Punish Yourself - Holiday in Guadalajara Mine de rien, ça fait déjà 4 années que les Punish Yourself ont sorti leur Pink panther party mais comme ils ne prennent pas vraiment de vacances (avec Sonic Area au Mexique ?), ils sont toujours présents dans les esprits et n'ont pas le temps de nous manquer, présentant parfois leur travail en live avant de passer par le studio (souviens-toi l'été dernier quand ils jouaient "All you zombies"). Entre deux concerts, ils ont eu le temps de peaufiner ce nouvel album à l'accent mexicain : Holiday in Guadalajara, un opus qui sort avant la Toussaint, le jour des morts, occasion pour les latino-américains de faire une grosse fiesta à base de calavera et de tequila, un programme qui sied aux Toulousains qui passent un gros coup de Stabilo sur les sombreros !

Après un petit message de bienvenue ("Bienvenido al estado libre y reunido de Mexxxas"), ça attaque fort avec deux morceaux dans la pure tradition de Punish Yourself : riffs agressifs, rythmiques claquantes, parties chantées à reprendre en choeur, breaks pour les pas de danse, "All you zombies" et "Nation to nation" ont tout pour s'installer durablement dans les set-lists du combo fluo. "William Seward's got a gun, 1951" fait à la fois interlude et écho à l'incroyable histoire du cultissime romancier américain Burroughs qui, alors en vacances au Mexique joue à Guillaume Tell avec sa femme, une pomme et un flingue. Sauf que son imprécision le fait devenir veuf et prisonnier, c'est incroyable mais bien réel... Musicalement ce titre est assez dansant, on imagine bien Klodia se mettre à son avantage avant que 1969 Was Fine ne prenne le relais. En effet, les Punish Yourself recyclent "Spiders 375 necromancers", ce morceau lourd et bénéficiant d'une énorme saturation est d'abord paru sur l'album de leur side-project (But 666 is alright en 2009), l'ambiance Marilyn Manson et les bonnes idées méritaient davantage d'exposition, c'est chose faite ! "Compañeros de la Santa Muerte" fait honneur à l'ambiance mexicaine du début du mois de novembre avec beaucoup de rythme, un gros grain de folie et une partie electro qui pulse et donne envie de se bouger. Punish Yourself revient dans son jardin avec "She buys me drugs", textes, gros effets sur le chant, gesticulations incontrôlées provoquées, la routine quoi... "Abajo/Bajada" est bien plus exotique rappelant Ministry (désolé mais étant fan, ça revient souvent) et ses longues plages instrumentales (au hasard "Khyber pass" !). Calé entre deux pauses de trifouillages, "Gunslinger" ressert un shoot de tequila sur un groove imparable. On revient sur de l'instrumental en continuant nos pas de danse avec "Behold the Jaguar Christ" avant d'en finir avec "Nagual blues", assez gras et posé, c'est loin d'être un morceau intéressant et donc dommage de terminer sur cette note.

Malgré un visuel et un thème assez fort, Holiday in Guadalajara est trop hétéroclite et inégal pour arriver à la hauteur de Pink panther party ou Gore baby gore, il n'en reste pas moins que quelques unes de ses pistes vont vite devenir des standards indispensables en live...