metal Métal > Asaliah

Biographie > Ha, ça ... là ... (désolé)

Issu d'Antibes, le quatuor qui copose Asaliah à déjà remporté une finale des tremplins Ondes De Chocs pour la région Sud-Est. Asaliah propose un fusion/hardcore, voir néo métal, avec des pointes de ragga, enfin quelque chose dans ce genre là. Entièrement autoproduit, Asaliah chante en français. Les musiciens sont issus de divers horizons, dont certaines formations du colectif Panoramix comme Mai 68.

Asaliah / Chronique EP > Le voyage

asaliah : le voyage -J'étais seul, assis sur un banc-, impossible d'oublier Asaliah, une fois qu'on les as entendu, le grain de la voix, la rythmique de guitare. Le voyage, c'est la démo 1999, présentant un Asaliah, presque mur, juste sur le point de fleurir. Le voyage, et son solo de guitare... c'est plus un disque de néo-métal alors... L'étiquette néo-métal vole en éclats, plus ragga, plus hip-hop, plus expérimental, moins de rythmiques plombées. "Santi", sa syncope ternaire, son déhanchement fatal, son petit gimmick de guitare, c'est un morçeau de mélange, entre Lofo, Nick Cave, un conte mythologique, et une introspection douloureuse. Le génie est là, mais pas assez exploité, dommage. Et "l'Histoire", et son groove, et sa basse ronde, -sortie d'une simple histoire-, mais où vont-ils s'arrêter dans la puissance ? Une basse ronde, qui court, claque, une voix et son conte, son histoire qui fuit, qui saigne, -L'argent, le bonheur, et l'amour, ne sont qu'une issue de secours-, c'est du rock surpuissant, c'est la mariage blanc du rock et du métal. Toujours ce riff, qui tue tout, une seule solution : monter le son... "Les Complices", son entrée plus classique, plus expérimentale, son flow made in Asaliah, on reprend le chemin binaire habituel. Bienvenue pour le troisième couplet ! -la montée du facisme, c'est ça l'esclavagisme-. C'est "la Cible", et ce fouillis, cet étrange communion jazz-rap, n'écoutant que son inspiration, sa foi, Asaliah livre là une galette, colorée, entre rock, métal, hip-hop, alternatif, dancefloor...

Asaliah / Chronique EP > Intra-muros

asaliah : intra muros Loin d'être des avatars modernes d'un néo-métal qui comporte plus de copies que d'original, Asaliah essaye de tirer son épingle du jeu. Au lieu de se contenter des influences métal outre-atlantique, qui sont loin d'être présente, Asaliah mélange avec bonheur et magie, un soupçon de néo-métal, avec un vernis de ragga, le tout saupoudré de hardcore et de hip-hop. La guitare ne se retrouve pas comme batterie annexe avec son unique accord lourd de la chanson, mais comme ingrédient indispensable à la mise en forme. Alliant flow et chant mélodique qui gambade sur les parties de guitares, Asaliah comporte un groove certain. Intra-Muros est un auto-produit de 5 titres, mais malheuresement c'est trop court ! Après une intro ethnique, mettant en scène l'atmosphère et l'état d'esprit Asaliah, le disque déboule sur le groove et le mélange d' Asaliah. -Mais qu'est ce qu'on fait là, Mais c'est quoi çà !-, la guitare tisse ses broderies, agrémente l'atmosphère de Asaliah. Riff progressif, chant ragga, syncopé, l'atmosphère rock voir pop, est sous-jacente dans certains passages, mais pas trop quand même, on parle de métal... Composition originale, expérimentale, les influences sont indéchiffrables, indescriptibles. "Le signe" comporte sa vibe assassine, la petite double croche qui tue, appuyé par un slap des plus efficaces. Asaliah met en relief sa musique, même sur des titres qui n'ont pas été mixés, la platitude est absente des compositions. Oscillant, alternant passages calmes, montées en puissances, Asaliah donne ses marques. "L'unité", et sa multitude d'atmosphères, orientales, étranges, charmantes, ses percussions dynamique, ses attaques de guitares opportunes. Le contraste est saisissant, puis s'insère parfaitement dans la suite de l'intro, le refrain d'une lourde mélodie simple et efficace, -L'unité est le respect que l'on à pour les autres-. La démo se termine avec les mêmes tythmes tribaux du début, avec le Système D ("6 tem D"), mais allié à un puissant backbeat, c'est pire que de la jungle, ou du dancefloor, l'ambiance est chaude, et survoltée, puis allégée pour mieux repartir. Si les innovations de Asaliah sont mineures, le groove mis en place et le souci de la composition valent bien que l'on y porte attention.