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assana : premiers symptomesPremiers symptômes du métal de Assana, un peu Boog-ia sur les bords, ou du HxC métal parisien, c'est "Corps à corps" et là première remarque : les membres d'Assana sont surement des gens qui ont des tonnes de choses à dire, mais ils ont oubliés de mettre des paroles dans un livret. Enfin, y'a plus qu'a bouger la tête et gueuler les paroles qu'on comprends. L'esprit constestataire trépasse, se fait empaller largement sous ce déluge métallique, un creuset médium qui attire l'oreille, la basse feule mais jamais ne claque. Les voix se mêlent, hurlant sur une guitare qui syncope, une double pédale qui jubile, des petites variations rythmiques presque inconscientes sont unique, mais justement unique... mais d'un potentiel intéressant. Relicat underground peut-être, en tout cas, la fin brutale intrigue aux premiers abords. La réelle tendance explosive de "Tendance explosive", ne met pas en défaut son nom, petite guitare en intro, effet synthé, puis vite, une basse qui turbine, la double pédale parle, mitraille, le chant s'incorpore en contrepoint de la saturation des guitares. Le système négatif a fait des victimes parmi Assana, la violence humaine poursuit son chemin, la réplique Assana à des arguments de poids, une artillerie lourde impressionante. Le pont démarre pour une ambiance saturée, chant toujours aussi révolté, convaincu, des cris qui foutrait en fuite le premier inconnu. "Le monde décante" commence merveilleusement, enchaîne tout aussi bien, syncope prononcée, hurlement spontané, tom à la limite du carré, la musique de Assana vient des tripes. Et c'est toutes celles qu'ils possèdent que Assana déverse dans ses micros, régurgitations métalliques des préoccupations actuelles. Le son est dopé aux amphétamines, un chaos désiré, blindé d'acier, la chant manque cependant parfois un peu d'originalité. Métal radical, moyens brutaux, la maladie d'Assana risque de se propager. La fin se termine sous un déluge dense, fulmineux, presque incontrôlé. "Faut pas t'enfer" commence sous un autre déluge limite thunderdome, très indus dans l'intention, Assana est parti pour faire pas mal de boucan, et ils le revendiquent d'ailleurs. Entre intervention gimmick et emportement cataclysmique, Assana alterne les genres, une partie de basse qui chauffe les oreilles entre les deux, une guitares terrible, une petite harmonies pas moche du tout, une montée en puissance progressive, à la limite de l'aliènement métallique. Radicalisant une tendance néo-métal qui prend racine dans le chaos, Assana sort ses tripes, son venin et son flow magmatique, infectieux à souhait et boosté sur les extrèmes de la bande passante.

Pooly
Septembre 2001

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