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Aeons > Chronique LP / Supergreen
Avec Supergreen, on retrouve le Aeons de Hegire mais en mieux... Le son de la prod est énorme et les compos étirées sont encore et toujours trés travaillées. "Gift of dream" est lancinant, voix doucereuse ou caverneuse, on n'a pas le choix, on a les deux... Les parties guitares sont très belles, les tempos très mesurés... Il en va de même pour "Alcyone 3" et "Natural" où l'on retrouve l'esprit (sans la voix) de The Gathering, une des influences revendiquées du groupe. Sur l'opus, une certaine quiétude côtoie la tempête... Les rafales s'abattent lors de "BBH" qui ne lésine pas sur la double pédale, les cascades de riffs, les voix déchirantes et une montagne escaladée par le clavier, la fin, beaucoup plus mélodique au chant a le don de surprendre l'auditeur, scotché jusque là. Sur les deux "Djihad" et sur "Northern delight", sont mélangées le groove, la puissance, des envolées un peu plus lyriques (tant par les guitares que par le chant ou le clavier), les break basse/batterie efficaces, les titres sont assez fouillés, complexes et pourtant accrocheurs, le son est vraiment phénoménal, l'ensemble, incroyablement riche, est très impressionnant ! Et cerise rouge sur ce gateau vert, "Supergreen", titre très calme, le dernier, peu chanté, il se rapproche de Pink Floyd, une sorte de trip new age métalique avec des loops reposants, la classe et la claque.
La puissance et la pertinence des compos d'Aeons prennent réellement leur ampleur sur scène où ils se déchaînent comme de beaux diables. Alternant ambiance calmes et mélodiques tirant parfois jusque vers du Pink Floyd période Division bell ("Alcyone 8") et déluges death-indus-métal enragés ("Djihad"), le set est dans l'ensemble très homogène. Et c'est ce qui fait la force d'Aeons, ils ont su marier leurs influences pour en faire leur musique.
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Quel album foutrement mou. On peut pas dire que ce sont des betes de travail non plus.
Bref à deconseiller vivement.