Dépêches
29/04 20:08 -
Bourges : Placebo, Dionysos...
Printemps de Bourges - Jarod ::
Ouf ! Enfin rentré dans nos pénates, on trouve le temps de vous faire part de nos dernières expériences scéniques du Printemps de Bourges. La journée du samedi était résolument orientée chanson française. Sur la scène des Découvertes, on retiendra surtout les suisses de Bricojardin, venus tout droit de jardiland nous présenter un spectacle musical plus théâtral que musical pendant que votre serviteur se prenait des râteaux avec les trois filles de La Tropa dont les notes de violons perçaient délicieusement les murs de La Soute.
Quelques minutes après et la nouvelle scène française, puisque c'est ainsi que l'on appelle désormais les dignes successeurs des Têtes Raides et autres Hurleurs, investissait la scène du Palais d'Auron. Dupain, Taraf Dékalé, Lo'jo et La Tordue, même combat : chansons à textes, instruments bien franchouillards et un zeste d'énergie (Dupain) ou d'ethnique (Lo'Jo) pour corser la sauce qui a bien pris devant un public des plus éclectique.
Enfin vint le moment tant attendu, la rencontre à distance (on l'aurait souhaité beaucoup moins importante) avec la jeune Emilie Simon qui d'unfilet de voix aphrodisiaque mettait sous son charme la salle de La Hune, pour le coup bien loin du Désert qui a fait son succès aussi soudain que mérité. Mathieu Boogaerts prenait délicatement possession de la scène pour présenter son 2000 de dernier album : une voix toujours aussi particulière et une science de la chanson parfaite jamais encore percée à jour, les ritournelles de l'autre M reste longtemps dans la tête alors que nous nous redirigeons vers le gros show de la soirée Interpol/Dionysos/Placebo. Defait, nous manquerons à regret la prestation de Keren Ann venue défendre l'album composée pour elle par Benjamin Biolay.
Eh bien c'est confirmé : Interpol, on n'aime pas sur disque, et on n'aime pas sur scène, donc on ne s'attarde pas sur cette pâle copie de Joy Division version rock'n'roll mou du genou, poses de branleur-la-clope-au-bec à l'appui.
Dionysos, c'est une autre paire de manche. C'est même aux antipodes du groupe d'ouverture : une pêche naturelle, une folie dévastatrice, une énergie punk jamais dévoyée, des chansons toutes plus entêtantes les unes que les autres, même pas entamées par le succès de deux singles trop réducteurs (Anorak et Jedi) pour rendre compte de ce que peut être Dionysos on stage. Ca bouge, ça fourmille d'idées, on a encore le droit à des versions totalement inédites car mi-improvisées de leurs tubes que sont "Coccinelle" ou "Don Diego 2000". Et pendant tout ce temps, Matthias ne tient pas en place, se roule par terre, fait du break-dance, monte sur la batterie, se re-jette par terre, saute en l'air comme un pantin, se re-re-jette par terre et conclut en beauté par un plongeon inconscient dans une foule totalement hystérique qui l'emporte sur plus de trente mètres… et dire qu'il a failli atteint les pylônes lumières tout au bout de ce grand chapiteau ! Arrivé à mi-parcours, le petit grand homme se retourne et tente désespérément de lancer le nom de la chanson suivante à ses camarades désemparés devant le bruit qui enfle dans cette salle qui chavire… du coup tout le monde est reparti pour un tempo punk salvateur qui donne l'occasion au lutin génial de reprendre pied sur la scène du Phoenix après avoir retraversé à bout de bras la moitié de la salle. Tout simplement impressionnant : Dionysos est désormais énorme, il suffit de voir l'enthousiasme de plusieurs milliers de spectateurs réclamant à chaude voix un rappel (nécessaire vu la faible durée laissée aux Valentinites pour s'exprimer) que personne n'avait prévu pour s'en convaincre. Et qu'il est dur de passer derrière ça !
Pourtant Placebo s'en sort plutôt pas mal, mais on en attendait pas moins de la part d'un groupe qui a semble t'il enfin atteint sa maturité artistique en conjuguant sur son dernier album l'énergie du premier comme le romantisme du second, et en oubliant les errances expérimentalo-electroniques du troisième. Sur scène, ça se sent, le set est rock'n'roll à souhait mais sait aussi se faire plus doux et tendu à la fois, suspendu aux lèvres de l'androgyne Brian Molko. Celui-ci a encore fait dessiennes, car après avoir simulé une fellation sur la personne de son bassiste (glop!), il va jeter très vertement cet "enculé" qui filme le concert sans son autorisation (pas glop !), jetant un froid dans une salle qui oublie l'incident une seconde plus tard tant le show millimétré des anglais retient toute l'attention. "Protect me from what I want", "Bitter end", "Sleeping with ghosts" ou les plus anciens "Without uou I'm nothing" et "Every me every you", les titres s'enchaînent comme autant de tubes imparables. On peut juger la popularité de Placebo à l'aune d'une désormais traditionnelle mais toujours aussi excitante reprise des Pixies : "Where is my mind" est la question, dans les nuages est la réponse. Allez hop, au dodo !
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29/04 15:14 -
Face Tomorrow
Les hollandais de Face Tomorrow viennent de terminer leur tournée en Europe. Tu peux retrouver l'agenda de leur tournée avec de nombreuses photos sur leur site.
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FaceTomorrow.net
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29/04 15:12 -
Street Team-Soirée d'Ecoute
Une Street-Team Soirée d'Ecoute est en train de se mettre en place. Elle aura pour but d'organiser des soirées d'écoute d'albums rock et metal dans des bars partout en France.
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29/04 13:01 -
Kubrik mixe
Kubrik s'attaque au mixage et au mastering de son maxi (5 titres) la semaine prochaine, il sera dispo début juillet.
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29/04 13:00 -
36 Crazyfists en preprod
36 Crazyfists entamera la préproduction de son nouvel opus début mai.
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29/04 13:00 -
Money : get back
Scott Weiland (Stone Temple Pilots) et les membres d'origine de Guns N' Roses ont enregistré une reprise du "Money" des Pink Floyd ! Ce titre (dont on fête le trentième anniversaire !) sera sur la Bande Originale du film The italian job.
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