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Biographie > Porn to be alive

C'est Valentine qui est à l'origine de Porn, derrière ce pseudo se cache un lyonnais dingue de musique électronique et de métal, il compose alors seul la guitare, la basse et le chant. Peu après la naissance du projet en août 2000, arrive Angeline qui va s'occuper d'une autre guitare, une démo leur permet de faire quelques dates dans le Sud, puis le line-up change, Ug s'occupe désormais de la basse. Durant l'été 2001, trois titres sont enregistrés dont "Soft machine/Porn machine" qui devient le morceau emblématique du groupe. A la fin de l'année 2001, le groupe croise la route d'un projet électro dénommé Lyric, son membre actif devient le responsable des machines du Porn de 2002. Le groupe enregistre, produit, mixe et masterise lui-même un maxi lors de l'été 2002, et c'est une petite bombe.

Interview : Porn, Intervi OU (mai 2016)

Porn / Chronique LP > Deconstruct

porn - desconstruct La discographie de Porn est une sorte d'éternel recommencement, après chaque "pause", le combo repose des bases avant de redécoller, après un EP de remixes/covers (Call me superfurry) et une sorte de best of (A decade in glitter and danger), les lascars nous sortent un digipak en mode best of remixé avec des covers et de l'inédit. Une compilation hétéroclite en apparence mais qui a pour elle de sonner Porn et si Deconstruct va bien au travail de leurs potes sur les 6 derniers titres, l'ensemble est plutôt bien construit et bénéficie d'une prod uniforme et permet d'entrer facilement dans l'univers du groupe même si tu as raté l'épisode From the void to the infinite où l'on trouvait déjà la reprise de "Lullaby" de The Cure. "This is the way the world end", seule nouvelle composition est un bel instrumental mais le coeur du LP, ce sont bien ces covers, avec donc "Rain" de The Cult et "Eleanor Rigby" des Beatles qui sont totalement Pornisés, très bons dans cet exercice, les Lyonnais jouent donc en terrain conquis avant de laisser d'autres triturer leurs compos. Herrschaft, Divine Shade ou Vigilante sont de la partie et y vont de leur touche perso pour réarranger en douceur quelques vieux titres. Ma préférence va vers le travail de R-One qui bosse alors plus comme un producteur avec une vision différente qu'un "simple" remixeur.

Porn / Chronique LP > From the void to the infinite

Porn - From the void to infinite En fait là, du Porn des débuts, il ne reste plus que la tête pensante Philippe D. et 'Ug (bassiste) autour desquels on trouve depuis plusieurs mois Step R (gratte et percus), MD (gratte) et Didier Q (batterie), et après un simili best-of (A decade in glitter and danger) sorti l'an dernier pour réveiller les fans lassés d'attendre une suite au Call me superfurry qui datait de 2005, voilà l'entité bel et bien de retour avec du frais : From the void to the infinite. Et si le personnel a changé, la petite entreprise Porn travaille toujours avec la même base : des machines, des guitares et un chant mélodique à souhait pour faire groover les corps. On note cependant la fin du glam à outrance, le visuel et les titres laissent moins de place à la fourrure et à l'in(can)décence, ce Porn est un plus sombre et plus sérieux (en témoignent les plages instrumentales "Nothing like you" et "Same old story"avec ses inquiétants bruits de bottes !) même si les dynamiques et l'ambiance générale restent proches de ce que faisait Orgy (ou comment se rendre compte que je n'ai aucune référence dans ce style depuis Orgy à la fin des années 90 !) ou de ce que fait encore Lycosia. Le son de batterie est froid et contraste avec un chant qui lui invite chaleureusement à pénétrer dans l'univers du groupe et à le suivre indéfiniment. Les guitares sont elles assez polissées, quand la musique se durcit ("We are weapons (Shoot your leaders)"), elles gagnent des points d'attaque tout en restant propres et laissant de l'espace aux samples. Enfin, habitués aux covers, le groupe s'est attaqué à l'une de leurs plus cultes sources d'inspiration : The Cure ! C'est le litre "Lullaby" (auquel est ajouté un "X") qui trouve du mordant dans cette version et se trouve suffisamment remanié pour que la reprise ait du sens.
Compact et assez homogène, From the void to the infinite relance la carrière de Porn et pourrait servir de bande son à ta prochaine skin (pas head) party...

Porn / Chronique LP > A decade in glitter and danger

Porn - A decade in glitter and danger Porn est de retour et pour se remettre au boulot commence par réchauffer sur scène, histoire qu'on parle un peu plus d'eux, les Lyonnais sortent A decade in glitter and danger, une sorte de compilation best-of composée des 7 plages de Call me superfurry et de 5 titres de Glitter, danger and toyboyz (album qui lui-même reprenait déjà des morceaux de la démo Porn, c'est dire si le groupe est favorable au recyclage...). Pour décorer, une petite intro et une outro qui brille mais ne sont pas forcément en or massif ("All that glitters..." et "...Is no gold"). L'intérêt de ce nouveau CD est donc plus que limité pour celui qui connaît déjà bien le groupe mais pour les autres (notamment à l'étranger) et les plus jeunes, ça vaut toujours le coup, surtout si on est amateur de goodies. Car Porn propose un petit package pour 20 euros : le CD, 5 préservatifs au design du combo et 1 T-Shirt, une opé sympa qui colle à l'ambiance... Pout ceux qui n'étaient pas là il y a 5 ans, en résumé, Porn, c'est bien produit et a pour objectif de faire danser les métaleux dans les (bat)caves. Car il est question de métal, d'indus, de sens du rythme, de groove glamour dansant, avec un talent industriel qui flirte avec Ministry et Marilyn Manson. Côté titres un peu particuliers, on a "Call me", la cover de Blondie, plutôt bonne car trés dynamique, une version de "The fee" de Dexy Corp sombre, lourde, dense, lancinante, ... bref excellente.
Après 10 ans d'existence, les Porn ne sont plus que deux aux commandes mais bandent encore et si A decade in glitter and danger n'est qu'un assemblage de titres déjà connus, ceux qui avaient raté la tornade au milieu des années 2000 peuvent rattraper leur retard avant un nouveau départ.

Porn / Chronique EP > Call me superfurry

porn : call me superfurry A moins de ne faire que du studio, il n'est pas évident de sortir un album tous les ans... Et alors que Glitter, danger and toyboys tourne encore sur pas mal de platines, les Porn nous gratifient de Call me superfurry, qu'est-ce donc ? C'est un EP de 7 morceaux (dont "Call me" et "Superfurry"...) aux origines diverses... 1 reprise (exercice obligatoire ?), 3 remixes et donc 3 nouveautés, 7 morceaux qui démontrent que Porn ne chôme pas et qu'ils ont obtenu la reconnaissance de leurs pairs. Ce sont bien entendu sur les nouveaux titres que nous nous sommes rués... Base électro speedée pour les couplets de "Superfurry", les puissants rythmes attendent le refrain pour faire déborder l'énergie ; ambiance très rock binaire et envolées aigues pour le chant de "Baby smack", deux bons titres qui n'apportent pas de profondes révolutions chez les Lyonnais. La surprise vient plutôt de “Stiff little things”, ou comment joué "Still" lors d'une coupure d'électricité... le résultat est une balade acoustique où plane l'ombre de Brian Warner jusque l'arrivée des samples d'instruments classiques, Valentine laisse le glauque de côté pour se faire charmeur, superbe.
“Call me”, la cover de Blondie est plutôt bonne, trés dynamique, elle a quand même pour handicap d'avoir une intro trés typé Marilyn Manson... Pour la suite, Porn réussit l'exercice sans forcer son talent, les mélodies d'origines étant trés porteuses...
Nous reste les remixes des "vieux" titres, deux versions de "The fee" et une de "Soft machine/porn machine". Craig Sue et Manek Deboto (des australiens) entrent les premiers en piste pour transformer "The fee" en hymne à la frénésie, personnellement, je préfère la vision de Dexy Corp, beaucoup plus sombre, plus lourde, plus dense, plus lancinante, bref excellente. Le tube "Soft machine/porn machine" n'est que trop peu détourné par LS 201 qui n'a peut-être pas trop osé charcuté le chant pour véritablement donner une nouvelle vie à ce titre.
Au final, Call me superfurry est un excellent moyen d'attendre la suite des glam-aventures des rhodaniens...

Porn / Chronique LP > Glitter, danger and toyboyz

porn : glitter, danger and toyboys Après avoir sorti un maxi de très haute tenue, Porn déboule (en février 2004) fort logiquement avec un premier album dans la même veine. Quoi de plus normal quand les titres du maxi sont de nouveau présents ("Soft machine/porn machine ", "Recycle", "Still" et "The fee" mais tous réenregistrés), ceux qui connaissent déjà le groupe entreront plus facilement dans l'opus, les autres auront la chance de découvrir 9 titres homogènes, bien produits et qui feront danser les métaleux dans leurs (bat)caves. Car il est bien sûr toujours question de métal, d'indus, de sens du rythme, de groove glamour dansant, si l'esprit Orgy n'a pas disparu de leurs compositions, les lyonnais varient les plaisirs sur cet opus en montrant que leur talent industriel peut aller flirter avec celui de Ministry, le break d'avant refrain de "Toyboy" étant directement inspiré par les tribulations d'Al Jourgensen. Si Porn travaille sur les ambiances ("44'"), les sonorités, il aime avant tout faire bouger l'auditeur et l'entraîner avec des mélodies ultra efficaces ("Don't be a lady", "Borderline", "Robstar").
Les amateurs d'indus vont donc se gaver avec Glitter, danger and toyboyz, il y a des places à prendre sur la scène indus française, Porn se fera la sienne sans problème, et en travaillant davantage le chant, ils sont capables de se trouver un public qui ne sera pas uniquement fait de connaisseurs !

Porn / Chronique EP > Porn

porn (maxi) Porn impressionne dés les premières secondes, ce groupe semble sorti de nulle part et a une production en béton armé. Un son de folie pour un maxi/démo fait à la maison, comme dirait Cartman "ça troue le cul". Mais un gros son ne fait pas tout, il faut encore avoir des compos derrière... et les quatre titres proposés par les Lyonnais sont intéressants... Ils sont ultra-efficaces, bien ficelés, très travaillées, ils ont tout pour plaire mais ont également un certain handicap, à savoir leur analogie avec l'ambiance développée par Orgy ou Marilyn Manson. Si on aime ce style d'indus s'inspirant du glam et de l'électro, on saura se délecter de ces titres, si on est un consommateur d'occasion, on ne verra pas forcément l'intérêt d'avoir un Orgy bis sur sa platine. Chez moi, le maxi tourne en boucle depuis que je l'ai reçu (il y a 3 semaines), son énergie, ses sons électroniques, ses refrains inspirés, son côté lancinant, sa basse chaleureuse perdu au milieu de froides machines, ses rythmes dansants... ont pris le pas sur la comparaison générale avec Orgy (notamment le chant et les intonations) ou sur quelques passages ("The fee") au Marilyn Manson posé et intriguant de Holy Wood (in the shadow of the valley of death). En 4 titres impeccables, même si les influences sont nettes, Porn s'impose comme un groupe à suivre de très prés, ils ne sont ensemble que depuis quelques mois et une fois éloigné des aspirations de leurs aînés, il y a fort à parier qu'ils se forgeront une identité bien à eux et rejoindront (dépasseront ?) les Y Front dans le coeur des fans de mellow-dance-indus français.