metal Métal > After Feed-Back

Biographie > bio AFB

L'Espagne, c'est juste à côté de chez nous et que connaissons-nous de leur musique ? Pas grand chose, de leur néo-métal, on a entendu Hamlet, distribué en France via Wet Music mais pour le reste ? Il semble pourtant que le niveau soit élevé, voir très élevé si j'en juge par ce qu'After Feed-Back propose...

Au début, trois potes de Manlleu (à 70 bornes de Barcelone) : Joan Pla (guitare), David Martinez (basse, chant lourd) et Alex Calvo (batterie) font du thrash métal pour le fun et puis se mette à mélanger leurs influences. Leur côté fusion de styles s'accentue quand Eloi Casellas (un deuxième guitariste), un nouveau chanteur et un DJ/Scratcheur entrent dans le groupe. Mais ces deux derniers ne sont que de passage... Sans chanteur, le groupe enregistre quand même quelques titres pour un court-métrage et une compil'. Après deux ans de vaine recherche, ils trouvent finalement Toni Muñoz qui apporte sa voix et une nouvelle envie au groupe qui va dés lors bosser d'arrache-pied, les concerts se suivent, les publics grossissent et fin 98, Marc aka Dj Jefe (sample, scratch) entre dans le combo dont le line-up n'a pas bougé depuis.
Ils ont enregistré un CD démo Your toy is broken, édité à 500 exemplaires et dont la qualité sonore doit beaucoup à leur ingé son Jordi Vila, autoproduits, ils cherchent bien sûr un label pour les accueillir... En attendant, ils se font connaître en faisant des concerts (1ère partie de Pulkas notamment) et surtout en offrant leurs titres sur Internet ! Ils ont mis un de leurs titres sur Vitaminic à travers l'Europe et au classement métal des downloads, ils arrivent à la 1ère place en Espagne et en Allemagne, la 2ème aux Pays-Bas, la 4ème en Italie... Et tout cela en à peine 4 mois... C'est qu'After Feed-Back plaît ! Les responsables du RockSound Espagnol vont même jusqu'à inclure un de leurs morceaux sur le sampler de l'édition espagnole du mag', une première pour un groupe non signé !!!
En 2001, AF-B décroche un contrat avec un lable allemand qui en appelle un autre plus gros, ils partent enregistrer l'album en Allemagne et UMC les distrribue en France. Pour fêter ça et la sortie de l'album The first emotion (en mai chez nous), les Body Fluids montent une mini-tournée avec les ibériques début avril 2002, l'occasion pour moi de prendre une claque de plaisir et de faire une petite interview...
Au moment de composer le nouvel album, Toni décide de stopper ses activités au sein du groupe, la vie de zicos ne lui convient pas… David prend sa place au chant et en septembre 2003 sort leur deuxième opus.

Interview : After Feed-Back, interview en mélspagnol (novembre 2003)

Interview : After Feed-Back, interview (avril 2002)

After Feed-Back / Chronique LP > After Feed-Back

after feed back : 2° album Après le départ de Toni, on se demandait si After Feed-Back allait pouvoir faire face. David n'avait par le passé assurer que des back-vocals, lâcher sa basse et arriver sur le devant de la scène aurait pu être fatal au groupe. Et pour être franc, les quelques passages écoutés en "advance" n'étaient pas vraiment rassurant, on sentait que le groupe avait perdu bien plus que son chanteur... Mais quand le CD (sans nom) est arrivé intégralement dans mes oreilles, j'ai rapidement changé de (pré)avis ! Les changements au sein du groupe ont finalement peu touché ce qui fait les forces du groupe : David qu'on savait très à l'aise sur les parties lourdes s'en sort magistralement avec les parties mélodiques ("Equilibrium"), le nouveau bassiste s'est parfaitement intégré ("I can't breath") et les riffs et les rythmiques de batterie sont toujours très travaillés même si sur certains passages ils sont assez classiques ("Get it all"). Les samples (Bush et sa guerre en "War bites", "White black") et les scratchs font mouche, les textes ne manquent pas d'intérêt et les sonorités ne sont pas choisies au hasard ("Bullet for a", "Empty"). Parmi ces bombes néo, on trouve "That old guitar" qui est certainement le titre le plus calme jamais enregistré par le groupe à ce jour, son l'orchestration fait qu'on pense aux balades d'Ill Niño. Titres efficaces, inventifs, ultra bien produits et qui respirent leurs origines espagnoles (l'accent mais aussi l'excellentissime "XXX"), After Feed-Back n'a pas perdu sa place de leader de la création néo en Europe, c'est une putain de bonne nouvelle. Et en bonus, sur le CD, le groupe offre une vidéo avec des extraits live, des interviews (sous-titrées en anglais) et des tonnes d'images de leur enregistrement en Allemagne... Si tu veux faire connaissance avec eux, c'est donc le moment !

After Feed-Back / Chronique LP > The first emotion

after feed back : the first emotion Chaud bouillant, chaud devant, voilà enfin The first emotion ! 12 titres dont de nouvelles versions de "Gisele", "Fall of '99" et "Scream !" qui m'avaient déjà enchanté il y a deux ans, et en bonus l'incroyable "The shining man" de la démo. Et c'est tout naturellement avec leur premier titre phare qu'After Feed-Back lance son premier opus et la machine "Winner or loser", eux ont choisi leur camp, celui des gagnants. La première version du titre était bien mais il lui manquait un petit quelque chose, là, aucun problème, ça claque direct, gros gros son (qui aurait cru le contraire ?) et pasages mélodiques, à la guitare notament, renforcées par les chants... Grosses guitares, multitudes de riffs, de rythmes, incroyable chant mélodieux, breaks ravageurs, scratchs millimétrés... voilà les principaux ingrédients de la galette avec laquelle on se régale. Dans cette chronique, je passe volontairement les excellents titres déjà présents sur le promo Cd puisqu'il est chroniqué en détails juste à côté... Place aux autres donc et au refrain élevé et aux descentes aigües de "Innocence" et son imparable "It's only an echo of what you were"... et oui les After Feed-Back ont eu la bonne idée de mettre les paroles dans le livret glacé, des paroles qui méritent donc d'être lues... comme ce "Don't talk about justice cause not even nature knows wat is it". Le jeu des guitares aux riffs différents est sublime sur "When to smile means to cry", c'est ça aussi la force des espagnols, c'est de faire un néo-métal avec une architecture nettement plus complexe que la moyenne. Sur "No way out" Jacob du groupe Concrete Tree, emmené en Allemagne pour servir d'interprète, amène un phrasé plus rappé, parfaitement mis en valeur par le chant de Toni et les guitares qui rivalisent dans les effets au lieu d'enfoncer les portes ouvertes avec des riffs bateau. Suivent les 7 minutes 30 de "The shinning man" pour achever les derniers perplexes... 12 titres au total, 12 bijoux, 12 morceaux qui démontrent qu'on peut encore faire du néo-métal jumpant et intelligent, posé et mélodique, rageur et songeur, ibérique et européen. Cet album est une belle claque, prends-la, tu nous remercieras plus tard...

After Feed-Back / Chronique EP > demo CD

Voilà donc 4 nouveaux titres enregistrés par After Feed-Back, 4 titres "inédits" sur le net et qui renforcent notre idée, After Feed-Back est un pur groupe !!! Dés l'intro le son est au rendez-vous et pour un groupe non signé, c'est tout simplement le meilleur son que j'ai entendu. Y'a des grosses prod' ricaines qui ne font pas mieux !!! Les 2 guitares s'amusent chacune de leur côté sur la voix de Toni puis bing, ça pète pour un refrain hyper jumpant, c'est vraiment de la folie !!! Dans l'idée, ça ressemble un peu à du Factory 81 pour les connaisseurs, pour les autres, on est en manque de référence précise de ce côté-ci de l'Atlantique, on pourrait toujours dire un croisement entre KoRn, Limp Bizkit et Deftones mais ce serait plus que réducteur ! Cette manière d'utiliser les machines, le scratch, les rythmes, la voix très douce, très mélodique, un chant très peu rappé au final, des envolées de riff avant qu'ils ne retombent... Tout ça font de la zic des Espagnols, un truc hors du commun, même les harmoniques artificielles sont ici placées un peu différement. C'est vraiment une grosse claque... L'attaque des paroles, le jeu des voix, le son de gratte, tout ça est particulier et semble pourtant naturel, ça arrive jusqu'à nos oreilles sans nous choquer, leur musique coule de source, on ne peut rien faire d'autre que l'apprécier. C'est difficile de parler sous le choc d'une telle révélation (et ça fait déjà 1 mois que je les écoute !). Même quand ils s'énervent vraiment ("Scream !"), ça passe comme une lettre à la poste parce que derrière, ils font couler un bain chaud d'accords et de bidouillages et relancent la machine pour mieux nous replonger la tête sous l'eau ! C'est terrifiant !!! Ils sont vraiment très très forts.
Je ne comprends pas qu'ils ne soient pas encore signés. Maisons de disques ? Labels ? Faites quelque chose !!! Signez-les ! Faites-les tourner ! Par pitié, ne laissez pas un tel trésor se perdre au fin fond de la Catalogne...