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Alchemist nous vient de l'autre côté de la Terre, de l'Australie, pays que l'on associe rarement avec le métal. L'aventure d'Alchemist commence en 1991, rapidement suivi deux ans plus tard de Jar of Kingdom. De nombreuse tournées suivront, notamment avec Opeth, Kreator ou Fear Factory. Lunasphere reçoit un excellent accueil chez les kangourous et permet surtout au groupe de se tourner vers l'international après l'album Organasm qui voit le jour en 2000 . Repérés par Relapse Records, le groupe passe trois à composer l'incandescent Austral Alien. Puis en octobre 2007, Alchemist sort : Tripsis.

Alchemist / Chronique LP > Tripsis

Alchemist : Tripsis Tripsis tabasse sec, il n'y a pas d'autres descriptions se rapprochant mieux de leur musique. Déluge de guitares, avalanches rythmique, Alchemist fait du métal une véritable tempête industrielle, du reverse-engineering de l'indus métal à coups de guitares et de décibels. Au déluge originel les australiens y ajoutent une précision chirurgicale, un scapel qui découpe des mélodies avec subtilité, tranche dans le gras comme jamais, Alchemist à sorti toute son artillerie sur ce Tripsis de gros calibre. C'est un mélange d'Opeth, Neurosis et Strapping Young Lad, un hybride amphibien qui se meut à travers le temps et l'espace, de "Wrapped in guilt" à "Substance for shadow" de manière fluide et efficace. Chant intemporel, guitares déboulant par couches successives, le groupe étouffe le spectre sonore, l'innonde de fréquences maîtrisées.
L'impression d'homogénéité qui se dégage de ce sixième album d'Alchemist est cosmique et déstabilisante, "Wrapped in guilt" ne laisse aucun instant de répit, succombe sous les coups de boutoirs incessants. De l'astrophysique, le combo australien en a le goût pour les grands espaces et la recherche de dimensions nouvelles, "Tongues and knives" se sublime par lui-même, un Meshuggah plus accessible et plus psychédélique, qui explore de nouvelles galaxie. Echo, delay, reverb, l'arrière-boutique d'Alchemist est plutôt chargée pour un groupe de métal, c'est Mogwai ou Mendoza version burnée, malgré un "Nothing in time" qui failli à la règle et reste plutôt sage.
Tripsis c'est neuf titres en platine, métal catalytique et chirurgical, d'une précision rare et à l'exécution addictive où les guitares s'entrechoquent comme autant de galaxies cannibales.