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Nadja / Discographie > Nadja surfe
Duo ambient/indus/drone/sludge expérimental, Nadja a vu le jour en 2003 sous l'impulsion d'Aidan Baker musicien touche à tout à la discographie imposante. Guitariste, chanteur, batteur, claviériste, batteur, le canadien lance à la base Nadja comme un projet solo avant de s'associer à la bassiste/vocaliste Leah Buckareff et de débuter ce duo particulièrement prolifique en terme de discographie et de collaborations aussi diverses que variées. En terme de chiffres, le groupe c'est pas moins de 11 albums studio enregistrés en six ans, deux albums live, cinq EP's et 7 splits notamment partagés avec Atavist et Fear Falls Burning. Alors que le duo, déjà riche d'une discographie particulièrement fournie, n'en finit plus d'amasser les enregistrements, Nadja voit entre 2007 et 2008, pas moins de quatre de ses albums (Touched, Corrasion, Bliss torn from emptiness et Skin turns to glass) faire l'objet de rééditions via Alien8 Recordings (Keiji Haino, Merzbow) ou The End Records (J2)...
* Split w/Moss (2003) [Split]
* Touched (2003)
* Skin turns to glass (2003)
* Corrasion (2003)
* I have tasted the fire inside your mouth (2004) [EP]
* Bodycage (2005)
* Absorption w/ Methadrone (2005) [Split]
* Bliss torn from emptiness (2005)
* Truth becomes death (2005)
* We have departed the circle blissfully w/ Fear Falls Burning (2006) [Split]]
* Trembled (live, 2006)
* Thaumogenesis (2007)
* 12012291920/1414101 w/ Atavist (2007)
* Radiance of shadows (2007)
* Thaumoradiance (live, 2007)
* Split w/ Fear Falls Burning (2007) [Split]
* Base fluid (2007) [EP]
* Live collaboration with Deathshock (2007)
* Guilted by the sun (2007) [EP]
* Long dark twenties (2008) [EP]
* Trinity (2008) [EP]
* Christ send light w/ Black Boned Angel (2008)
* Desire in uneasiness (2008)
* Split w/ Atavist (2008)
* The bungled & the botched (2008)
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Nadja / Chronique LP > Skin turns to glass
A chaque trimestre ou presque son nouveau disque de Nadja et avec le retard accumulé, on aligne les chroniques du duo canadiens afin de se maintenir à jour et de garder le rythme. Surtout qu'en plus des nouvelles réalisations, Aidan et Leah en ont profité pour réenregistrer et rééditer certains de leurs premiers opus (il faut s'accrocher pour les suivre...). Ici c'est Skin turns to glass, paru à l'origine en 2003 et réédité cette année par The End Records (J2, Mindless Self Indulgence, Stolen Babies), qui vient se rajouter à l'interminable liste de disques signés par les canadiens (une douzaine en cinq ans...) qu'il nous reste encore à décrypter. Murs de saturation défiant la gravité, nappes ambiantes planant sans fin au-dessus d'un canyon musical aux profondeurs insondables, "Sandskin" nous plonge en quelques secondes dans l'univers musical si particulier et aisément reconnaissable de Nadja.
C'est d'une lourdeur monumentale, ça s'enfonce dans les graves et ce ne sont pas les quelques rares éclairs de lumières savamment disséminés qui vont entamer le propos du duo. "Skins turns to glass" puis "Slow loss" poursuivent l'oeuvre du duo, qui défie les éléments sans jamais se retourner derrière lui pour jeter un oeil sur les dommages collatéraux. Il y a sans aucun doute possible du Godflesh dans cet album, qui, bien que réédité en 2008, est en réalité l'un des premiers efforts du projet. Ambiance caverneuses, un magma sonore dense et sursaturé qui remontent lentement des profondeurs de l'écorce terrestre, une tectonique des plaques mise en musique avec une maîtrise bluffante. Jouant sur les effets de répétition, abreuvant ses sillons musicaux de lave incandescente, Nadja s'enfonce inexorablement dans la lithosphère, morceaux fleuves, crescendo/décrescendo massifs, la musique des canadiens ondulent à travers les strates sédimentaires et fusionne littéralement avec la roche. Magistral.
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Nadja / Chronique Split > Fear Falls Burning / Nadja
Entités parmi les plus prolifiques de petit monde des musiques expérimentales, Nadja et Fear Falls Burning ont, à l'image d'un Merzbow ou d'un Justin K.Broadrick (ex-Godflesh, Jesu, Final, J2), un rythme de sorties particulièrement élevé et donc compliqué à suivre à moins de ne cibler que cette scène musicale. A raison d'un album, EP ou split par trimestre en moyenne, les canadiens Aidan Baker et Leah Buckareff d'une part, le belge Dirk Serries d'autre part ont grandement contribué au développement d'une scène musicale certes, underground, mais foisonnante. La logique artistique supposant un rapprochement évident, il n'était pas surprenant qu'après une première collaboration en 2006 (We have departed the circle blissfully), les deux entités remettent le couvert près d'un an plus tard (via Conspiracy Records) à l'occasion de ce split éponyme composé de 4 morceaux pour une grosse heure de musique.
Entre le premier (Nadja) qui écrase ses compositions d'une saturation monolithique sans appel et le deuxième (FFB) qui se pose en contre-emploi pour édifier des structures musicales plus atmosphériques, ce split est la synergie évidente entre lourdeur incommensurable et délicatesse subtile. Une oeuvre bicéphale où quand l'un s'enfonce dans les abysses, l'autre lui répond par des envolées lumineuses. De crescendo telluriques et rampants assourdissant l'atmosphère en douces plages de plénitude narcoleptique, le climat musical de cet opus est celui de l'ambivalence entre espoir et résignation (ou l'inverse), constat très actuel d'un monde au bord de la rupture... Mais au-delà de cette simple dualité musicale, Nadja et Fear Falls Burning propose ici une oeuvre en quatre chapitres, du reste sans titre, qui transcendent au passage leurs propres univers artistiques respectifs. Drone électrifié, ambient industriel, doom brumeux, les sous-genres fusionnent, libérant ici une musique à l'aura unique, fruit de l'association quasi naturelle de deux entités musicales antagonistes et paradoxalement complémentaires. Les amateurs du genre devraient apprécier...
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Nadja / Chronique EP > Radiance of shadows
Nadja, une musique expérimentale à la lourdeur abyssale, plongée sensorielle dans les abîmes d'un drone/doom atmosphérique aux parois sonores quasiment infranchissables. Dans l'œil du cyclone, Radiance of shadows se fait l'écho d'un monde où résignation et oppression semblent être les deux seules composantes de base. Enfin, au départ, car au fil des minutes, Nadja ose et allie quelques éléments d'une pop éthérée à son doom léthargique. Il fallait y penser, encore plus, le réussir. Plus qu'un album classique, cet opus doit être considéré comme une œuvre en trois mouvements, aux atmosphères industrielles et au cheminement musical aussi radical qu'impressionnant. Baignant dans une saturation épaisse, l'assourdissant magma métallique délivré par le duo fait naître chez l'auditeur des émotions contradictoires. Un mélange de fascination, d'effroi et d'apaisement qui met tous nos sens en alerte. Aidan Baker et Leah Buckareff dépose entre nos tympans une musique amplitude rare, choc thermique qui vient s'écraser contre nos conduits auditifs, "Now I am become death, the destroyer of worlds" met d'entrée la barre assez haut. Rythmiques obsessionnelles, atmosphère de fin des temps, nappes drones vaporeuses et lames de fonds doomesques et métalliques (Godflesh n'est parfois plus très loin), des mélodies qui lentement se diffusent à travers les volutes de fumée, on pense tour à tour à Jesu, Merzbow et Fear Falls Burning, les deux canadiens semblant compléter ce carré magique explorant une certaine idée des musiques expérimentales à dominante métallique et industrielle. L'expression d'un ressenti que Nadja met de nouveau en exergue sur le bien nommé "I have tasted the fire inside your mouth". Tout ou presque est dans le titre de ce morceau dense et labyrinthique à la fois lumineux et tourmenté. Asphyxiant l'auditeur en saturant l'atmosphère du studio, le groupe fait lentement mais sûrement monter la pression jusqu'au coup de grâce, l'éponyme "Radiance of shadows", troisième et dernière acte d'une symphonie drone/ambient/métallique indus de très haute volée...
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Godflesh : L'une des formations metal indus expérimental phare des 90's...
Fear Falls Burning : Un projet solo drone/indus expérimental qui redéfinit l'adjectif "prolifique"...
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