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Nous n'avons que peu d'informations sur ce discret combo qui répond au nom de Sisygambis. Ce dont nous sommes sûrs c'est qu'ils sont deux multiinstrumentistes à faire la majorité du boulot, Christine Coulange et N'Chan Manoyan. Ils sont Français, de Marseille et pour l'album Four stages of cruelty qui a été enregistré en août 97, ils se sont adjoints les services d'un américain Uro Teatr Koku, mais aussi la voix de Ian Harris sur un titre. Ils font partie d'une asso "Les 7 portes" qui oeuvrent pour la culture et l'ouverture sur le monde. Leur musique est une sorte de bande son industrialo-expéri-mentale où s'entrechoquent par moment des voix d'outre tombe mais là où les cris du black métal font rire, ici ils font peur. Vraiment peur.
Sisygambis, c'est une expérience dont chaque auditeur est la cible.

Sisygambis / Chronique LP > Four stages of cruelty

Sisygambis : 4 stages Four stages of cruelty de Sisygambis est à la musique ce qu'est Le projet Blairwitch au cinéma, c'est à dire un truc qui a été fait avec peu de moyens et qui fout la trouille grave. Seul petite différence, aujourd'hui Sisygambis n'est pas encore aussi riche que les gens de Blairwitch... L'album qui se décompose (c'est le cas de le dire) en 6 parties et 4 étapes comme l'indique son titre apporte une ambiance réellement terrifiante. Ecouter ça avant de s'endormir, c'est s'assurer les pires cauchemars.
Cris inhumains dans le lointain, dans l'espace personne ne vous entend crier, là si, je vous entends... Et ces bruissements qui se rapprochent, s'éloignent, dansent autour de moi. Je tente en vain d'identifier ce bourdonnement...est-ce à l'intérieur de moi ? Je bouille d'impatience de me sortir de ce mauvais pas. Des animaux, je ne suis donc pas seul, ah, je reprends mes esprits, le bourdonnement a disparu, on frappe, qui ? Sur quoi ? Qu'est-ce qui cliquaille ? Cette résonnance métallique, est-ce une Dark City qui se reconstruit autour de moi ? Le calme revient, encore moins rassurant. La nuit est tombée, des coups se rapprochent lentement, un personnage inhumain me poursuit, martelle en ma tête, Pinhead ? Suis-je déjà mort ? Non, la poursuite reprend sur un ryhtme plus effrené, vers où ? Trop tard, c'est terminé. Ils me laissent en vie, le souffle saccadé, j'essaye de retrouver mes esprits, perdus un peu plus tôt. Ouf, une ville, une usine, une fabrique, une ferronerie, des machines en tout cas et donc des humains. Pas plus en sécurité, je m'efforce de récupérer, ils rodent toujours, je les distingue dans le lointain, sont-ils dans le cube juste à côté ? Dans ma tête tout s'entrechoque, est-ce la réalité ? Toutes les idées m'apparaissent en flash, sans que je ne puisse les unir pour former quelque chose de cohérent, suis-je fou ? Suis-je au coeur d'un jeu, du jeu ? Des pas, on court par là, par ici, les

Jin Roh
sont à mes trousses ? Quelques frappes au carreau, sans retour. Ils sont organisés, je suis la proie... Comment m'échapper ? Le bateau ? Le train ? Les locomotives fuient également cet endroit... Un klaxon ! Un piège ? On approche, je suis pétrifié. Tant pis, c'est peut-être ma dernière chance qui vient de passer. Il ne me reste que peu de temps avant la fin, ma fin ? Des complaintes retentissent, le jour se lève. Le brouillard lui se densifie, le tictac infernal reprend, tout s'éloigne autour de moi, ne reste que ce carillon qui annonce la fin de tout, il ne reste plus que moi et sa douce musique qui elle aussi finit par me fuir. Me fuir. Je viens de comprendre. Je suis à l'origine de cette douleur. Je suis la cruauté.