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Amanda Woodward est le nom d'un des persos de Melrose Place, ne m'en demandez pas plus, je saurais pas quoi répondre étant donné que je ne connais absolument pas cette série... Si ça ne nous aide pas pour découvrir l'univers du groupe basé à Caen, savoir qu'ils ont sorti une démo et une ribambelle de "petits" CDs depuis 2000 et que le line-up a subi a de nombreuses modifications depuis leurs débuts n'aide pas beaucoup non plus... Antoine et Nico aux guitares, Thomas à la batterie, Pierre à la basse, Cyrose aux bidouillages sonores et Jerôme au chant... ça n'aide toujours pas, le nom de leurs précédents combos un peu plus (Alcatraz, Peu-être, Kartarmata, Season, 2138, Lee major, Hippies of today, Karras, Swif corporal search...). Non, définitivement dans cette petite présentation, ce qui semble le plus intéressant c'est de savoir que Amanda Woodward est un groupe qui en veut, qui est prêt à aller jouer n'importe où (Italie, Allemagne, République Tchèque, Autriche, Suisse, Pays-Bas, Espagne, Pologne, Croatie, Etats-Unis... les ont déjà vus jouer) et avec du beau monde : si Shane Cough ou Enhancer n'ont pas vraiment de liens directs avec eux, voici une liste de groupes avec qui ils ont partagé des affiches et qui ont certainement des points communs avec eux : Virago, Reiziger, Judoboy, Gantz, Romeo is Bleeding, JR Ewing, Vanilla, Waiting For Better Days, Yage, Standstill, Overmars, Tang, Iscariote ...
Durant l'hiver 2003-2004, ils enregistrent avec Didier Tillit au BMT l'album La décadence de la décadence qui sort chez Paranoid Records.
Le groupe est actuellement (2006-2007...) plongé dans un coma artificiel, l'un de ses membres étant parti vivre en Pologne...

Amanda Woodward / Chronique LP > La décadence de la décadence

amanda woodward : la decadence de la decadence D'abord sorti en Allemagne et aux Etats-Unis (pour y promouvoir leur tournée) cet album à l'artwork remarquable (sorte de pantin de la consommation rétro) n'est disponible en France que depuis février 2005, impensable que personne ne se soit emparé de la galette avant ça... Car en terme d'emo-core rock-métal option screamo, les Caennais se positionnent au rayon "inévitables", en effet ils maitrisent leur art à la perfection... Si certains groupes atteignent leurs limites quand ils poussent leurs cris chantés, Amanda Woodward a de la marge et se permet même de chanter en français ! Il faut dire qu'ils attachent beaucoup d'importance à leurs textes : violente critique de notre société, références et petits jeux de mots, le phrasé comme le message fait dans le détail tout en traçant tout droit. S'il n'est pas forcément évident de tout distinguer à la première écoute (sauf sur les passages posés comme les couplets de "Dans le cas où les flammes"), avec les paroles dans le booklet, tout prend un sens certain, y compris "La décadence de la décadence", vous ne trouverez pas d'histoire ou de liens logiques mais une sorte d'esprit... enragé. On pourrait chercher à les comparer à Gantz, Gameness et pourquoi pas à Burn Hollywood Burn mais Amanda Woodward impose tellement son identité qu'il n'est pas besoin de les raccrocher à d'autres pour y trouver un intérêt au sein d'une mouvance particulière, la qualité de leurs titres ("Le temps du deuil" par exemple !) suffit largement à convertir n'importe quel amateur de bonne musique un poil "violente" (avec cependant un son de grattes assez rock'n'roll).
Le problème avec les groupes screamo, c'est que l'on a du mal à les écouter en boucle, il arrive toujours un moment où on sature, Amanda Woodward repousse les limites de notre tolérance au style et c'est un réel plaisir que de suivre leurs écorchures...