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Originaire de la région parisienne, Arms of Ra est une formation évoluant dans des sphères doom/metal/crust/postcore, composée de Simon, Heddy, Pierre, Matthieu, Pierre-Alain, que l'on peut rapprocher de Celeste, AmenRa, Comity ou Buried Inside. Courant juillet 2009, le groupe enregistre son premier EP, éponyme, sous la houlette de Thomas, membre d'HKY et Crossing the Rubicon. Quelques mois plus tard, ce premier effort sort en autoproduction avant que le groupe ne signe chez Swarm of Nails (Exilym, Quartier Rouge, Tears|Before, V13...) qui le réédite au printemps 2010.

Arms of Ra / Chronique EP > Arms of Ra

Arms of Ra Il n'y a ici "que" trois titres et pourtant cela suffit d'ores et déjà à qualifier Arms of Ra de nouvel espoir de la scène doom-hardcore-noise-metal (et affiliés) hexagonale. Un "Taxidermie" saignant et tourmenté pour engager les hostilités, le riffing aux aguets, le hurlement cinglant et la production qui confère à l'ensemble un côté incisif qui sied parfaitement au groupe, les sept minutes et onze premières secondes du morceau inaugural de cet EP éponyme nous plonge directement au coeur de l'univers du quintet francilien. Entre growl "en-core" et section rythmique marteau-pilon, musique d'écorché vif et bestialité assumée, on en prend d'entrée plein les tympans et on comprend tout de suite là où l'on est tombé. Entre lourdeur viscérale et férocité décadente, le son made in Arms of Ra se remplit un peu plus de haine au moment de faire dégorger son "Pyramids", véritable éloge au doom/hardcore/sludge magnifié par un "chant" tout en rupture, presque schizophrénique par moment, quand il se laisse submerger par ses déviances. Parce qu'ici, plus question de conserver intact sa santé mentale, le sens des réalités est mis à l'épreuve, nos repères délibérément troublés pour appuyer le propos, assez nihiliste, d'un groupe qui a décidé de faire saigner les tympans de son auditeur (d'où le rapprochement que l'on peut oser avec des formations de la trempe d'un Celeste ou d'un Comity). Monstrueux. Comme l'est du reste, "The color of my name", troisième et dernière piste de cet EP éponyme, une véritable catharsis émotionnelle couchée sur bandes audio et proposant quelques 9'43 d'un véritable déferlement de sons, de rage contagieuse et de cris, qui partent du reste dans les aigus jusqu'à en torturer les tympans (sans doute le seul gros point noir de ce titre et du disque)... Pour le reste, en trois titres, Arms of Ra démontre autant de choses que nombre de ses contemporains en plusieurs démos, EP voire albums complets, histoire de démontrer que la durée ne fait pas tout et que la brièveté de son format ne saurait pour autant l'empêcher de frapper déjà fort. Classe.