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Biographie > Master of puppetz

Puppetmastaz est un collectif hip-hop à tendance électronique de Berlin ayant la particularité d'utiliser des marionnettes pour s'exprimer, chaque membre se cachant derrière elles. Au total, pas moins d'une vingtaine de personnalités composent ce groupe qui défend ce statut unique en son genre. A l'origine du projet, Mr. Maloke, la taupe au chapeau haut-de-forme, rencontre dans les années 90 un groupe d'amateurs de marionnettes (Big Eye, Pit et Turbot the Toad) et monte le "Congrès des marionnettes". Petit à petit d'autres marionnettistes avec diverses influences musicales viennent se coller au projet : Puppetmastaz est né et se définit un style atypique, entre l'univers du cirque et celui des clubs.

Discographie :

Pet sound (EP) - 2000
Zoology (EP) - 2003
Creature funk (LP) - 2003
Creature shock radio (LP) - 2006
Clones - Live in Berlin (LP/DVD) - 2007
The Takeover (LP) - 2008
The Break Up (LP) - 2009
Revolve and step up (LP) - 2012

Puppetmastaz / Chronique LP > The takeover

Puppetmastaz - The takeover Dans l'art de préserver l'incognito et le mystère, une poignée de formations s'essayent à différents moyens tels que les masques (Slipknot, Mushroomhead), les foulards et casquettes (Brujeria), la capuche (Rockin' Squat), la perruque et le dos au public (MJK avec A Perfect Circle), les dessins animés (Gorillaz) et......les marionnettes. C'est sous cette dernière forme qu'apparaissent les membres de Puppetmastaz. Véritable gang de marionnettistes (une bonne vingtaine), les Berlinois renouvellent leur expérience unique avec leur troisième album, The Takeover. L'idée se cachant sous se titre se définit par une prise de contrôle de la marionnette sur l'homme après que celui-ci ait été hypnotisé par les poupées, autrement dit, chaque membre se laisse contrôler par sa créature intérieure. Un concept bien ficelé où les voix s'apparentent à celles de muppets et où l'ambiance "dancefloor" bon-enfant règne à travers mélodies efficaces et beats électroniques variés. Chaque acteur du crew apporte la touche de sa propre créature. Entre des flows saccadés (un peu à la Busdriver), posés (pas loin de ceux de TTC), rapides (dans la lignée des Beastie Boys), ragga (faisant parfois penser à leur compatriotes de Seeed) et des refrains chantés à l'américaine, Puppetmastaz ratisse large. Et que dire des instrus ! Les allemands n'ont pas à rougir des superproductions actuelles en matière de hip-hop car dans ce dernier opus, la sienne est particulièrement bien soignée. Chacun y trouve son compte, au menu : des fat beats groovy sauce west-coast (mais pas que) en veux-tu en voilà, des basses à vous retourner l'estomac et des arrangements électroniques séduisants, drôle et parfois surprenants. Chaque titre passe d'une ambiance à une autre et ce n'est pas chose aisée lorsque qu'un album contient 23 titres. Des morceaux qui sont entrecoupés de ces fameux "skit", des extraits de discussions humoristiques entre les membres sur, notamment, le concept du disque à base de "Motherfucka" ("Skit 1 - The Hypeconcept"). Malgré cela, à trop vouloir exposer leur panel de styles, il aurait peut-être été plus raisonnable pour Puppetmastaz de réduire le nombre de titres afin que l'auditeur ne soit gavé et qu'il ne termine l'album plus tôt que prévu. Toujours est-il qu'une fois installé dans l'univers de ces marionnettes déjantées, on y prend un réel plaisir (surtout en live). The Takeover est donc la preuve que l'on peut pratiquer un style musical sans avoir l'image qui va avec.