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Sheraf > Chronique LP / Just a boy
Just a boy sonne bizarre pour un titre d'album, No Doubt a bien sorti "Just a girl"... Soit, Just a boy est réellement la machination, le sortilège concocté par son unique membre, Sheraf donne avec cet album où la sobriété cotoient les atmosphères savamment travaillées ("Loneliness"). Là où OMR se détache par son côté électro, Sheraf se distingue surtout par sa voix cristalline, où fragile n'est pas un qualificatif de plus, mais sa définition même, sa qualité intrinsèque, ses légères interventions tout au long de l'album sont là pour le rappeller subreptivement. "Muggy morning" déroule un serpentin hypnotique, une voix qui justement devient troublante, qui vibre dans l'air comme un courant ascendant, le tout sur des broderies électroniques, des nappes digitales qui donne consistance à l'espace temps.
Avec une basse ronde, ou des samples un peu enfantins ("Playmobil"), ou des plugins VST qui donne du répondant ("USW"), ou des rythmiques plus oppressantes ("Unkind"), Sheraf ouvre un joli brin d'horizon avec son Just a boy qui ajoute du poids à la vague électro-pop.
La pochette de Just a boy est à l'image de son contenu sonore, un ensemble, un patchwork de lumières qui éclairent la nuit, vacillent, clignotent, brulent, à l'image des paysages industriels que l'on peut voir à l'entrée du Havre, des allées de lumières qui font échos aux ligne droite de "Never look behind", et sa basse oscillante comme un pendule, ou "Luna Piloti" doté son ambiance de western décalé, étrange, légèrement inquiétante.
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