Infos sur No One Is Innocent
18/03/08 les Sex Pistols en France :
Les Sex Pistols seront en France le 6 juillet au festival Terre-Neuvas. Seront également de la partie les Hushpuppies, Shaka Ponk ou No One Is Innocent(...)
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17/06/07 La Guerre de Landresse 2007 :
La Guerre Du Son de Landresse (Doubs) se tiendra les 20 et 21 juillet avec No One Is Innocent, Aston Villa, The Washing Machine Cie, Sidilarsen ou encore(...)
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17/06/07 Festival Au Foin De La Rue 2007 :
Les 6 et 7 juilet aura lieu la 8ème édition du festival Au Foin De La Rue à Saint Denis de Gastines (Mayenne) avec entre autres Bumcello, Bikini Machine(...)
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No One Is Innocent - Gazoline Disque : Gazoline -
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indus Indus

No One Is Innocent

Biographie > [no one is innocent] : tous coupables

[no one is innocent] nous arrive en pleine tronche en 1994 avec un hit absolu "La peau", supporté par certains médias, quelques uns, jaloux, diront que c'est un groupe préfabriqué qui ne vivra que le temps de son titre phare. Mais ce groupe car ils forment un vrai groupe va perdurer et va passer de la fusion à l'indus avec un putain de 2ème album. Ils, c'est Kemar (chant), Jérôme (basse), Thierry (batterie), Paul, remplacé par David pour Utopia (guitare), et enfin Spagg (sample, ex-Treponem Pal) arrivé après le premier opus pour renforcer l'effectif et faire évoluer la musique des noone en y ammenant ses machines.
Donc Noone (ou Nowan), c'est pas que du marketing, d'ailleurs Kmar déclarait à Presto! (Fév. 97) : "On a bien rigolé avec cette histoire de groupe monté, alors qu'on faisait ce qu'on voulait avec les maisons de disques." Un groupe qui écrit des textes, des musiques et qui a su formidablement évoluer.
Que dire sur eux à part que, si vous n'êtes pas au courant, [no one is innocent] est un groupe engagé. Ils ont des idées et les défendent et en gros c'est : "les politiques n'ont plus que le pouvoir de nuire et de ralentir les mutations..." phrase de Maurice Dantec, auteur incontournable de la série noire, qui se lie d'amitié avec le groupe et participe comme 6ème membre de Noone à Utopia.
L'histoire des Noone qui avait commencé au début des années 90, se termine en octobre 98. Kmar a rejoint l'ancien bassiste de Portobello Bones (Jérémy) pour bosser sur un nouveau projet, plutôt indus appelé Manta 1000 et enchaînera ensuite en "solo" sur Kemar. Les autres forment Spor avec d'autres comparses, nous reste leurs deux albums incontournables.
2004 : Kemar remonte un groupe avec le même nom et lance Revolution.com...
Aprés une série de concerts, un album et un DVD live, retour en studio pour que sorte Gazoline en mars 2007.
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Oli
Octobre 1999

Review Concert : No One Is Innocent, no one live à Calais (oct. 2004)
Review Concert : No One Is Innocent, no one is innocent aux tympans félés
Interview : No One Is Innocent, interview de Kemar (oct 2004)

No One Is Innocent / Chronique EP > Gazoline

No One Is Innocent - GazolineLes premières écoutes de ce Gazoline laissaient un goût étrange de déjà entendu, il faut dire que Revolution.com avait pas mal tourné dans mon lecteur et que ce nouvel opus sonne comme son petit frère presque jumeau... Mélodies similaires, sonorités trés proches, riffs qui se ressemblent énormément, merde ils ont refait le même album ou quoi ? Et puis avec le temps et l'addition des écoutes, Gazoline se démarque de son prédécesseur grâce à des textes très pointus et une belle homogénéité. Revolution.com apparaît davantage comme un album de transition entre l'épisode solo de Kemar et la reformation d'un groupe autour de lui, un groupe dont le nom est un lourd héritage, Gazoline s'appuie sur cette base solide qui avait réglé ses comptes avec le passé pour aller de l'avant.
Et quand No One Is Innocent se remet en marche, regonflé par le live, ça démarre en trombe avec "Liar (machine à rêver)", chant qui attaque, basse/batterie au taquet, guitares qui s'ajoutent pour élever l'ensemble, c'est court mais le moteur est chaud et les excellents titres qui suivent peuvent glisser jusqu'à nos oreilles, les uns aprés les autres, les morceaux défilent, tous très bons et certains encore meilleurs. "Gazoline" qui donne son titre et sa couleur à l'album (encore une jolie pochette signée Laurent Seroussi) traite à nouveau et avec de bons mots de l'impérialisme américain
(Gazoline, belle incendiaire. C'est la jungle en plein désert (...) Parfum de poudre en plein désert. Coule le sang noir de la Terre). No One Is Innocent a toujours défendu ses idées et ne s'est jamais fait prier pour parler politique intérieure, avec "Salut l'artiste", Kemar prend sa plume pour rendre hommage à notre bientôt ex-président en congés à perpet' : Des essais transformés mais pas vraiment pacifiques (...) Le meilleur ami du monde et plein de grands potes en Afrique. Le tempo est calme, on peut lire entre les lignes et apprécier les nombreuses références, le sujet ne change pas mais ça s'accélère un peu avec "La peur" (Si la peur fait bouger, elle fait rarement avancer, ça va être dur mais je sais déjà ceux qui n'auront pas ma voix), une délicate guitare acoustique se fait entendre, elle reviendra charmer nos oreilles de façon plus évidente sur "L'amour de la haine". Une pause qui permet de recharger les accus pour "Les désespérés" et "Exil", titre qui fait parti de mes préférés malgré sa simplicité... Aprés un nouveau break ("Boomerang" et son ambiance particuière), "Police-délice" aurait pu avoir l'honneur (?) de fermer l'opus tant le titre sonne No One Is Innocent, mais non, c'est "Laisse-toi aller" qui a ce privilège (??), les bons jeux de mots font face à des choeurs dispensables mais pas de quoi ternir un album certainement meilleur que le précédent.
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Oli
Avril 2007

No One Is Innocent / Chronique LP > Revolution.com

no one is innocent : revolution.com"Noone se reforme..." On a d'abord cru à une mauvaise blague mais c'était bel et bien vrai... enfin presque car de No One Is Innocent ne reste que le frontman, Kemar batifolait pourtant seul (sous nom médicamenteux ou son prénom) jusque là... Alors forcément, on peut penser que l'appât du gain qu'apporterait le nom qui a marqué la fusion des années 90 en France a du faire son effet chez les maisons de disques... Kemar rachète le nom à ses ex-amis, s'en trouve de nouveaux (K-Mille, Shanka, Julien et Greg) et laisse murir ses compositions au fur et à mesure des répètes et des séances studio. En septembre sort l'album Revolution.com, l'emballage est comme d'habitude très soigné (artwork, livret, site internet "privé"...) et communicatif. Me voilà au moment d'aborder le dur de la chronique, moi, partagé entre mon moi fan inconditionnel d'Utopia et mon moi suspicieux de toutes les MMM (Magouilles Musicales des Majors). Et la balance affective penche du côté : innocents ! Et oui, Kemar n'est pas coupable de nous offrir ce Revolution.com, certes, ce ne sera jamais plus No One Is Innocent mais l'album est de très bonne qualité et quelques éléments chers au groupe sont toujours là. Les ambiances, le soin porté aux tempos et aux samples, les textes engagés et la voix de Kemar chargée d'émotions et d'énergie. L'album ne nous électrisera pas comme Utopia, on relèvera quand même le terrible "Grabuge", le "Tout laisse croire qu'on laisse faire" (qui fait plus penser au son de l'éponyme [No One Is Innocent] croisé avec les idées d'un bon Noir Désir). La force de séduction de cet album, ce sont les paroles de Kemar, si les références culturelles étaient dispersées tels les clochards célestes de la Mexico Way, là elles nous éclatent à la tronche, subtilement mises en scène ("B.O." dans une version bien plus musclée que celle présente sur Prénom Betty), les images défilent sur mon plasma monumental. Les revendications politiques lointaines ("US Festival" mais aussi très proches de nous ("Où étions-nous ?") sont toujours de la partie et c'est avec bonheur qu'on joue avec les mots sur "Revolution.com". Invités de luxe (Tres Manos d'Urban Dance Squad, Boris d'Indochine et M qui jouent tous des parties guitares) et reprise de luxe : une "Personal Jesus" de Depeche Mode très inspirée alors que Marilyn Manson en sort une assez "prévisible". Kemar a réussi son coup, revenir sur le devant de la scène ... médiatique et se faire entendre du plus grand nombre avant de retourner brûler des planches et rallumer les vieilles flammes dans nos coeurs innocents.
En conclusion, je ne peux m'empêcher de relancer ma théorie sur les carrières parallèles de Silmarils et No One Is Innocent, pour les deux groupes, on aura eu un premier album coup de poing servi par un énorme tube, un deuxième très électronique, un passage à vide et un retour avec un CD fusion-rock qui foisonne de bons textes, et moi dans tout ça, je suis toujours accroché...
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Oli
Septembre 2004

No One Is Innocent / Chronique EP > No One live aux Eurockéennes

no one is innocent : liveNo One Is Innocent est un des meilleurs groupes du monde sur scène. J'ai la chance de les avoir vu et entendu 2 fois, aux Eurockéennes 97 pour commencer, concert incroyable, et aux Tympans Félés 97, concert démentiel.
Pour ceux qui n'étaient pas aux Eurocks en 97, et bien il faut savoir que vous avez raté quelque chose de grand !!! Tant l'édition 97 du festival a été fantastique, faut dire que le plateau était plutôt relevé, allez pour mes meilleurs souvenirs, je vais citer Noir Désir, Mass Hysteria, Placebo, Radiohead, Nada Surf, Smashing Pumpkins, Marcel et son orchestre, Silverchair, Rollins Band, Mad Pop'X, Addict, Live ... Wouaww !!! Quand je disais que vous aviez raté quelquechose ... Bref au milieu de tout cela, on a eu le droit à 45 minutes d'averses torrentielles en plein milieu du set de Noone !!! Kmar et sa troupe, comme les fans n'en ont rien eu à foutre et le concert a été exceptionnel.
Pour ceux qui n'étaient pas là et pour ceux qui y étaient, il y a le [live] des Eurocks, ou en tout cas 5 titres qui montrent l'ambiance de feu qu'il y a eu ce soir-là. "Chile", "Nomenklatura", "Diable", "La peau" et "Doggy dead" "la jeunesse emmerde le front nazional" étant rassemblés sur un Cd offert pour l'achat d'Utopia. Ceux qui l'avaient déjà, se sont débrouillés avec leur charcutier préféré pour se le procurer...(Merci à mon charcutier dunkerquois préféré, Franck).
Parmi les très grands moments sur scène (qui ne sont pas tous sur le CD), il faut retenir le final "la jeunesse emmerde le front national", "Nomenklatura", "La peau", "Invisible", "Radio 101" ou encore l'enchaînement "Ne reste-t-il que la guerre pour tuer le silence" et "Henry, serial-killer".
J'allais oublier un truc trop mortel !!! Le "journaliste" (???) de l'Est Républicain, le journal régional qui couvre les Eurockéennes a écrit que les no one n'avait pas été "entièrement convaincant, en raison d'une petite partie vocale en play-back", info qu'il tient du grand Philippe Manoeuvre en personne, ce dernier a du bien se foutre de sa gueule quand il a vu qu'il l'avait cru !!! Confondre la voix de Maurice Dantec avec celle de Kmar, c'est quand même balaise. Enfin, ça prouve qu'Eric Chabauty, auteur de l'article, n'y connaît pas grand chose et n'écoute pas forcément les albums avant d'écrire n'importe quoi... Allez pour rigoler encore un peu, je cite la fin du passage : "Circonstance atténuante : Kemar le chanteur était enroué. Il a tout de même bien assuré." C'est Texto, sans déc, dans l'Est Républicain du 6 juillet 1997 (je suis d'ailleurs à la une...).
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Oli
Décembre 1999

No One Is Innocent / Chronique LP > Utopia

no one is innocent - utopiaNotons que la première édition d'Utopia nous est servi dans un somptueux digipak. Mais bon, l'emballage ne fait pas le produit, mais là, l'ensemble est impressionnant. Utopia est le meilleur disque français depuis Tostaky !
"Black garden" marque le retour des noone, et cette fois, ils sont encore plus forts, comme pour leur 1er album, ils mettent d'entrée la barre très haut avec un titre très bien construit et qui fout une pêche grave ! "Invisible", superbe, une montée fantastique qui dure plus d'une minute et le reste du morceau qui reste au sommet, putain, ça prend les tripes, c'est magique. "Chile", j'adore. Leur tournée en Amérique du Sud a ramené de nouvelles raisons de s'insurger. Le texte est superbe, le genre de chansons qui donne envie de descendre dans la rue ! " No queda mas que la Utopia ... Republica". "Nomenklatura", les machines montrent leurs dents, Maurice Dantec entre dans la danse. Une association Dantecsque ! "Radio 101", des paroles, des sons et une incitation à la révolte, à la réaction. Dantec et Noone ont les mêmes idées et les font passer...
"Le poison", encore un très grand moment, la bande de Kmar maîtrise tout, impressionnant.
"Women", les guitares s'énervent à nouveau, elles embrassent la cause des femmes et fracassent le pape et la morale catholique criminelle.
"Amère", retour de la mélodie orientale, cette fois-ci plus électrique. Par dessus, le texte est ma-gni-fi-que, histoire de prouver que même si le message est radical, il peut être bien écrit. En plus, les riffs sont ensorcelants
"Autobähn babies", comme un ange qui voudrait devenir monstre, lancinant, lourd de sens, pesant, excellent...
"2 people", riffs acérés, roulements bien placés, samples nickels, Kmar enragé, c'est Noone quoi.
"Ce que nous savons", retour en force de Maurice Dantec, pour un morceau où l'atmosphère est angoissante, "voici l'homme, le destructeur des mondes est arrivé". Et c'est ce que nous savons... Et c'est ce que nous savons...
"Inside", rythme infernal, fantastique.
"Pinecrest solution", un bar, ultime solution pour s'évader de la dire réalité.
"Neuromatrix", le texte de M. Dantec sur un fond sonore de [no one is innocent] fallait y penser, ils l'ont fait. Le résultat est surprenant.
Ce disque est grandiose, fabuleux.
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Oli
Novembre 1999

No One Is Innocent / Chronique LP > [no one is innocent]

no one is innocent"La peau", le titre que tout le monde connaît, titre génial qui réveille le rock français. Ce titre placé au début de l'album rend, pour les auditeurs inattentifs, les autres morceaux un peu ternes. En effet, la furie, du grand canyon au Yémen, ne se retrouve plus de la même façon, ce qui a déçu nombres de fans de La peau. "Genocide", le phrasé rappé des couplets contraste avec le refain asséné à gros coups de guitares. "They learn your love", les quelques notes bien placées valent le long discours, les noone ne produisent pas un rock basique, tant mieux. "Epargne-moi", "le silence qui règne est plus assourdissant". "Henry, serial killer", après une intro intimiste, la machine noone se met en branle, la basse marque le rythme et l'explosion est violente, notamment sur scène... "Rusted faces", calme, je préfère ne rien dire. "Le feu", un hommâge au feu, que les Noone mettent, "and no one, no one, no one". "Ne reste-t-il que la guerre pour tuer le silence ?", la petite mélodie orientale de ce 8ème titre est la grande soeur du 8ème titre de Utopia, "Amère". Variations plus qu'intéressantes sur le même thème. "Another land", on souffle un peu musicalement, mais le discours lui, ne s'essouffle pas, les causes de la guerre et ses atrocités, "just a lovely trip"?. "Beast in the bottle", un titre pas terrible pour les alcoolos... "Nova", du pur Noone de 1994. "Gratitude", cette reprise des Beastie Boys achève l'album, qui dans sa globalité manque peut-être d'homogénéité. "La peau" surclasse ses voisins, et ainsi les dévalorise mais noone démontrera sur la scène la valeur des autres titres.
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Oli
Octobre 1999