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Ils ne sont que deux, (bien qu'origine quartet composé de deux guitares, d'une basse et d'une batterie), guitariste/vocaliste + batteur, a composer ADAI, une formation nord-américaine oeuvrant dans un registre mélangeant postcore, doom-death et noise-rock. En 2007, le duo sort son premier EP, ... I carry via Radar Recordings, tourne avec ses comparses de label (Caspian, Constants, Junius, The Cancer Conspiracy...) avant d'enchaîner, trois ans plus tard avec l'album We are all dead (Make My Day Records)...

ADAI / Chronique LP > We are all dead

ADAI - We are all dead ADAI, duo guitare/chant + batterie pour compositions polymorphes, plongé au coeur d'un spectre musical à situer entre noise-rock torturé, postcore lourd et doom/death ombrageux, frappe très fort avec ce premier album "long-play", faisant suite à un non moins excellent EP, à peine passé entre les mailles de notre filet critique. De "The march..." à "Graves" en passant par "Home", "Hawkins" ou "Trigger", le groupe développe des morceaux qui se suffisent à eux-mêmes, mais qui mis bout à bout, forment un ensemble d'une densité extrême, un magma sonore aux mille subtilités, tantôt noir opaque, tantôt blanc immaculé et au milieu marqué par d'innombrables dégradés de gris. Chez ADAI la musique ne se conjugue que dans la pluralité, calculée, des genres, afin de sonner heavy, progressive et surtout définitivement tellurique.
Postcore à la Cult of Luna meets Rosetta, noise sauvage et incandescente, growls death et atmosphères doom cadenassées par une maîtrise technique affolante, le groupe sonne à deux comme 90% de la production actuelle évoluant à quatre ou cinq. Il faut aussi dire que derrière les gaziers, on retrouve du lourd aux manettes puisque ce n'est autre que Kurt Ballou (Cave In, Converge, Black Breath...) qui s'y est collé alors que Nick Zampiello (Pelican, The Cancer Conspiracy) se chargeait du mastering. Conséquemment, ce We are all dead sonne excellemment bien, le groupe passant de la corrosion auditive post-hardcore de "Powder" à la féroce subilité power-noise d'"Ammunition" sans lever un sourcil. Mouvante et hypnotique de part ses lignes de guitare qui s'enchevêtre autours d'une batterie à la fois puissance et véloce, lestée plomb ou plus allégée, elle trouve son paraxoysme sur "Bodies", véritable climax d'un album qui ne laisse absolument rien au hasard. Brillant...