metal Métal > Antigua Y Barbuda

Biographie > Y las pinas coladas ?

Les Antigua Y Barbuda ont été crées en 2004 à Pampelune en Espagne d'abord sous le nom de Qwer puis sous le nom actuel après un remaniement des membres du groupe. Le quatuor est désormais composé de Guille (batterie, chœur), German (guitare, voix et clavier), Alberto (basse) et Asier (guitare, chœur). Grâce à cette nouvelle dynamique, un premier EP s'intitulant La Pirámide Invertida sortira en 2008 mais c'est avec leur premier album nommé Try future qu'ils feront réellement parler d'eux en France grâce au label The Flying Elephant Records.

Interview : Antigua Y Barbuda, A&B en interview (juin. 2009)

Antigua Y Barbuda / Chronique LP > Try future

Antiguaybarbuda - Try future Parfois, il faut savoir mettre ses préjugés à la décharge publique et passer outre la première impression pour ne se fier qu'au son : c'est le cas du présent disque dont les atouts sont clairement musicaux et non dans les aspects visuels. La pochette et le titre de l'album Try future ont tout d'une affiche de propagande pour la domination de la secte Raëlienne dans le monde et le nom du groupe évoque plutôt un orchestre de musique exotique destiné à faire bouger le popotin de votre copine... Mais il n'en est, mais alors absolument, rien : des îles, ils n'ont gardé que les atmosphères tempétueuses lors des cyclones et ce goût pour l'isolement insulaire que les Antigua Y Barbuda ont transformé en isolement musical tant leur musique est atypique et ne ressemble qu'a des bribes d'autres styles : un peu sludge pour ces guitares imbibées de boues, un peu de black-métal pour ces déluges rythmiques au taquet et enfin quelques minuscules relents d'électro à base de nappes digitales. Le tout paraît assez antinomique mais sonnerait presque comme un mélange réussi d'un Mastodon qui collaborerait avec la section rythmique de Dimmu Borgir et un Jean-Michel Jarre parcimonieux au clavier. En plus d'être originale, la musique d'Antigua Y Barbuda ne lésine pas sur les moyens pour te faire succomber grâce à la production plutôt réussie de Kurt Ballou (Torche, Converge) mais aussi par des titres au potentiel immersif complètement exacerbé : la plupart d'entre eux oscillent entre 5 et 8 minutes entre accalmies annonciatrices de bourrasques, tsunamis de décibels et de totale déperdition pour l'auditeur qui aura bien du mal à rassembler les morceaux de ses neurones pour revenir à son train-train quotidien. Un dernier point sur le chant d'Antigua Y Barbuda : si la voix haute et perchée est clairement un élément rebutant au départ, elle devient rapidement un mal nécessaire et un ingrédient indispensable dans l'identité du groupe espagnol : le quatuor sans ses vocalises presque heavy serait un peu comme un John Merrick sans les difformités de son visage. Enfin à propos d'éléphant, on ne peut que saluer l'audace du jeune label The Flying Elephant Records : pour une première signature, c'est du costaud et il aura désormais le petit renard du désert à ses basques.