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C'est Valentine qui est à l'origine de Porn, derrière ce pseudo se cache un lyonnais dingue de musique électronique et de métal, il compose alors seul la guitare, la basse et le chant. Peu après la naissance du projet en août 2000, arrive Angeline qui va s'occuper d'une autre guitare, une démo leur permet de faire quelques dates dans le Sud, puis le line-up change, Ug s'occupe désormais de la basse. Durant l'été 2001, trois titres sont enregistrés dont "Soft machine/Porn machine" qui devient le morceau emblématique du groupe. A la fin de l'année 2001, le groupe croise la route d'un projet électro dénommé Lyric, son membre actif devient le responsable des machines du Porn de 2002. Le groupe enregistre, produit, mixe et masterise lui-même un maxi lors de l'été 2002, et c'est une petite bombe.
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Porn / Chronique EP > Call me superfurry
A moins de ne faire que du studio, il n'est pas évident de sortir un album tous les ans... Et alors que Glitter, danger and toyboys tourne encore sur pas mal de platines, les Porn nous gratifient de Call me superfurry, qu'est-ce donc ? C'est un EP de 7 morceaux (dont "Call me" et "Superfurry"...) aux origines diverses... 1 reprise (exercice obligatoire ?), 3 remixes et donc 3 nouveautés, 7 morceaux qui démontrent que Porn ne chôme pas et qu'ils ont obtenu la reconnaissance de leurs pairs. Ce sont bien entendu sur les nouveaux titres que nous nous sommes rués... Base électro speedée pour les couplets de "Superfurry", les puissants rythmes attendent le refrain pour faire déborder l'énergie ; ambiance très rock binaire et envolées aigues pour le chant de "Baby smack", deux bons titres qui n'apportent pas de profondes révolutions chez les Lyonnais. La surprise vient plutôt de “Stiff little things”, ou comment joué "Still" lors d'une coupure d'électricité... le résultat est une balade acoustique où plane l'ombre de Brian Warner jusque l'arrivée des samples d'instruments classiques, Valentine laisse le glauque de côté pour se faire charmeur, superbe.
“Call me”, la cover de Blondie est plutôt bonne, trés dynamique, elle a quand même pour handicap d'avoir une intro trés typé Marilyn Manson... Pour la suite, Porn réussit l'exercice sans forcer son talent, les mélodies d'origines étant trés porteuses...
Nous reste les remixes des "vieux" titres, deux versions de "The fee" et une de "Soft machine/porn machine". Craig Sue et Manek Deboto (des australiens) entrent les premiers en piste pour transformer "The fee" en hymne à la frénésie, personnellement, je préfère la vision de Dexy Corp, beaucoup plus sombre, plus lourde, plus dense, plus lancinante, bref excellente. Le tube "Soft machine/porn machine" n'est que trop peu détourné par LS 201 qui n'a peut-être pas trop osé charcuté le chant pour véritablement donner une nouvelle vie à ce titre.
Au final, Call me superfurry est un excellent moyen d'attendre la suite des glam-aventures des rhodaniens...
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Porn / Chronique LP > Glitter, danger and toyboyz
Après avoir sorti un maxi de très haute tenue, Porn déboule (en février 2004) fort logiquement avec un premier album dans la même veine. Quoi de plus normal quand les titres du maxi sont de nouveau présents ("Soft machine/porn machine ", "Recycle", "Still" et "The fee" mais tous réenregistrés), ceux qui connaissent déjà le groupe entreront plus facilement dans l'opus, les autres auront la chance de découvrir 9 titres homogènes, bien produits et qui feront danser les métaleux dans leurs (bat)caves. Car il est bien sûr toujours question de métal, d'indus, de sens du rythme, de groove glamour dansant, si l'esprit Orgy n'a pas disparu de leurs compositions, les lyonnais varient les plaisirs sur cet opus en montrant que leur talent industriel peut aller flirter avec celui de Ministry, le break d'avant refrain de "Toyboy" étant directement inspiré par les tribulations d'Al Jourgensen. Si Porn travaille sur les ambiances ("44'"), les sonorités, il aime avant tout faire bouger l'auditeur et l'entraîner avec des mélodies ultra efficaces ("Don't be a lady", "Borderline", "Robstar").
Les amateurs d'indus vont donc se gaver avec Glitter, danger and toyboyz, il y a des places à prendre sur la scène indus française, Porn se fera la sienne sans problème, et en travaillant davantage le chant, ils sont capables de se trouver un public qui ne sera pas uniquement fait de connaisseurs !
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Porn / Chronique EP > Porn
Porn impressionne dés les premières secondes, ce groupe semble sorti de nulle part et a une production en béton armé. Un son de folie pour un maxi/démo fait à la maison, comme dirait Cartman "ça troue le cul". Mais un gros son ne fait pas tout, il faut encore avoir des compos derrière... et les quatre titres proposés par les Lyonnais sont intéressants... Ils sont ultra-efficaces, bien ficelés, très travaillées, ils ont tout pour plaire mais ont également un certain handicap, à savoir leur analogie avec l'ambiance développée par Orgy ou Marilyn Manson. Si on aime ce style d'indus s'inspirant du glam et de l'électro, on saura se délecter de ces titres, si on est un consommateur d'occasion, on ne verra pas forcément l'intérêt d'avoir un Orgy bis sur sa platine. Chez moi, le maxi tourne en boucle depuis que je l'ai reçu (il y a 3 semaines), son énergie, ses sons électroniques, ses refrains inspirés, son côté lancinant, sa basse chaleureuse perdu au milieu de froides machines, ses rythmes dansants... ont pris le pas sur la comparaison générale avec Orgy (notamment le chant et les intonations) ou sur quelques passages ("The fee") au Marilyn Manson posé et intriguant de Holy Wood (in the shadow of the valley of death). En 4 titres impeccables, même si les influences sont nettes, Porn s'impose comme un groupe à suivre de très prés, ils ne sont ensemble que depuis quelques mois et une fois éloigné des aspirations de leurs aînés, il y a fort à parier qu'ils se forgeront une identité bien à eux et rejoindront (dépasseront ?) les Y Front dans le coeur des fans de mellow-dance-indus français.
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