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Biographie > Absurde E.T. ?

Si Absurdity traîne son death metal depuis déjà quelques années depuis Strasbourg jusqu'en Europe de l'Est (région qui semble les apprécier autant que eux l'apprécient puisqu'ils ont enregistré ce nouvel album en Hongrie), il ne faut pas être un expert es métal pour comprendre que cet Undestructible fait passer le groupe dans la catégorie supérieure. Non pas que les albums et EPs précédents n'étaient pas bons (D:\Evolution en 2011 avait déjà fait du bruit) mais là, du digipak à la production en passant par, bien entendu, les compositions, tout est en béton armé. Ricardo (aka Zno) et ses potes (Erik et Damien aux guitares, Matt à la basse et Arnaud à la batterie) sont devenus une véritable arme de destruction massive.

Absurdity / Chronique LP > Undestructible

Absurdity - Undestructible Et ils ont bien trouvé le nom du label qu'ils ont monté pour se développer (Urban death records) car la définition de "death urbain" leur va bien, résolument moderne et pas avare de travaux techniques, Absurdity a évolué avec son temps et joue plutôt bien des talents électroniques de son chanteur. Si je vois certains choper des boutons, qu'ils se rassurent, malgré les incursions des machines ("Prelude / First infected") on reste très loin d'un industriel tel que le pratique Zno avec son autre groupe, à part peut-être sur "Criminal" que je considère davantage comme un intermède... Undestructible est bien un putain d'album de death metal.

Et dans ce rayon, difficile de faire sans citer la référence devenue absolue qu'est Gojira, Absurdity ne s'en approche que par petits moments avec des effets de contre-chant ou quelques gimmicks de guitare, c'est relativement net sur "Rebellion" mais dans l'ensemble, les ambiances sont loin d'être du même acabit, les Strasbourgeois étant beaucoup plus directs. Sur le dernier titre cité, le jeu avec les chants est en plus une sorte d'obligation puisque Julien Truchan de Benighted vient poser le sien et jouer sur les contrastes est une bonne idée dans ce cas-là. Sur l'autre morceau où on l'on retrouve un invité, à savoir Shawter de Dagoba sur "... And blood will run", on est davantage dans la baston et mis à part le break plus aérien sur la fin, ça blaste à l'unisson. Excellents la plupart du temps, Absurdity semble un peu relâcher ses exigences sur "Can't stop the machine" où les choix sur les "mélodies" (tout est relatif) et le riffing saccadé sont discutables au regard du reste d'Undestructible, ou en tout cas, ça me parle moins que leurs autres petits écarts qu'ils s'autorisent avec les codes du death (chant clair, silences...).

Absurdity avait un nom (qu'on retient assez facilement), avec cette nouvelle grosse production, ils deviennent un "grand nom" et devraient continuer de porter haut les couleurs (sombres) de leur musique dans l'hexagone et ailleurs dans le monde où ceux qui leur font confiance depuis quelques années ne seront ni surpris, ni déçus.