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Process

Biographie > Process ton rock


Process, à ne pas confondre avec The Hurt Process, voit le jour en 2000 où le groupe Karma devient Process pour affirmer son style musical. Originaire de l'Eure, Process délivre ce qu'ils appellent du néo-rock, allez comprendre par là, des grosses guitares métal avec un chant beaucoup plus léger. En 2004 ils sortent vainqueurs du tremplin Cashbox et enchaînent sur l'enregistrement de leur premier album produit par Showprod.
Process c'est le résultat d'une fusion musicale entre Liz au chant, influencé par Janis Joplin, Björk et Marilyn Manson, Chris guitariste, influencé par Deftones ou Pink Floyd, Kroma derrière les fûts, bercé par Led Zeppelin, Rammstein ou Iron Maiden, Yannick à la basse, fan de Dead Can Dance et Pantera, et de Gilles derrière les claviers et les éléments de programmation, qui donne au groupe cette petite touche électro à la Radiohead, Static-X ou Massive Attack.
Process sort son deuxième album Posséder & Appartenir, deux ans après Lourde attirance. Entre rock et métal, fusionnant plusieurs genres pour imprimer une dynamique supérieure à sa musique, les cinq musiciens, originaire de l'Eure, font le pari d'avoir un chant en français. Process est signé sur le label indépendant Showprod, dont le projet artistique est de développer la scène hexagonale et particulièrement les groupes priviliégiant leur langue maternelle et ses subtilités.
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Pooly
Novembre 2007

Process / Chronique LP > Posséder & appartenir


Process : Posséder et Appartenir À vouloir prendre un peu à gauche et à droite, en général on se prend le mur vite fait, ou on se prend une taule, il suffit de voir par exemple les actualités récentes ou les dernières élections. Alors lorsque la bio de Process précise que le groupe fait "la part belle à l'éclectisme, tantôt atmosphérique, tantôt métal ou électro, lorsqu'il ne se conjugue pas avec des sonorités plus pop", on reste un peu interdit et on monte le son pour se faire son propre avis. Après tout, pourquoi se cantonner à un genre en particulier ? Aucune raison pour celà, sauf si l'on change de bord complètement et que l'on s'appelle Burning Heads. Fort heureusement le cocktail particulier délivré par Process tient la route, se révèle homogène et surtout arrive à convaincre à partir d'un titre, tout en tenant la distance.
"Fragile", "Toute ta vie", "Noir de monde", "Wake up", Process mélange ses guitares aux côtés assez métal, cette basse rock méchante, Chris Wolstenholme (Muse) n'a qu'à bien se tenir, ses petits samples qui colore l'atmosphère d'une manière assez magique et surtout ce chant que l'on aurait pu entendre sur des titres plus pop sans s'offusquer. Mais l'alchimie Process prend forme avec ce chant, clair et assez en avant, Elise chante en français et tient plus de Emklem ou de Lussi de MyPollux que de Candice de Eths.
Intro façon headbanging, "Toute ta vie" explose sur une saturation survoltée, s'envole sur un refrain du même accabit, un des titres les plus métal de l'album, grosses guitares, double pédale, du très bon en tout cas. Pour accrocher le badaud Process sort son titre introducteur de Posséder & Appartenir, le dynamique "À l'aube", ses guitares atmosphériques, cette basse qui mène la danse, un titre qui pose les bases du reste de l'album, un chant plutôt inhabituel pour ce genre d'instrumentation mais qui va lui pourtant à merveille. Plus doux mais non moins accrocheur, "À travers les meurtrières" laisse entrevoir une autre facette de Process, celle à laquelle on s'attend un peu plus avec ses samples plus présents et des titres amples plus lents.
Process fait le pari de la chanson sur-vitaminée, guitares saturées, rythmique musclées, samples ambients, mais le tout avec un chant clair et en français, recette qui risque de déplaire à certains, mais qu'importe les frileux, après tout c'est en essayant de nouvelles idées que l'on avance en terrain inconnu.
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Pooly
Novembre 2007

Process / Chronique LP > Lourde attirance

Process : Lourde Attirance 10 titres plutôt plombés, niveau néo-rock, on repassera, une appelation plus métal ne serait pas foncièrement la malvenue. Le crédo de Process, que l'on retrouve sur la grande majorité de ces titres homogènes, c'est l'amalgame d'une partie musicale puissante, guitares saturées, batterie harcelant les peaux des fûts, murs de son, et d'un chant autrement plus aérien. C'est Kells sur des influences beaucoup plus néo-métal et un chant beaucoup moins lyrique.
10 titres compacts, à la fois massif comme "Assassinée", le très indus "Victim of yourself", le très métal "La spirale", ou plus éthérés comme sur "Soleil noir" et son piano ou "Lourde attirance" et sa guitare électro-acoustique et son chant syncopé. Ce sont les grosses guitares qui transportent Process, fait indéniable, une bonne base rythmique bassse-batterie, une guitare qui se fait sulfureuse parfois, fluide mais sachant construire un rouleau compresseur saturé, comme sur le premier titre "Le déclin (t'appartient)", qui donne une première impression du groupe fidèle au reste de l'album, samples dans les sous-bassements qui aident à maintenir cette ambiance dense et fractale, qui rapproche le groupe de certaines formations indus ou électro, Lantanart ou Skeptical Minds par exemple.
Toutes ces strates musicales, sont agrémentées par un chant qui met Process sur un autre monde, un chant assez particulier, qui fait plus penser à Emklem que Bulle. L'ensemble trouve sa cohésion sur des guitares qui se font discrètes parfois et des samples qui apportent un élément fédérateur.
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Pooly
Octobre 2005