée de 42 jours qu'ils croisent Blaze James du label Flipside Records qui les signe. La formation prend à nouveau un coup : exit Jarren Wrenn, welcome to Adam Amparan qui reprend la guitare ; Kenny Hopper, quant à lui, laisse la basse à un certain Omar Rodriguez-Lopez et la place de batteur est reprise par Ryan Sawyer. En juillet 1996, arrive leur premier album (enregistré pour 600$) intitulé Acrobatic Teenement. La chanson "Embroglio" a été écrite par leur ami proche Julio Venegas qui se suicide la même année. Ce sera justement cet ami qui fera plus tard le thème de De-loused in the comatorium, premier album de The Mars Volta.
3 mois de tournée plus tard, At the Drive-In, en accueillant Paul Hijonos, bassiste (Omar Rodriguez prenant la guitare) et Tony Hajjar, batteur, connaît enfin son line-up définitif. Le groupe bosse et sort son troisième EP aux sonorités punk, El gran orgo (Off Time Records) en 1997 mais sans Jim Ward (décidemment !) qui s'échappe le temps de l'enregistrement. Le titre de cet EP fait référence à un des personnages du film Santa Sangre d'Alejandro Jodorowsky (Cedric et Omar sont de grands fans de ce réalisateur chilien connu pour ses films empreints de poésie ésotérique et provocatrice). 1998 est l'année de leur deuxième album sorti chez Fearless Records, In/Casino/Out. Disque qui a la particularité d'avoir été enregistré dans des conditions live mais en studio afin de mieux capter l'énergie du groupe. Cette réalisation, produite et mixé par Alex Newport (Fudge Tunnel, Nailbomb) en une semaine, leur permet de passer un nouveau cap, ils passent professionnels. L'album est remarqué, salué par la critique et définit le style At the Drive In : un mélange de punk sur-énergique et de post-hardcore. S'en suit une tournée internationale qui voit le groupe traverser pas moins de 11 pays.
Leur quatrième EP, Vaya, sort en juillet 1999. Il est, selon les fans, le meilleur EP du groupe. La chanson "198d" parle de la grand-mère de Tony Hajjar brûlée dans un charnier au Liban. La tournée qui suit affiche complet. Le combo d'El Paso assure même les premières parties de Get Up Kids puis de Rage Against The Machine. Ils croisent entre temps Ross Robinson qui leur propose d'enregistrer le titre "Catacombs" à titre d'essai. Ce dernier étant concluant, ils décident donc de travailler avec lui pour ce qui sera leur dernier album : Relationship of Command. Cet opus sorti le 12 septembre 2000 chez Grand Royal Records (label créé par les Beastie Boys en 1992) révèle At the Drive-In au grand public. Iggy Pop fait d'ailleurs une apparition sur "Rolodex Propaganda" et consacre le groupe dans les charts (1 million de copies écoulées). Les texans présentent leur album en jouant "One Armed Scissor" live à la TV (Nulle Part Ailleurs, The Late Show with David Letterman, Late Night with Conan O'Brien), les chansons tournent en radio et en clip sur MTV. Il faut noter que peu avant Relationship of Command, At the Drive-In a réalisé 3 splits CD avec les tchèques de Sunshine, les américains de Burning Headlines et de The Murder City Devils.
Peu après la tournée qui a suivie en 2001 (le dernier concert à eu lieu le 21 février à Groningen), les membres du groupe se réunissent et décident tout simplement de se donner un break indéfini. Et tout ça en plein succès ! Cedric et Omar en profitent alors pour former De Facto, projet rock-reggae-dub, avec Jeremy Michael Ward et Isaiah "Ikey" Owens. Quant aux autres, ils forment Sparta. Ce break finira par devenir un split. Cedric et Omar, toujours avides d'expérimentations sonores donnent une suite à De Facto en 2003 avec The Mars Volta. Les raisons du split sont officiellement dûes à des divergences musicales, Cedric Bixler s'étant tenu responsable de la fin du groupe en affirmant qu'il ne se voyait pas être confiné à jouer uniquement du punk et du hardcore. En 2005, sort à titre posthume chez Fearless, This Station is non-operational, une compilation de chansons inédites, faces-B, sessions radio, reprises et autres remixes...