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Biographie > petit frère de KoRn ?

Adema aurait pu être un super groupe pour certains fans d'une scène underground mise sur le devant par les fans du petit monde musical de KoRn. En effet Kis Kohls est l'ex-batteur de Videodrone (groupe signé sur Elementree, le label fondé par KoRn) mais également de Sex Art (premier groupe de Jonhathan Davis, chanteur de KoRn), Dave DeRoo (bassiste) et Tim Fluckey (guitariste) officiaient dans Juice (en partie ex-Sex Art), dans le combo seuls Mike Ramson et Mark Chavez n'ont pas de casier musical. Adema aurait donc pu être un énième groupe de la région de Bakersfield à être lié à KoRn par une amitié de longue date, les groupes pré-cités n'ayant jamais vraiment défrayé les chroniques. Mais non, Mark Chavez n'est pas que Mark Chavez, c'est aussi le demi-frère de Jonhathan Davis... Et il attire donc toutes les oreilles et toutes les comparaisons possibles, cela a-t-il aidé le groupe à signer chez Arista ? Ou alors c'est sur leurs qualités intrinsèques que le combo arrive aujourd'hui sur le devant de la scène "neo-cold-wave californienne" et s'attaque au monde entier ? Certes, c'est un plus promotionnel mais c'est tout, c'est sur sa musique qu'on juge un bon groupe, et Adema est un très bon groupe.

Adema / Chronique LP > Planets

adema : planets Aprés un premier album remarqué, Adema, un deuxième plus discret mais où le groupe affirmait son identité, Unstable, certains ne pensaient pas les revoir... Mais le départ de Mark Chavez qui était pour beacuoup dans la (re)connaissance du groupe n'a pas érodé l'envie des musiciens de continuer, ils filent le micro à Luke Caraccioli et gardent le même nom... Planets, ce troisième album, est dans la lignée du précédent même si le chant très doux donne un côté encore plus mélo aux titres. Cette direction est donnée par les anciens membres qui étirent leur riffs ou sortent une gratte accoustique ("Rise above") et n'hésitent plus du tout à jouer sur le charme ("Planets") plus que sur l'agressivité (l'énergique "Shoot the arrows" devient une exception...). Les guitares distoridues et abrasives ne sortent que trés peu du placard ("Until now", "Chel", "Vikraphone") et même quand elles sont présentes, il y a toujours un petit quelque chose quelque part pour calmer le jeu... Et c'est souvent le nouveau chanteur et ses mélodies simples et efficaces qui se place au premier rang en sortant des refrains à faire pleurer Walt Disney ("Tornado"). Aseptisé et présenté par un artwork lamentable, on pourrait facilement descendre ce Planets mais les lascars réussissent tout de même à nous accrocher, notamment avec des morceaux du genre de "Better living through chemistry" qui n'est pas taillé pour les college-radios et mixent assez bien jolies mélodies et ambiance tendue.
Adema était rentré dans le rang avec Unstable, Planets ne les fera pas en sortir, et s'ils ont survécu au départ de Mark Chavez, il va falloir que Luke ("Luke, je ne suis pas ton demi-frère") fasse ses preuves en temps que frontman car le combo devra de nouveau passer l'épreuve des planches pour s'installer dans la durée.

Adema / Chronique LP > Unstable

adema : unstable Si l'arrivée d'Adema avait été fracassante, son retour avec cet Unstable a été à l'image de ce nouvel album : plus calme. Le groupe fait désormais parti du paysage musical et les présentations comparatives ne sont plus nécessaires, d'ailleurs, le chant de Mark s'est largement détaché de l'ombre de son demi-frère, ici, seul le speedé et final "Needles" rappelle véritablement KoRn. Adema écrit toujours des chansons très simples, très efficaces, aux enchaînements évidents mais irrésistibles, le grand changement réside dans la baisse du tempo général, la moitié des titres étant très calmes ("Promises", "Blame me", "So fortunate", "Betrayed me"...) avec des passages romantiques plus ou moins heureux ("Do you hear me", "Let go"), les relations humaines sont elles toujours le principal sujet abordé par les californiens. Le beau et le sombre dont donc toujours bon ménage (l'artwork est donc en adéquation avec les chansons). L'énergie est donc concentrée sur quelques titres dont le premier "Co-dependent" qui est une petite bombe de nervosité, les épaisses guitares alternent avec les sons bidouillés et des samples très présents mais qui ne font pas tape à l'oreille ("Unstable). L'album est dans l'ensemble très agréable à entendre, il ne marquera pas autant les esprits que le premier du fait du travail du groupe sur son identité (et le renforcement de leur côté nu-cold-wave), il aurait fallu davantage de titres dans la lignée de "Streesin' out" (très bon jeu sur les tomes et groove imparable) pour qu'Unstable se place dans les très bons albums de l'année, il permet au moins à Adema de survivre à son premier opus (ce sur quoi certains n'avaient pas parié...).

Adema / Chronique LP > Adema

Adema En trois quart d'heure et 12 titres, Adema démontre que ce n'est pas que grâce à Mark Chavez que le groupe en est arrivé là aujourd'hui. Chaque titre est un tube en puissance, des riffs qui font bouger, des rythmiques au taquet, une voix géniale, on est rapidement sous le charme. Quand arrivent les refrains, ils font mouche à chaque fois, et pour le peu qu'on parle anglais ou qu'on lise les paroles, on se retrouve à les chanter haut et fort (et faux en ce qui me concerne !). Le titre-démo "Struggle" est devenu "Everyone" mais a gagné en groove, c'est imparable. Les guitares sont ultra travaillées, dans la lignée des effets de Spineshank ou Orgy, sur le très électronique "The way you like it" par exemple. Il en va de même pour le chant et ses dédoublement à contre-temps, certes sur certains titres, on a l'impression d'entendre Jonhathan Davis sur Issues, mais après tout, s'ils sont demi-frères, ce n'est pas si étonnant... Alors quand les grattes sortent de petites notes et que les rythmiques se plombent on obtient un "Close friends" qui aurait carrément pu apparaître sur Issues ! Mais Adema ce n'est pas que ça, heureusement... Mark utilise sa voix pour nous faire frissonner et la pose remarquablement de temps en temps comme sur "Speculum" ou sur "Skin" qui montrent l'étendue de ces qualités..."I'd shed my skin for you / What would you want me to do / I will always love you / But I can live like that" et voilà que je rechante... Arrive alors le titre qui avait étonné tout le monde alors qu'Adema n'avait que 2 titres démo : "Pain inside". Impressionnant il était à l'époque, impressionnant il est toujours... Un régal. Et pourtant les textes ne sont pas très joyeux, les mêmes problèmes que ceux du grand frère ont parsemé la vie de Mark qui suit la même voix , pour les exorciser, celle de nous les faire partager pour notre plus grand plaisir.