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Assacrentis est un combo qui s'est construit autour de Dagoth (guitare et chant) en 1999 qui récupère Rydelth (clavier) et Ceptis (basse) quand leur groupe Helixir se sépare. Un premier maxi sort en 2004 (The secrets from the past, les concerts s'enchaînent dans la région de Nice puis le line-up évolue encore avec l'arrivée d'Abaddon (batteur) puis Walfnir (guitare, ex-Dividead). Bien qu'au complet, Assacrentis se met sur pause en 2008 et ne revient au charbon qu'en 2012 pour composer puis enregistrer Put them to fire and sword, un vrai premier album qui sort début mars 2013 en autoproduction.

Assacrentis / Chronique LP > Put them to fire and sword

Assacrentis - Put them to fire and sword Pas la peine d'être un expert pour deviner qu'Assacrentis évolue dans le registre black metal : typo gothique difficilement lisible, artwork foireux, mise en scène "evil" des membres option torches à la main, toute la panoplie guignolesque (le maquillage en moins) du black est là et si on s'arrêtait à ça, le skeud ne serait jamais arrivé jusqu'au lecteur. Mais, consciencieux, l'étape visuelle a été franchie et les oreilles disent merci parce que les Niçois sont très à l'aise avec leurs instruments et n'en font pas des caisses. Pas de symphonie à la mords-moi-le-noeud, pas de schéma poseur, les titres vont droit au but ! Le quintet utilise toutes les armes qu'il sait manier pour croiser le fer, ne s'embarrasse pas de chichis et fait honneur à un style qui après avoir connu son heure de gloire (plutôt pour de mauvaises raisons) était vraiment passé du côté obscur de la force, Cradle of Filth devenant même une "marque" ennuyeuse sur le plan musical (parce que sinon Mayhem ou Emperor n'ont jamais vraiment été du bon côté). C'est donc avec un peu de nostalgie qu'en écoutant Put them to fire and sword, je me revois triturer les K7 de ces glorieux aînés et me remémore les légendes qui accompagnaient leurs tournées...

Assacrentis offre donc une petite cure de jouvence avec son black bien construit où les instruments jouent pour le rendu global et pas pour leur chapelle. Guitares et rythmiques ne sont pas toujours à fond (c'est impossible de tenir sinon), les tempos sont donc bien maîtrisés ("Dark madness") et permettent d'éviter à l'ennui de s'installer. Même si le chant est assez conventionnel (pour le style s'entend) et les phrasés très typés (et donc répétitifs), les dix titres s'écoutent facilement grâce aux changements de rythme, aux petits breaks, aux éclairs de guitare, aux ambiances du clavier, à tout ce qui fait d'un groupe de black un bon groupe de black.

Sûr de nous avoir convaincu, Assacrentis se permet un petit chant assez folklo (le genre de chant qui pourrait retentir dans la Moria) sur une guitare acoustique pour terminer son album et ne le cache pas. Au final, c'est juste dommage que le groupe soit si respectueux des codes du black metal pour le visuel (lettrage, artwork, photos), car ça risque d'en rebuter certains qui rateraient alors quelque chose.