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C'est dans les Yvelines au début des années 90 que les musiciens d'Ananda font leurs armes, en 94, le noyau dur du groupe se forme et sort dés 95 ses premières procdctions, Masqué via le label La libre expression et un maxi Habeas corpus qui lui sortira sur un label américain, le privant d'une bonne distrib' en Europe. Pour les guitaristes Stu (Stéphane) et Thomas, le bassiste Gunth' (Jérôme) et le batteur Miz (Jérôme), les 3 années suivantes sont plutôt mornes, c'est l'arrivée de Michaël au chant qui va faire accélérer (et brutaliser) les choses. On n'est jamais mieux servi que par soi-même... le groupe lance son label, Antarius et le mini CD simplement appélé 5, c'est l'occasion aussi de remasterisé Habeas corpus et d'en faire profiter le vieux continent. Ce CD leur ouvre les portes de l'Europe et va permettre de nouer des amitiés durables avec d'autres groupes comme Knut notamment, la Belgique, la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche ... en sont pour leurs frais. La première partie de la tournée de Botch se soldera par la sortie (en juillet 2000) d'un live édité en vinyl. Entre temps, Overcome Records prend sous sa coupe le combo qui travaille dés lors à un nouvel album. Enregistré au studio BMT (Paris), cet album, Profane, va asseoir le groupe sur la scène du métal technique et brutal qui fait mal.

Ananda / Chronique EP > Profane

ananda : profane Le moins que l'on puisse dire, c'est que Profane ne s'adresse pas auxdits profanes, à la limite à des profanes-ateurs... Désolé pour ce mauvais trait d'humour, mais il faut bien préciser qu'il vaut mieux être initié au métal qui saigne avant de lancer le CD. "Journées exsangues" met les choses au point dés le début pour celui qui n'aurait pas été averti : ça sonne lourd, ça joue vite, ça joue bien, instrumentalement, c'est très efficace, très prennant. Et c'est comme ça tout l'album. La prod' des grattes n'est pas trés éloignée de ce que nous a fait un Dan Bergstrand pour Unfold, c'est cliniquement mortel. Cette débauche d'énergie et d'agressivité concerne aussi la voix et l'affecte un peu, elle semble forcée et un peu en arrière. Si les titres sont en français, ce n'est pas pour autant que ça doit plaire au ministère, les textes n'étant compréhensibles qu'au sein du digipak... Peu importe, c'est pas du Céline Dion. Si le chant est donc assez terne et monotone ne sortant pas trop des sentiers battus par le style, les rythmes et les riffs s'enchaînent à vitesse grand V et mieux vaut s'accocher pour les suivre, c'est un régal ! Pièce centrale de l'édifice, le titre "Du fond du coeur" nous lamine de breaks, de ponts et de roulement ravageurs. Impressionnant, comme le reste d'ailleurs... "Machine" vient clore l'album rouge et noir (ça fait plus penser à "sang et cendres" qu'à [JanMas] ou Stendhal), ce titre est lui aussi un peu plus marquant, les accords en cascade innondant un batteur infatigable jusqu'au final qui fait office de carnage.