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Né en 2005, Anemone se saborde en 2008. Une courte carrière pendant la quelle, les cinq natifs de Tierp (en Suède) auront commis 3 méfaits sonores : une démo en 2006, un EP l'année suivante et un Split vinyle avec les frenchies de Taciturne en 2008 (via Desormais Records). Sur chacun de ses efforts, le quintet peaufine un peu plus son style fait de screamo-HxC, d'emo-violence et de punk corrosif avant de mettre un fin à sa carrière non sans avoir fait les choses à fond, jusqu'à la limite de la rupture mais avec un esprit DIY de tous les instants.

Anemone / Chronique Split > Anemone | Taciturn

Taciturne | Anemone Split Quand Desormais Records se décide à nous envoyer pour la première fois l'une de ses productions, la première chose à faire au W-Fenec... c'est de savoir de qui il s'agit. Réponse : d'un "petit" label qui publie depuis 2006 un ou deux disques par an dont la majeure partie concerne Taciturn, l'un des deux groupes qui nous intéresse aujourd'hui. D'accord, c'est bien beau tout ça, mais ça ne nous dis toujours pas de quoi il retourne exactement. Une petite recherche sur MySpace plus tard et bam !, dans les gencives, on se fait harceler par le screamo-hardcore des poitevins d'adoption (ils sont originaires de Saintes en réalité). Là on comprend qu'il faut jeter un oeil au groupe qui les accompagne sur le split que l'on nous propose de chroniquer. On découvre alors Anemone, un quintet qui comme son nom ne l'indique pas forcément est ... suédois ; et qu'il pratique un cocktail emo-violence furibard qui cautérise les tympans façon "instant suédois". Split 12'' éponyme, l'objet recèle une grosse douzaine de plages musicales, celles-ci oscillant entre 11 secondes (!!) et un peu plus de 4 minutes.
Au programme donc, des hectolitres de violence pure déversés par chacun des deux groupes sur des enceintes qu'ils font fumer chacun de leur côté. Pas une once de délicatesse satinée à l'horizon. Des titres qui suintent une douleur vivace qui ne demande qu'à s'exprimer, une propension certaine à tout lâcher dans les amplis peut importe les conséquences, tout au long des quelques 13 titres, pour 25 minutes seulement, les deux groupes célèbrent l'amitié franco-suédoise à leur manière, non sans casser quelques assiettes et fissurer deux ou trois murs porteurs dans la cuisine. A deux, Anemone et Taciturn font du bruit, beaucoup de bruit et si la prod, très sèche, voire aride est certainement un peu légère, le résultat n'en possède pas moins un côté hargneux, très DIY et carrément écorché vif. Car ce qui lie indisociablement les deux groupes, c'est ce sentiment d'insoumission punk qui transparaît tout au long de cette petite demi-heure de décharge screamo/emo-violence qui remet brutalement les idées en place. Pas de doute, pas de concession, on tire d'abord et on regarde après. Tympans sensibles s'abstenir.