Métal > A Swarm Of The Sun
Biographie > Sous le soleil suédois
A Swarm Of The Sun est le bébé de Erik Nilsson et Jakob Berglund, les deux compères ont évolué dans le milieu de la musique dans plusieurs groupes depuis plus de dix ans. La Suède nous avait déjà livré Cult Of Luna et Lingua, voici venir A Swarm Of The Sun. Bousculant les genres afin de ne pas limiter sa créativité, le groupe tire des influences du post rock, du sludge et du post-hardcore. Erik Nilsson fondateur du Version Studio en 2001 à Stockhölm, transforme par la suite le studio en un label indépendant, appellé également Version Studio. La boucle se referme lorsque le même homme se trouve aux manettes et enregistre son propre groupe, en effet le premier effort de A Swarm Of The Sun, The king of everything a été enregistré au Version Studio et sort également sur Version Studio. À peine sorti son premier opus, le groupe se concentre déjà sur un album entier intitulé Zenith qui devrait sortir fin décembre 2007.
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A Swarm Of The Sun / Chronique EP > The king of everything
The king of everything est sorti le 30 avril dernier, première production du label Version Studio, cet EP six titres risque de plaire à plus d'un. À ranger entre Pelican, Isis, Cult Of Luna ou Lingua, ce petit bijou a de beaux jours devant lui. Six titres denses et compacts où les atmosphères se disloquent, s'entrechoquent, se bousculent, se réaggrègent sous les amoncellements de guitares, de synthés, de samples, de vibrations sonores intenses.
"Refuge" commence admirablement l'album, entrée en matière brute et efficace, la basse gronde, le mur de guitare se fait hypnotique à la manière de Neurosis, mais explose en un instant pour un climat plus calme et délétère, A Swarm Of The Sun annonce la couleur dès le début, on est presque tenté par un "c'est suédois et ça se voit". Titre éponyme au tempo calculé, éclats de verre en boucle discrète, "King of everything" se fait plus agile et plus millimêtré, un refrain explosif aux frontières corrosives, le magma sonore surgit avec violence, l'intensité atteint alors un pic.
A Swarm Of The Sun sait se faire plus rock, notamment avec le dynamique "The grip" qui est justement très accrocheur, guitare volubile, basse intenable, une intro qui constraste vivement avec la suite du morceau, aux ambiances plus atmosphériques, très lentes et majestueuses, qui se trouvent pulvérisées instantanément par une avalanche de guitares, des notes rapides et aigües, sur un tempo décuplé. Le groupe entrecoupe ses titres magiques de morceaux instrumentaux sublimes, "A mind but not mouth" ou l'incandescent "An animal in the shape of God", ce dernier déroulant lentement sa quintessence tout au long de sa minute trente. Morceau final "I fear the end" est lent et insistant, prolongeant le morceau comme un échappatoire à la fin, guitare lente et répétitive, le morceau tourbillonne dans une spirale qui peut se reproduire à l'infini, une renaissance perpétuelle comme substitut à la mort et à l'extinction sonore.
Ces six titres s'enchaînent admirablement, six titres qui s'écoutent en boucle, et qui n'annoncent que du bon.
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