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Mainstream est un duo assez secret, trafiquage de photos, initiales comme dénomination, tout sur le disque est signé Mainstream et la bio ne nous renseigne pas énormément sur le groupe venu de l'Est. W est ingénieur du son (voire un génie du son) et TK a auparavant officié avec Black Garden ou Y Front... La voix d'Aurélie, délicieuse chanteuse de Bulle se promène d'ici de là et c'est tout ce qu'on sait. Ah non, ils sont signés chez 2nd-Time Record et nous livre leur album V 1.0 au printemps 2002, une bombe, et comme bien souvent, on en saura plus sur ces poseurs de bombe bien longtemps après. Patientons donc.

Mainstream / Chronique LP > V 1.0

mainstream v 1.0 N'allons pas par quatre chemins, cet album est une énorme tuerie sonore et sonique ! Si le premiers titre reprend des choses déjà vus dans le monde industriel (merci Ministry et Nine Inch Nails) à savoir petits couplets travaillés bien bidouillés (le son est incroyablement puissant et léger !), refrains guitarisés alourdis et puissants, ambiances malsaines, voix trafiquées... le deuxième (titre) est un instrumental de toute beauté qui lance admirablement le premier gros choc de l'album, "Thriller" (rien à voir avec Michael Jackson). Gros travail sur les rythmes sur tout ce qu'on appellera l'intro et tout d'un coup, ça s'emballe, la machine à sons se met en route et les sonorités s'additionnent, emplissent l'air, le densifient, le saturent, nous entraînent, nous font bouger, et on retombe au point de départ, une spirale sonore et vocale digne d'Al Jourgensen nous rembarque, le voyage n'est pas terminé... La tension monte, les sons se scrashent et la brusque transition avec "m.b.m." ne fait que plus mal, comme si la sortie du cauchemar nous révélait que c'était un rêve. Les échos de la voix d'Aurélie viennent troubler le titre, toujours aussi diaboliquement rythmé. Les Collapse et autres Sin vont trouver en Mainstream un nouveau compagnon de jeu... Ensuite, c'est relativement "calme", plus trip hopisant, plus relaxant jusque "Shadows". Des voix samplées sur un rythme très binaire et des accords distordus, quelques nappes de synthé qui se dissipent, une grosse basse résonne et tout s'accélère, les sons deviennent plus clairs, et c'est sur un rythme très dansant que s'enchaîne "Last work", une balle rebondissante lâchée dans une verrerie qui finit par attérir sur "Roger story", l'autre titre titanesque d'un album génial. Les guitares reprennent l'agression des tympans, les loops s'affolent et la grande danse électronique peut commencer, une voix bizarroîde nous invite à la suivre, timide, on refuse l'offre mais les riffs suivants nous lancent dans la ronde qu'on le veuille ou non, notre mental est attaqué, le physique ne répond plus .... Les leçons apprises chez Ministry sont bien retenues et elles nous explosent à la tête avec des cuivres dissonants. Et enfin, la paix, le calme est retrouvé. Mais ... mais si on relançait la machine ? j'aimerais tellement réussir à la dompter...