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Sin > Biographie / péché capital
Sin nous était tombé dessus en 1998 avec un premier album dérangeant : Noisy pipes lovely noises. Sombre, torturé, mental, leur indus avait charmé les critiques, tout une partie du monde bien pensant s'agenouillait devant leur génie. Venu de nulle part (un Cd enregistré dans un garage de Melun), le trio (Franck, Damien, Vincent) apportait leur french touch, leur fraicheur, leur noirceur en un bloc, c'était la grosse claque. Même Virgin avait succombé mais la critique n'est pas le public... Et malgré les collaborations (musique de Sin sur V Rally2, un must pour eux qui sont fans de jeux vidéos...), les remix (de Oomph! par exemple), les apparitions (sur la BOF The Crow 3), Sin reste trop complexe pour l'amateur de musique, trop rock pour certains, trop techno pour les autres, pas assez métal, pas assez joyeux, toutes les excuses étaient bonnes (enfin mauvaises...) pour se refuser à Sin.
En plus, il faut bien dire que l'indus n'a jamais vraiment été très "in" en France... Autocritique, retour sur soi-même, écoutage de vinyls, bidouillages, repos, reconstruction. Un petit coup de main de LTNO et Sin repart de plus belle, la machine se remet en branle pour un nouvel opus. Leur label Recall ne les a pas laché et le 26 mars 2002 paraît Errare digital est. Jeu de mot (l'erreur est digitale et non plus humaine), antagonisme entre le passé (le latin du titre) et le futur (le langage binaire qui numérote les morceaux), con(in)fluence de Björk et de NIN, tout est là pour nous faire plonger dans un monde cyberpunkisé.
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