bitterness the star Le néo-métal américain tourne un peu en rond mais parmi les productions récentes, Bitterness the star, l'album de 36 Crazyfists attire l'attention et va aller se ranger dans votre discothèque auprés de Glassjaw et Reveille, au coeur de ce qui peut nous apparaître comme la troisième génération de groupes néo...
Est-ce le climat de leur Alaska qui les rend aussi froids et enragés ? En tout cas, leur néo-métal revient aux sources du genre, à savoir un métal chargé de vraies émotions dans la voix et non pas un mix de rap et de métal. Et puis ça balance, ça sonne, ça tombe, c'est vraiment du métal et du couillu s'il vous plaît, pas une énième soupe diffusable en radio où à 14h37 sur MTV qui ressemble plus aux Backstreet Boys ou à Linkin Park qu'aux Deftones où à KoRn. Parce que là, ce sont bien les initiateurs du mouvement qu'il faut citer en référence, les riffs de guitares dans leur lourdeur, leurs éclaircies et leurs enchaînements ne trompent pas, les modulations au chant non plus ("Chalk white"). Même s'il faut bien reconnaître que le tout n'est pas d'une originalité incroyable, c'est sacrément bien envoyé et la voix éraillée du chanteur accroche l'auditeur... Celles de Steev Esquivel, chanteur de Skinlab ("Bury me where I fall"), et Carl Severson, chanteur de Nora ("One more word") invités sur un titre chacun se font assez discrètes mais s'ils ont fait le déplacement, ce n'est pas pour rien, c'est que 36 Crazyfists impose tout de suite le respect de leurs pairs, ce qui n'est pas si facile dans ce milieu aujourd'hui gagné par le business.
Là, pas de ça, que de la rage et des mélodies, deux entités qui cohabitent et qui ont de beaux jours devant eux dans ce métal.