metal Métal > Aeons

Biographie > particules élémentaires

Après avoir joué dans diverses formations métal, 6 jeunes Dunkerquois forment Aeons. Nous sommes en septembre 97 et Aeons est une bande de potes qui veulent jouer une musique qui sera la leur et qui se dégage des stéréotypes qui existent dans le métal. Le groupe au complet rassemble derrière Gilda (emblématique frontman du littoral Dunkerquois !), Arno à la batterie, Nico à la basse, son frère Yud à la guitare, Gott aux claviers et Greg à la guitare et au chant clair. En quelques mois, ils composent plusieurs titres et enregistrent une première K7 démo 4 titres F Deneb T Saiph qui va leur permettre de décrocher les premières parties des passages de Loudblast et Oversoul dans leur antre que sont les 4 Ecluses.
Boostés par les retours du public et l'intérêt que porte leur métal indus influencé notamment par Sup ou The Gathering, ils décident de passer à l'étape supérieure. Cette étape, c'est l'enregistrement et la production d'un CD 3 titres. Au début de l'année 99 sort donc Hegire.
En attendant l'album le groupe enregistre "The cube", un titre de Sup qui paraitra sur le triple tribute dédié au groupe. L'attente est visiblement trop longue pour Arno qui quitte le groupe, l'abscence de batteur retarde un peu tout, Hervé (Loudblast, Clearcut) qui traîne souvent dans les parages du LBLAB, où le groupe répète, accepte de jouer les batteurs temporaires et se prend tellement au jeu qu'il est désormais derrière les futs en CDI ! Ne voulant pas se lancer dans l'auto-distribution de leur album, Aeons et Sphere Manage décide, à l'automne 2001, d'éditer 3 titres extraits de l'album pour accélérer le mouvement. Et ça paye puisque Next Music flashe et prend le groupe sous sa coupe, l'album Supergreen sort le 26 avril 2002, la presse est élogieuse, nous aussi...

Aeons / Chronique LP > Supergreen

aeons : supergreen Avec Supergreen, on retrouve le Aeons de Hegire mais en mieux... Le son de la prod est énorme et les compos étirées sont encore et toujours trés travaillées. "Gift of dream" est lancinant, voix doucereuse ou caverneuse, on n'a pas le choix, on a les deux... Les parties guitares sont très belles, les tempos très mesurés... Il en va de même pour "Alcyone 3" et "Natural" où l'on retrouve l'esprit (sans la voix) de The Gathering, une des influences revendiquées du groupe. Sur l'opus, une certaine quiétude côtoie la tempête... Les rafales s'abattent lors de "BBH" qui ne lésine pas sur la double pédale, les cascades de riffs, les voix déchirantes et une montagne escaladée par le clavier, la fin, beaucoup plus mélodique au chant a le don de surprendre l'auditeur, scotché jusque là. Sur les deux "Djihad" et sur "Northern delight", sont mélangées le groove, la puissance, des envolées un peu plus lyriques (tant par les guitares que par le chant ou le clavier), les break basse/batterie efficaces, les titres sont assez fouillés, complexes et pourtant accrocheurs, le son est vraiment phénoménal, l'ensemble, incroyablement riche, est très impressionnant ! Et cerise rouge sur ce gateau vert, "Supergreen", titre très calme, le dernier, peu chanté, il se rapproche de Pink Floyd, une sorte de trip new age métalique avec des loops reposants, la classe et la claque.
La puissance et la pertinence des compos d'Aeons prennent réellement leur ampleur sur scène où ils se déchaînent comme de beaux diables. Alternant ambiance calmes et mélodiques tirant parfois jusque vers du Pink Floyd période Division bell ("Alcyone 8") et déluges death-indus-métal enragés ("Djihad"), le set est dans l'ensemble très homogène. Et c'est ce qui fait la force d'Aeons, ils ont su marier leurs influences pour en faire leur musique.

Aeons / Chronique EP > Hegire

aeons : hegire Un "single" à la fois professionnel et promotionnel. Professionnel car l'objet est nickel, enregistré et mixé par Stéphane Buriez au LB studio et masterisé au Mad Master studio. Promotionnel car il est distribué gratuitement à pas mal de monde, la solution la plus intéressante si on suit la réflexion du groupe "si on le vend 15 balles, on en vend 100, là on le donne, y'en a 1.000 qui se baladent". Véritable investissement à long terme, Hegire apporte rapidement des fruits comme la participation à la convention tribale à Strasbourg ou aux Tympans Félés 99. Et Boost, Gojira, Scarve, Out, The Gathering (!!!), Sup... allongent la liste des groupes ayant joué avec les Dunkerquois. Mais ils restent sur terre et gardent le même objectif : "jouer ensemble le plus possible", et cela passe par l'enregistrement d'un album 12 titres. L'album est enregistré durant l'été 2000 aux LBLAB sous la houlette de Stéphane Buriez, mixé ensuite par Stephan Kraemer, il s'appelle Supergreen et commence alors une longue attente pour le groupe, celle d'une signature...