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Trashbug / Chronique LP > Murs de verre

Trashbug : Murs de verre Accent industriel, accents roots, difficile en effet de cataloguer la musique de Trashbug, une sorte d'électro-métal-punk, oscillant entre Spicy Box, Mass Hysteria ou même Bérurier Noir. Un NPFS espagnol se déroule sur "Medicina", la main mise industrielle, des samples tournant comme des dératés, tournant limite hardcore à la Thunderdome, les titres de Trashbug laissent entrevoir une musique issue de plusieures cultures. Ce qui importe à Trashbug ce n'est pas tant la forme que le fond, le but importe plus que la route (pour répondre à Lofofora) dans leur musique. Ainsi l'indus punk espagnol fait place au métal-dancefloor de "Partir" que ne dénigrerait sans doute pas Sidilarsen, même si celui-ci comporte n'ombre d'éléments funky et groovy, un nombre d'instruments assez impressionnant, No Place For Soul prend la scène avec Rageous Gratoons.
La basse tient une part non négligeable de l'espace sonore au sein de Trashbug, vibrant d'une façon binaire, ou donnant les fondations digne d'un aqueduc, la défibrillation de "L'usine à fric" frissonne. Les riffs de Trashbug s'entrechoquent, avec violence ou délicatesse c'est selon, comme sur "Saccage" à la limite punk, mais dont le mouvement sonore de fond remue la poussière, et donne une autre dimension à la batterie binaire et simplissime. "An U.S. story" sonne un peu Béru, mais "Murs deverre" fait tomber toutes les barrières, le chant prend ses ailes, s'envole au dessus du mur de verre. Finalement indus-métal-punk convient à merveille pour décrire ce Murs de verre de Trashbug (-le virus assassin qui sonnera la fin !-).
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Pooly
Février 2005

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