Infos sur Nic-U
01/05/08 MAD en vidéo live :
Le concert de MAD au Grillen (Colmar) a été filmé, voici "The beast", ce titre est paru sur Confusion, le split avec Nic-U qui a participé à la composition(...)
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18/04/08 Nic-U offre son nouvel opus :
Nic-U a mis son nouvel album The old legend of black eagles en téléchargement gratuit sur son site officiel .
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05/04/08 Nic-U et Klone en interview :
On interviewe Klone et Nic-U (séparément), si tu as des questions particulières qui sont sans réponse, c'est le moment (de les laisser en commentaire)(...)
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indus Indus

Nic-U

Biographie > nic-u en quelques mots

Nic-U, ambiances intimalistes, entre intimes et minimalistes, sevré à PJ Harvey et Jeff Buckley, pop électro-noisy, teinture indigo d'un Soundgarden ou d'un Sonic Youth épuré, étheré, revisité par des sons purs, opalescent, diffus. Les bricolages éléctro de Nic-U sont une part indissociable du charme de leur son, de leur saveur originale, de leur côté éléctro-rock minimaliste.
En 2005, le groupe resort de l'ombre avec un album éponyme distribué confidentiellement aux amateurs de grand art, en mars 2006, Mono Emotional Records s'empare de la bête, en change la peau et la distribue partout en France sous le nom de Don't disturb the beast, l'emballage a moins de cachet mais musicalement, c'est toujours aussi magique et magistral.
Le groupe travaille en 2006 sur un projet plus complexe qu'un simple split CD, c'est Confusion puis livre fin 2007 une suite à Don't disturb the beast avec The old legend of black eagles.
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Pooly
Août 2002
mis à jour Mars 2008

Interview : Nic-U, Nic-terview (avril 2008)

Nic-U / Chronique LP > The old legend of black eagles

Nic-U : The old legend of black eagles Après un gigantesque Don't disturb the beast et la sublime incartade Confusion, Nic-U nous revient avec un album tout à fait dans la lignée du précédent et à des années lumières des autres (ex-)groupes auxquels ils participent (Hollow Corp., Skull, M.A.D....). L'artwork (toujours aussi soigné avec une importance donnée aux matières qui le supportent) mais également la version 2007 de "Obsessions in a red spiral" font le lien avec un album déjà vieux de trois ans (ça passe vite !) et passé relativement inaperçu malgré le talent monstre que le groupe avait démontré... Et je crains fort que The old legend of black eagles ne subisse le même sort, les ambiances sombres construites par l'électro-folk des Alsaciens ne risquent pas de mettre le feu dans les playlist radios ou de squatter les colonnes des canards spécialisés vu qu'ils sont en voie de disparition et cherchent donc d'abord à vendre pour survivre... Tu sais donc ce qu'il te reste à faire, toi qui vient de lire (par hasard ?) ces lignes, foncer sur NicU666 et écouter leurs titres pour peut-être succomber sous les lancinants coups de butoir de 10 titres où les petits sons bidouillés viennent parasiter des nappes de riffs crépusculaires. A l'écoute de la musique comme des paroles (Let you go where black eagles die is all I can do now...), l'espoir semble avoir disparu chez Nic-U qui nous en persuade au corps à corps grâce à ses rythmes ("Binary antidote") et en convainc notre âme via des complaintes (l'ensemble "Microlax" / "Seul"). Au milieu des bidouillages ("Death/Sex") et de compos pop-folk-rock post-industrielles ("Inaudible sounds", "Dancing shadow") surgit le titre phare de l'opus, chanté en français, il alerte l'esprit et illumine The old legend of black eagles, "La hache" est le coeur de l'opus, c'est elle qui a découpé les arbres de la pochette, c'est elle qui unit le groupe, c'est grâce à elle que Nic-U avance et le son qu'elle offre est plus délicat que celui d'une tronçonneuse.
Nic-U continue donc de tracer sa route, les suivent qui veulent à condition d'être armé pour faire face à l'obscurité.
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Oli
Mars 2008

Nic-U / Chronique Split > Confusion

Nic-U vs M.A.D. : Confusion.jpgAprés avoir partagé un maxi avec Skull, Nic-U remet le couvert avec M.A.D. (qui est un des prolongements de Skull) mais ce Confusion est bien plus qu'un split CD. Les deux entités ne font pas que mélanger leurs titres, elles ont également fusionné le temps de "The beast", titre fort logiquement placé au centre de l'EP. Ce split, c'est aussi plus qu'un mariage musical, c'est un ménage à trois avec l'artiste Orlinda Lavergne qui est responsable des artworks, l'objet CD n'allant pas sans son contenant et son livret.
La plupart des titres étant écrits pour ce projet (seul "Behind the window" est déjà écoutable sur Don't disturb the beast), Nic-U et M.A.D. ont pensé leurs compos avec à l'esprit l'idée qu'elles devaient se lier à celles de l'autre, comme c'est très réussi, Confusion (ce titre n'est pas innocent, pris dans les textes de "Evil eyes (Devil's child)", Confusion, intrusion, il est aussi à prendre au premier degré) ressemble davantage à un projet commun qu'à un split cd, l'idée (un peu folle ?) de départ a donc abouti à un album homogène de grande classe.
Musicalement, l'ensemble est donc assez proche des ambiances de Don't disturb the beast, ceux qui ont succombé aux sombres délices de Nic-U devraient être amateurs de ceux de Confusion, on y retrouve les mêmes ingrédients, et même un peu plus... Ces plus, c'est essentiellement M.A.D. qui les apporte, ce sont des touches électro qui virent à l'indus quand elles côtoient les musiciens de Nic-U pour un "The beast" approchant le Mechanical animals de Marilyn Manson. Laissés seuls, les M.A.D. envoient ensuite un gros "The end of the world continue" avec une superbe intro acoustique, un break angoissant, des voix trafiquées et de la guitare en solo à foison ! "Let go with the sea" calme tout le monde, si le côté dark reste de mise, le tempo se ralentit considérablement et prépare le terrain pour l'instrumental final "Land of sorrow". S'il commence doucement, la rythmique et les samples donnent rapidement dans l'angoissant et aprés une petite électronique, toute la machine se remet en branle pour nous aculer puis nous abandonner avec notre peur et ce tic-tac, tic-tac, tic-tac... Ce qui nous sauve, c'est le tic-tac de "Desire & fantasy" qui relance la galette...
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Oli
Août 2006

Nic-U / Chronique LP > Don't disturb the beast

nic-u (lp 2005)Si c'est Dark Vador qui tient le haut de l'affiche au cinéma, chez Nic-U c'est la dark pop qui prévaut : ambiances troublantes et glauques, rythmes décomposés, samples noircis à la bougie, n'ayez pas peur, bienvenue dans l'album de Nic-U... La visite de leur monde médiévalo-futuro-fantastique dure 3/4 d'heure et mieux vaut laisser les lumières allumées pour garder son sang-froid... Le premier contact est visuel : pochette de la bète (du Gevaudan ?) et jolie typo, le deuxième contact est digital : magnifique papier carton qui se déplie, le troisième contact est olfactif : ledit papier dégage une vielle odeur d'harmonie, le quatrième et dernier contact est auditif : c'est celui qui nous intéresse le plus et il est au niveau des trois premiers : impressionnant de maîtrise, de délicatesse et de profondeur. Nic-U propose une musique trés touchante, trés personnelle, y rester insensible semble impossible... Assez proche de la pop noire US (encore Lou Reed pour le ton), les Colmariens mélangent français et anglais avec bonheur et arrivent à nous accrocher dés "Obsessions in a red spiral", le minimalisme de leur premier EP Nic-U fait place à une richesse de détails qui amplissent l'atmosphère et mettent en relief le soin apporté aux compositions. Quelques secondes de "Lumière" (un intermède qui se replace tous les 2-3 titres) avec la sublime voix d'Aurélie Jung (Bulle, participations à MP) et à nouveau la pénombre et ses échos, ses notes sourdes nous entoure... Les rythmes machinaux tissent une toile électrisante qui vient se coller à notre peau, désagréable sensation de malaise, les coups se font plus dur ("Narcisse"), les guitares restent à l'arrière-plan, attendant le moment opportun pour bondir. Ce moment, c'est "Instincts", elles sortent de leur planque et leurs riffs lourds et rouillés nous érodent, les aigus croisent le fer avec les graves... L'intro de "Waves and smoke" marie des samples à la Pink Floyd (période The Wall) à une ligne de basse qui ne déparaillerait pas sur le With teeth de Nine Inch Nails, la suite ressemble à Nic-U : mélodies noires, trafiquées, pénétrantes... La dernière grosse pièce de ce puzzle est "Dreams", des percus, des grouillements électro, jamais nous ne serons tranquilles...
Nic-U réalise un album hors norme de toute beauté, mais une beauté noire, sombre et inquiétante, à ne pas laisser entre toutes les mains...
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Oli
Juin 2005

Nic-U / Chronique EP > Skull vs Nic-U

skull vs nic-u splitMusicalement, Skull et Nic-U n'ont pas grand chose en commun et pourtant derrière les futs, on trouve le même batteur. Nic-U n'était au départ qu'un projet parallèle, la démo ayant reçu un accueil favorable des critiques, l'expérience a poursuivi son cours et il y a quelques semaines, on a reçu l'advance CD de leur prochaine galette, grâce à ces quelques titres, on peut dire que Nic-U sortira un des meilleurs CDs indés de 2004, mais nous n'y sommes pas encore... Pour nous faire patienter sort ce split CD Skull vs Nic-U qui établit le lien clairement entre les deux groupes pour ceux qui l'ignorait. Deux titres pour chacun des groupes, quatre au total donc avec une alternance pour aérer le split. "Obsession in a red spiral" de Nic-U ouvre les débats, noisy, pop rock, électro, chant en français derrière les effets, rythmes électronisant, la basse et les notes de guitare maintiennent la tension, le chant passe à l'anglais, puis tout s'appaise, la spirale rouge nous a embarqué dans sa descente infernale, excellentissime. Pas évident pour Skull d'enchainer, ils ont donc mis "Purify (both of madness)" en piste 2, la longue intro instrumentale permet de faire la transition vers leur métal lourd et sombre. Harmoniques artificielles, chant Coal Chamberien, le style change mais la tension reste, pesant et oppressant le titre respire sur quelques breaks avant de repartir de plus belle, le riff se meurt et laisse la place à "Illusions (the strenght of symbols)". La guitare rock et enjouée de Nic-U nous change d'air, les rêves de Lou Reed sous exta doivent ressembler à ces illusions troublantes. Vivement l'album... Le split se termine (déjà) avec "6 human puppets" qui s'annonce de lui-même, on retrouve le Skull plus grungy qu'on connaissait, les guitares sont toujours métal mais quelques parties du chant sont plus "rock", le tout reste à ranger du côté obscur de Skull qui lui aussi sortira un album cette album. 2003 se termine avec de beaux espoirs pour 2004...
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Oli
Décembre 2003

Nic-U / Chronique EP > EP Nic-u

nic-uAlors que certains groupes produisent une démo de 10 titres, d'un ensemble qui sonne creux, Nic-U et sa démo sort du lot. 6 titres au compteur, dont deux reprises et une intro presque plus intro... L'alchimie, la fusion épurée de Nic-U charme, surprend, entre ces accents éléctro et sa saveur minimaliste, Nic-U glace le temps, chauffe l'espace, pétri un son à la limite expérimental.
"Introend", où l'intro qui n'en est pas une, tintements de cloche éléctronique, gouttes de pluies numériques, beat mécanique, sons binarisés, l'ambiance se remplie de tensions éléctro-statiques, beat organique, déroulement harmonique, un croisement hybrique entre The Gathering, époque How to measure a Planet ?, et un NIN qui descend une spirale lentement. La ritournelle éléctronique reprend plus insistante, le grain saturé de la guitare se fait pressant, oppressant, une voix chaude et froide en même temps s'impose doucement, subtilement dans ce mélange éléctro-noisy qui prend forme doucement, la guitare devient plus consistante, plus élaborée, lente et melancolique, sombre et léger à la fois, en symbiose avec la philosophie sonique de Nic-U, un "Darkest eyes" mystifiant. Une reprise de Jeff Buckley et l'occasion pour Nic-U de passer a sa moulinette éléctro-minimaliste l'angelique "Nightmares by the sea", ajouts éléctroniques, sussurement salins, écume éléctrique, complaintes de sirènes, la magie est a l'oeuvre. Batterie ouvrant seule, une ambiance un peu brumeuse, un rythme chaloupé, tressautement dans les graves, la légère saturation sur la voix est étrange, repoussante au début, un peu décalée, démodée, puis l'attraction commence lentement, doucement, indéniablement, entre Soundgarden et Alice In Chains, le tout ondulant sur un noyau éléctronique, oscillant, combattant autistique, oeuvrant à l'aveugle dans cette atmosphere surranée qui bruisse sur "Hresh ga". Après une reprise un peu trop conforme de "Beautiful feelings" de PJ Harvey, "Dream" reprend cette calligraphie monochrome teintée d'éléctrons, cet amalgame synthétique, éléctroniques anecdotiques, qui construit la saveur numérique de Nic-U...
Quand l'essentiel est dit, pourquoi vouloir en dire trop... Nic-U et son éléctro-rock minimaliste l'a bien compris. A suivre...
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Pooly
Août 2002