punish yourself disco flesh Après l'intro "Radio jazz 99" Disco flesh : warp 99 part en trombe avec "(Let's build) a station in space" qui défie les lois de la gravité puisque notre corps se retrouve comme en apesanteur, démantibulé par des mouvements qu'on ne contrôle pas. Aggressivité, violence, richesse des effets, jeu sur les voix, rythmiques infernales, des breaks aux loops profonds, la grande classe sur ce premier (vrai) morceau... Mais Punish Yourselfne s'arrête pas là et va nous délivrer un indus métalloïde très bien pensé tout au long de ses 12 plages et nous offre même 2 remix bonus de haute volée. "Sexy" repose notre corps avec des ambiances plus collapse-iennes, plus sombres, la saturation est extrême, les mesures sont très marquées entre riffs gras et échos dans le lointain qui se jouent de la stéréo... La justesse des samples est impressionnante, les machines n'ont que très rarement été aussi maîtrisées sur un album où de grosses guitares ont aussi leur place... Les loops se superposent, les boucles de voix samplées s'ajoutent à des binarités qui pulsent et on repart !!! Les Punish Yourself ont le don d'être "groovy babe" (comme dirait le Duke) et de mêler à cette frénétique envie de danser, l'envie de gueuler les paroles avec eux, les "Suck my T.V." se martèlent à voix hautes, bienvenue dans un monde de hard-dance-vore où tout est énergie pure. L'écoute de l'album recquiert donc une certaine forme physique, les asthmatiques et les vieillards l'écouteront à leurs risques... On peut quand même souffler de temps en temps, on se retrouve alors plongé dans un univers musical proche de celui de Quake... si après NIN et Front Line Assembly, Punish Yourself est appelé pour faire la musique du jeu, ça ne m'étonnerait pas... Mais tout n'est quand même pas parfait sur l'album, ainsi on peut trouver quelques longueurs sur "No one to talk with" qui bénéficie cependant d'un gros travail sur les rythmes et d'une montée en puissance assez folledingue. "Welcome to violence" ou "We are criminal", deux intros qui expriment assez bien l'état d'esprit du groupe qui nous enchaîne à leurs sonorités pour prendre leur plaisir dans la manipulation de nos corps, les LTNO adorent "Enter me now", j'en suis convaincu... Basse et outro de folie, tout le monde s'en donne à corps joie... Sur le technoïde "Old brother left hand", les guitares sont plus en retrait et l'atmosphère se charge de samples comme jamais, le titre est transationnel ! C'est avec un psalmsixtyninique "Night-Club" que les Punish Yourself laissent la main à collapse et The Dead Sexy Inc. pour deux remixes. collapse s'attaque à "Enter me now" dont ils passent les voix au filtre Twin Peaks et les sonorités à celui de l'électro pop orientale. Excellent. Tout comme le très hardcore "Night club" des The Dead Sexy Inc qui sont en fait Ehb de LTNO et Steph de PTVS.
Tout fan de métal indus qui se respecte se doit de posséder ce disque.