36 crazyfists : a snow capped romance Tout est dans "Waterhaul", le dernier titre, l'origine du nom de l'album (A snow capped romance) et une autre phrase très importante : So here we are. Enfin, voilà 36 Crazyfists ! Si leur premier album avait été une bonne surprise, le partage d'influences entre un côté néo (très Deftones) et un côté plus émo laissait sentir un certain manque de mâturité artistique, le groupe se cherchait encore... Avec A snow capped romance, ils ont fait penché la balance côté émo et si certains reprocheront leur opportunisme, d'autres, dont je fais partie, se régaleront de ces titres écorchés qui font saigner les coeurs (petit clin d'oeil à l'artwork pourrave qu'ils ont choisi). Car, et c'est bien là l'essentiel, 36 Crazyfists nous balance une dizaine de titres très rythmés, bien charpentés et qui nous font passer d'agréables moments même si tout ne semble pas rose bonbon dans la vie des américains venus du froid (Alaska). Suivant les pas de For Ever Until October, Unjust ou Fony , 36 Crazyfists passe du néo à l'émo sans sourciller et avec brio, certainement parce qu'il garde quelques touches trés métal qui fait que leur évolution semble très naturelle (rien de rien à voir avec Pleymo donc). La prod assèche les frappes de batterie, élargit les grattes et met en avant un chant qui oscille entre furie rancunière et mélodies bien en rythme. Au final, on a un excellent album qui recèle quelques titres qui valent plus que le détour comme "The heart and the shape", "Bloddwork", "Skin and atmosphere" et "Cure Eclipse". 36 Crazyfists a 10 ans cette année, ils s'offrent pour cet anniversaire un album bien dans son époque et surtout bien dans nos oreilles !