Punish Yourself, La Cigale - 11/10/2013 Punish Yourself, La Cigale - 11/10/2013 La soirée débute tôt pour le parisien moyen si bien qu'on loupe d'entrée les Sidilarsen. On dit souvent que les absents ont toujours tort, mais on se dit surtout que ce groupe à l'énergie débordante ne peut être moins bon en live que sur album. Après tout, du dance-métal en apéro, cela n'aurait surement pas été dégueulasse. Et puis, on ne vous cache pas que la seule raison de notre venue ce soir concerne Punish Yourself et sa magie scénique, la vraie essence de cette troupe douée pour mettre les formes hautes en couleurs. Sur la scène où trônent de chaque côté deux squelettes coiffés d'un chapeau façon Santa Muerte, les toulousains sont annoncés par la procession d'un curé lubrique accompagné d'une bonne sœur aux mœurs légères diffusant de l'encens et prêchant un catéchisme satanique. Le groupe profite de l'occasion pour présenter aux fans invétérés les nouveaux morceaux d'Holiday in Guadalajara et l'excentricité de son visual show basé sur le culte de la mort que l'on retrouve au Mexique. Quoi de plus normal, donc.

Accompagné sur scène de danseurs-artistes aux accoutrements subjectifs magnant le feu, les meules ou les jets de lasers, Punish Yourself jette en pâture au public son inspiration cyber-goth ou Jodorowskienne où peuvent se mêler sur les planches des héros robotiques comme une personne tout droit échappée de la Fistinière. Le show sied parfaitement à l'ambiance visuelle, bien que ne connaissant pas le nouvel album, les morceaux présentés ici passent plutôt bien sans être pour autant la grosse claque. Encore une fois, la mise en scène masque un peu le fond même si certains morceaux font mouches ("Nation to nation" sur la fin) et ce n'est pas plus mal. C'est à peu près la même chose (mais en pire) pour les 3 DJs que sont Le catcheur, la pute et le dealer, qui à défaut d'avoir du son qui arrache une boule, met le paquet sur un visuel racoleur où défilent les images érotiques. En effet, l'électro dubstep qui s'évade par moment dans le sampling de classique punk-rock-métal (on a reconnu parmi d'autres des airs de Metallica, Black Sabbath, Led Zeppelin...) n'est qu'un prétexte pour alimenter le grand foutoir qu'est ce trio. Au final, de cette courte soirée, nous retiendrons ce à quoi nous nous attendions : un show digne des Punish Yourself, impeccable où le public en a pris plein les yeux.