Wormachine @ Cylindre - 29 Sept. 2007 Une fois l'ouverture des lieux effectuée et un rapide repérage de la salle -une cave voûtée- et de ses dépendances -le bar-, les Wormachine, trois en studio mais quatre sur scène, investissent les lieux devant un parterre encore clairsemé. Pir, très touffu, basse en main et micros dressés devant lui, occupe la place centrale du dispositif, devant Néon, le tondu de service aux toms et cymbales. Encadrent la section rythmique, les gratteux, l'un aux mèches de cheveux rouges -Khoudj-, l'autre tatoué -Djeanf-. Presque placidement, le quatuor ouvre les hostilités derrière un nuage de fumée. Comme sur disque, le son de Wormachine a un petit coté clinique et afin de conforter son univers visuel, le groupe a une prédilection bien marquée pour la couleur rouge (tout comme le couché de soleil quelques instants plus tôt sur la vallée du Doubs). Monolithique, le bassiste chanteur fais trembler la voûte et permute de micro, les guitaristes s'agitent pas mal (entre deux changements de gratte) : Khoudj en secouant la tête et Djeanf en ne tenant que très peu en place. Néon, lui, casque rivé sur les oreilles, maltraite sa batterie sans hésitation aucune. Bien que le public soit (trop) peu réactif (un moment, le premier rang du public est constitué exclusivement de photographes, très à leur aise), les comtois envoient très majoritairement les morceaux de TV Brain avec conviction, totalement maîtres de leurs "nouvelles" compos (le disque est sorti il y a déjà 6 mois). Les titres s'enchaînent les uns après les autres et certains, comme "Green", "Addicted to nothing" ou "The next big fright", déjà remarquables sur galette prennent une allure encore plus métissée en live. Deux ou trois mercis par là, quelques morceaux présentés succinctement sur la fin et après trois quarts d'heure de jeu, le quatuor se retire promptement alors que l'assistance c'est tout de même étoffée et quelque peu animée au cours de leur set.
Punish Yourself @ Cylindre - 29 Sept. 2007 Punish Yourself @ Cylindre - 29 Sept. 2007 A l'évidence, même si Wormachine joue en terre conquise, le public s'est déplacé en masse pour la "headline" de la soirée : Punish Yourself. Après la machine du vers (pas verre !) rouge c'est au tour de la machine fluo Punish Yourself de provoquer le public du Cylindre. Les spectateurs, parmi lesquels goths et un apprenti PY arborant un maquillage plutôt réussi pour le coup, jusqu'alors majoritairement en veille sont passés à l'action dès que VX, X.av, Miss Z et Pierlox aient foulé la scène, grimés comme à l'accoutumée. A peine les coups de butoirs initiaux donnés, on se dit que la mécanique de Punish Yourself est décidemment bien rodée et qu'il est difficile de se lasser d'un concert de leur part. Alors que je me demandais si le groupe allait exploiter son dernier album en date, Cult movie, assez atmosphérique et quasi-exempté de paroles, ce qui aurait eu pour conséquences de rendre VX au chômage ou lui conférer un autre rôle, le quatuor s'est appuyé sur les valeurs sûres de son répertoire pour secouer les lieux (et l'auditoire). Imperturbablement et avec son habituel perfectionnisme, le groupe retrace sa carrière jusqu'à Gore baby gore on a eu droit (pas dans cet ordre) aux grandioses "Suck my TV", "Enter me now", "Mothra lady", "CNN war", "See ya later alligator", "Primitive", "Gimme cocaine", "Shadowsteelplastic", "Night of the hunter" ainsi qu'une poignée d'autres morceaux, tous donnés dans les règles de l'art Punishien : décor décadent, interventions de la strip-teaseuse projetant étincelles (avec sa meuleuse) sur ses collègues et flocons (à l'aide d'un machine conçue pour l'occasion, on dirait) sur le public, danses lascives des musiciens, slams et communication intime avec les premiers rangs du public de la part de VX, beau chapeau et frappe sur tambours de Miss Z, etc... Reflet de ce qu'il se passe sur les planches (un spectacle à part entière mené par des musiciens-acteurs en transe), ça brasse pas mal du coté du public et s'intensifie même au fur et à mesure que la prestation de Punish Yourself s'approche du chaos (final). Ultimes instants de débauche lors du rappel avec la mise à nue intégrale (stouquette !) de VX, dont le maquillage a souffert de la transpiration et du contact avec le public.
Une fois le show très rock'n'roll de Punish bouclé, il est temps à Million d'occuper la place. Le dispositif s'installe rapidement : un drap blanc en toile de fond accueillant une vidéo-projection, un pupitre et les deux bidouilleurs partent à l'assaut de l'auditoire pour ce qui devrait faire office "d'after". Après quelques minutes de Million, il est temps de quitter les lieux, pas tellement emballé par cet électro-là...