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Créé courant 2008 par Mark, Antoine et Guillaume sur les cendres de leurs formations rock et punk-rock respectives, 7 Days Before a vu le jour avec pour idée directrice l'envie de faire quelque chose de très rock, métallique également et résolument plus aggressif. Quelques mois plus tard, Thomas complète le line-up du groupe. Au mois de mars 2008, le groupe enregistre une première démo 3 titres qui lui permet d'enchaîner les shows autours de la région lyonnaise dont il est originaire. Un peu plus d'un an plus tard, 7 Days Before sort un deuxième EP : Rip it, burn it.

7 Days Before / Chronique EP > Rip it ! Burn it !

7 Days Before - Ript it ! Burn it ! Non la fusion rock/metal/hip-hop n'est pas encore complètement enterrée. Un jeune groupe basé entre Annecy et Lyon résiste encore et toujours à l'envahisseur metalcore, deathcore et autres trucs en core. Les 7 Days Before puisque c'est d'eux dont on parle ont les dents qui raclent le sol du studio et ça s'entend dès "No defense". D'entrès de jeu les riffs percutent, le chant harangue, la basse enflamme et le groupe envoie son groove faire des ravages dans les enceintes. Mission accomplie. "Powercore" que ça s'appelle ce truc. Pour la définition, on dirait qu'il y a un peu de Limp Bizkit (époque Three Dollar Bill, Y'All$), une évidente influence RATM, un peu de metal pour la puissance de feu et un soupçon de SOAD pour la coolitude assumée. Mais surtout une énergie communicatrice qui transpire des sept titres composant ce Rip it ! Burn it !, EP qui malgré quelques clichés ("Silence a solution") rempli allègrement son cahier des charges. Entendre par là : en mettre plein partout sur la platine et faire headbanguer son auditoire (l'éponyme "Rip it ! Burn it ! et ses growls bien burnés). Adeptes du bourrinage (mais pas trop) à la cool, les 7 Days Before enchaînent avec "Guillotine", " From my window" puis "Petrified" en mélangeant joyeusement rock sauvage, fusion metal, punk rageur, non sans oublier de s'ouvrir à de nouveaux horizons (l'interlude "The dark passenger"), le tout pour un résultat calibré pour faire mâle, cinglant comme un coup de trique. Pas forcément toujours révolutionnaire, parfois même un peu redondant, mais systématiquement efficace.

7 Days Before / Chronique EP > Seven days before

7 Days Before Intro : des guitares qui s'échauffent les cordes, un petit riff pour se dégourdir les tympans et après même pas quinze secondes de zik les 7 Days Before attaquent la falaise et envoient du gras dans les enceintes. Flow ravageur, riffing à l'avenant, une section rythmique bondissante, on a ici droit à un ébouriffant crossover entre Downset, Refused et RATM (toutes proportions gardées évidemment). En clair, ça frappe sec et ça monte gaiement au turbin. Un titre éponyme pour engager les négociations, un rictus pour les rompre ("Smile down") et un "Guillotine" pour infliger la sentence, le groupe joue s'amuse à nous renvoyer dix ans en arrière, à la grande époque de la fusion "néo-metal" (de qualité il va s'en dire) avec une petite touche thrash et punk en plus pour corser l'affaire. 7 Days Before sort la débroussailleuse métallique, balance ce qu'il a dans le ventre et s'en sort plutôt pas mal. Le mélange rock+punk+metal+hip-hop n'invente rien, le groupe le sait, alors il privilégie l'efficacité. Et à ce petit jeu, c'est un sans faute. A l'énergie, "Guillotine" distille sa rage, marche sur l'adversaire et annihile tout ersatz de velléité contestataire. Le quartet ne corrige pas, il punit. Et à ce titre, le très punk "Smile down" enfonce les cloisons et achève le travail. 3 titres, onze minutes et quelques, c'est court, trop court, mais ça donne déjà un petit aperçu de ce dont est capable le groupe. En attendant que celui-ci nous envoie la suite dans les écoutilles...