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As They Burn est un quintet parisien fondé en 2007 et composé de Kevin Traore (chant), Hoby Arinosy (guitare), Milton Bakech (batterie), Ronald Pastor (basse) et Fabio Meschini (guitare). Le groupe se fait connaître avec son premier EP sorti en 2009, A New area for our plagues. Alors signé sur le label belge Ultimhate Records (Absurdity), le groupe commence alors à tourner avec des formations renommées sur la scène deathcore/metalcore comme Emmure, Walls Of Jericho, August Burns Red ou encore The Arrs. Ces concerts leur permettent de connaître un succès croissant, et en 2011 de sortir leur album Aeon's War chez Siege of Amida Records soit l'un des labels de référence en la matière (Armed for Apocalypse, The Bridal Procession...).

As They Burn / Chronique LP > Aeon's war

As They Burn - Aeon's War Ecouter As They Burn, c'est ressentir le monde se désagréger. Plus violent que Parkway Drive et d'ambiance aussi cataclysmique qu'Emmure, le lignage d'As They Burn mêle en ses racines des groupes comme August Burns Red, Terror, Caliban ou encore Walls Of Jericho.

Fondé en 2007 par cinq amis parisiens, As They Burn concrétise deux ans plus tard son premier EP en 2009, paru chez Ultimhate Records. Grâce à la violence et l'excellence abrasive de ses 6 morceaux, A New area for our plagues permet au jeune groupe d'être reconnu par le milieu. Tournant avec Despised Icon, War From A Harlots Mouth, Emmure ou encore L'Esprit du Clan, ATB se fait une place dans la communauté de ses aînés. Le 20 juin 2011, les As They Burn sont parés pour jouir d'une reconnaissance plus grande encore. Leur premier album Aeon's War les propulse au cœur de l'attention de la scène metalcore/deathcore. Le retour sur le parcours encore jeune (1 EP + 1 album) de Kévin, Hoby, Fabio, Ronald et Milton s'imposait donc tout naturellement en ces pages.

Neuf morceaux viennent ainsi s'ajouter aux six excellents premiers nés deux ans plus tôt. Ce que Aeon's War nous réserve est fracassant. La symbolique de la pyramide sur la pochette représenterait le passage de l'ignorance au savoir et de l'éveil des Hommes qui se rapprochent de la vérité et de la lumière. Chez les Egyptiens, la pyramide représentait simplement le lieu où l'Homme passe de la vie à la mort. Dans "Bless my will" tout le brio de la composition réside dans une rythmique crescendo et féroce. Kévin et son chant guttural défouraille nos oreilles mais opte pour le mutisme lors des silences cadencés et hardcore. Là où la félicité des instants progressifs et planants s'instaure, le chant se tait. Le premier morceau est alors une parfaite introduction aux talents et inspirations du groupe.

Le grain de voix de Kévin s'appose parfaitement sur les parties instrumentales. Death, mélodieuses et hardcore, celles du second titre, "City ov pyramids", nous font même don de grands soli à la The Ocean. Cataclysme et envolée ne font alors plus qu'un, "I tasted pleasure and enjoyed it. I enjoyed what you banned. I enjoyed your restrictions.My visions do not come from the sky. I wanna pray straight from the ashes of hell". La volonté de profiter des plaisirs de la terre et de ne s'encombrer d'aucune restriction dictée par la religion est mise en avant dans la majorité des morceaux. Avec "Scarlett the sacred whore", le timbre de voix et les cadences rappellent certains morceaux de Gojira, tandis que "Distorted rules" échappe à la comparaison dans une effluve de passages lumineux et prophétiques (les boucles incessantes de notes, l'ambiance céleste et furieuse à la fois). "Aeon's War" et Psychoactive green fairy" nous plongent dans des murmures et hurlements plus espacés, le tout empêtré dans des boucles toujours aussi maîtrisées et précises. La rigueur de Meshuggah mélangée à des brillants solos death progressifs.

Lorsqu'arrive "Unfinished Creature", les premières impressions d'avoir sous les tympans une copie pure et simple d'Emmure s'est volatilisée. As They Burn est entré dans la cour des grands par lui-même, car la force des compositions ne réside pas toujours dans la violence de leurs passages les plus virulents mais aussi dans la tempérance et l'absence de chant sur des morceaux de post-deathcore, aussi puissants qu'enivrants. "A life more utopian than ever. Follow me and have a good time. God is not alive to punish you. Your will is here to satisfy you" ("Unfinished creature"). A écouter sans attendre, c'était Aeon's War mes amis.