indus Indus > Pain

Biographie > Peter Tägtgren au four et au moulin

Peter Tägtgren est un des Suédois les plus actifs sur la scène métal de son pays... Il a joué/joue dans de nombreux groupes (dépannant Marduk à l'occasion) et est leader chez The Abyss et Hypocrisy, il touche donc au métal sous pas mal de ses formes : black, heavy, mélodique... Il est aussi l'un des producteurs les plus reconnus de Scandinavie et comme il n'aime pas s'ennuyer, il a fondé un projet solo appelé Pain, cette fois-ci, il pouvait mettre autant de samples et d'influences new-wave qu'il voulait sans que ses potes ne lui en tiennent rigueur. Dans Pain, il s'occupe de tout et s'entoure de bons zicos pour mettre le tout en boîte et faire quelques concerts, la liste est longue, on ne va retenir que Reidar Horghagen, Horgh pour les intimes, le batteur d'Hypocrisy qui l'a soutenu dans ce projet dés 1997 et l'enregistrement de l'éponyme Pain. Depuis tous les 2-3 ans, Peter sort un album Rebirth en 2000, Nothing remains the same en 2002 puis Dancing with the dead en 2005. Et comme musicalement il se démerde pas trop mal, il a signé chez Roadrunner Records début 2006, un an plus tard, il livre Psalms of extinction, enregistré, produit et mixé par ses soins, évidemment.

Pain / Chronique LP > Psalms of extinction

pain : psalms of extinction Après la déferlante du début de ce siècle, les groupes estampillés "Nu Cold" (Orgy, Spineshank, Adema, 30 Seconds To Mars) ont soit évolué, soit disparu, l'effet de mode a surtout touché la Californie et Pain n'en à que faire : la Suède est naturellement froide, pas besoin de se rafraichir avec la musique. Et comme Peter Tägtgren mixait métal, mélodies et machines avant tous ceux-là, on imagine bien qu'il n'allait pas s'arrêter parce que la mode l'avait décidé.
Psalms of extinction est un album où riffs métal, samples et mélodies accrocheuses font bon ménage et à part quelques titres qui semblent un peu "faciles" et très radiophoniquement corrects ("Psalms of extinction", "Bottle's nest", le refrain du trés bon par ailleurs "Nailed to the ground"), on y trouve une majorité de morceaux rafraichissants avec du rythme et des refrains imparables où le chant est souvent traficoté ("Zombie slam" et son côté Type O Negative, "Does it really matter" qui lui rappelle davantage les filtres du premier 30 Seconds To Mars). Quand le tempo passe à la vitesse supérieure, Pain devient électro-martial ("Walking on glass", "Bitch") et déclenche headbangings et autres finger-pointings (si, tu sais, quand tu chantes en même temps de tendre l'index vers le ciel !). Le chant, les rythmes et les loops ne sont pas seuls maîtres à bord, les guitares ont elles aussi leurs mots à dire, en témoignent les rugissements de "Computer god" ou le solo de la ballade "Just think again".
Au coeur de l'opus, Peter Tägtgren reprend "Play dead" de Björk, peut-être un reste de ses idées de 2003 où il prévoyait de sortir un album de reprises, projet qui ne verra jamais le jour. Le résultat est très intéressant, il s'approprie totalement le morceau en conservant la mélancolie de l'original.
Pain continue sa route, se nourrissant d'un peu de tout ce qui gravite autour de son homme à tout faire. Il contrôle tout, s'amuse autant avec les machines qu'avec les instruments, exploite les effets et son chant pour livrer un album diffuseur d'ondes et d'énergies positives.