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Les prémices d'Angtoria commence lorsque Sarah Jezebel Deva (Cradle of filth, Therion, Mortiis) et Chris Rehn (Abyssos) se retrouvent sur une tournée commune, l'occasion de partager de sidées sur la musique et des visions sur la composition. Ce sont des idées comme un projet purement orchestral, avec desambiances tels que celles des bandes-sons de films (ou chez Epica), qui leurs donnent l'envie de travailler ensemble.
Fin janvier 2002, Chris démarre la composition des chansons, qui seront enregistrées au studio Virtual Symphony, tenu par Tommy Rehn (Moahni Moahna), en novembre. Malgré un bon accueil de cet enregistrement, leurs connections étant restreinte au sein de la scène métal, ils leurs fut difficile de trouver un label.
Face à cette difficulté, le duo décide de créer un groupe dans la même veine que ce projet orchestral, mais plus orienté vers le métal et avec des membres capables de partir en tournée. Sarah pose sa voix sur les compositions de Chris en juillet 2004, et Tommy Rehn, responsable de l'enregistrement, rejoint le groupe de son frère. En novembre 2005, ils signent un deal avec le label français Listenable Records.

Angtoria / Chronique LP > God has a plan for us all

Angtoria : God has a plan for us all Après un premier jet, histoire de rassurer les foules, pour ainsi dire un galop d'essai, Angtoria boucle son album complet pour de bon. Angtoria a commencé l'enregistrement de God has a plan for us all en novembre 2005, au Sidelake studios en Suède, 12 titres de métal symphonique (quoique...), avec une liste d'invités assez conséquente : Aaron Stainthrope (My Dying Bride), Rikard Andersson (Space Odyssey, Time Requiem), Dave Pybus (Cradle of filth), Andreas Brobjer (Platitude, Space Odyssey), Martin Häggström (Moahni Moahna, Zool), le mix initial a été effectué par Daniel Bergstrand (AqME, Soilwork, Messhuggah, Strapping Young Lad, Unfold...).
Angtoria confirme avec cet album, tout le bien que l'on pensait d'eux après leur démo officieuse, "I'm calling" renvoit tout le monde dans les cordes, avec son insatiable déluge millimétré de guitares saturées, ses cordes grandiloquentes, son rythme qui file sans répit, comme un cheval lancé au galop, un titre essouflant avec un voix bien présente, qui perd un peu de son charme et tombe dans la facilité du Vocoder, à la mode ces derniers temps avec des résultats décevant en général, sur quelques passages, sans pour autant sombrer dans des titres transpirant l'effet comme avec Wuizit.
"God has a plan for us all", se fait beacoup plus symphonique, on y retrouve ainsi des choeurs qui rappèleront sans doute Therion, l'ambiance s'éloigne un peu des tendances gothiques du reste de l'album, tout en pressant un peu sur le métronome. On retrouve les titres de la démo, avec une production plus efficace et un mix un peu différent, changeant légèrement la tonalité des morceaux, notamment un "Deity of disgust" ayant forci sur les basses. "Original sin" démarre à la limite d'une bande sonore (à la Epica), s'envole lentement dans les cieux, atmosphère inquiétante et moite, la section rythmique habituelle d'Angtoria toujours à l'oeuvre : palm-mutting de guitare, basse pillonant, batterie qui ne laisse rien passer, avec cette voix d'outre-tombe appartenant à Aaron Stainthrope, qui donne du piment à l'ensemble.

Angtoria / Chronique EP > Angtoria

Angtoria God has a plan for us all se dessine à l'horizon avril 2006, en attendant Angtoria livre une démo de 5 titres, un avant goût de bon aloi. Un son nickel et une production impeccable, avec le passé des frêres Rehn, c'est le résultat attendu. Le soit-disant métal gothique a le vent en poupe ces derniers temps (avec Epica, Xandria, Leave's Eyes pour ne citer qu'eux), quatre compositions assez classiques, sans trop de grosses surprises mais de bonne facture. La voix de Sarah Jezebel Deva est envoûtante et trouve sa place à merveille dans les compositions du groupe, notamment avec une voix légère sur le bourru et compact "Six feet under's not deep enough".
Le groupe reprend "Confide in me" d'une certaine Kylie Minogue, titre qui s'embourbe un peu et qui colle un peu trop un peu à l'original, mais dont l'ajout de grosses guitares et d'élements orchestraux apporte une richesse sonore absente au départ.
Envolées de guitares, basse lourde, batterie prolixe, "Deity of disgust" montre ses dents et plante ses décibels, le titre fait mouche et rebondit à volonté, un refrain dense et une ambiance épique, le solo sort ses griffes, la machine est relancée par Sarah d'une voix de stentor. Une démo qui présage d'un album fait avec une aussi grande qualité et attention.